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tention sur la formation de l’asparagine dans de telles germinations.
L'asparagine que nous considérons spécialement ici apparaît d’ailleurs comme allant en augmentant alors que les autres acides aminés disparaissent au contraire; c’est ainsi que dans le Pois on trouve, au bout d’une semaine de germination, une grande quantité de leucine et pas trace d’asparagine, alors que c’est le contraire au bout de trois semaines; nous avons déjà expliqué le fait par la formation d'ammoniaque à partir d’une molécule d’acide aminé proprement dit et l’amidation d’une autre molécule qui aboutirait ainsi, par un processus dosyialon à la formation d'asparagine.
Il n’est pas sans intérêt de signaler le fait que les transformations que subissent les substances protéiques au cours de la germination d'une graine sont très différentes de ce qu'on observe quand on traite celles-ci par les acides étendus ; on peut facilement comparer les deux phénomènes grâce aux deux diagrammes représentés par les figures 29 et 30, empruntés à Prianicanikov. Le premier (fig. 29) se rap-
porte aux transformations des matières protéiques
pendant la germination de Vicia saliva; on voit que les courbes représentant à chaque instant la teneur en azole protéique d’une part, en azote aminé et amidé et en azote de l’asparagine d'autre part sont des courbes sensiblement inverses ; l’asparagine croît en particulier d’une manière très régulière ; les peptones n'apparaissent qu’en très petite quantité et ne subissent pas de variation appréciable.
Sous l’action de l'acide sulfurique à 4 p. 100 à
l'ébullition (fig. 30), la légumine est très rapidement hydrolysée ; il se forme une grande quantité de produits intermédiaires non cristallisables, les peptones ; on voit d'autre part se produire des acides aminés en même temps que des bases azotées et de l’ammoniaque ;, mais, et c’est le point capital, il n'apparaît pas trace d’asparagine et l'absence de ce corps ne peut pas s'expliquer par sa destruction sous l’action de l’acide qui réalise l’'hydrolyse, car la quantité d’acide aspar-
tique qui apparaît est sans rapport avec celle de l’as-
paragine qui se forme dans les graines en voie de germination.
On est donc conduit à admettre que dans le phénomène de la germination il se superpose aux travaux d’hydrolyse effectués par les diastases protéolytiques des actions secondaires amenant la formation de nouveaux corps, au nombre desquels l’asparagine attire particulièrement notre attention.
PALLADINE a montré que la dislocation des protéines dans les graines est influencée, qualitativement et quantitativement, par le phénomène respiratoire ; en opérant sur des plantules de Blé, à l'abri de l'oxygène, il a observé que les quantités suivantes de protéines ont été consommées (rapportées à 100 de protéines initiales) :
Durée Protéines consommées 22 heures 1,1 24 TE 3,9 2 jours 15,4 3 — 26,1
alors qu’en présence d'oxygène les quantités de pro-
téines décomposées sont représentées par les nombres
ci-dessous :
24 heures 7,9 ® 2 jours 17,2 3 — 54,3
D'autre part lorsque l’oxygène intervient, il se forme surtout de l’asparagine, alors que la tyrosine et
la leucine apparaissent en quantité insignifiante ; en
l'absence d’oxygène c’est l'inverse qui se produit et les acides aminés simples qui se constituent alors doivent être considérés comme les premiers produits de l’'hydrolyse des protéines, l’asparagine apparaissant au contraire, comme nous avons déjà été amenés à le
reconnaître, comme un produit secondaire, résultant d’une transformation des acides aminés.
Ces résultats sont tout à fait de même ordre que
ceux que nous avons signalés pour les Champignons.
Les expériences de PALLADINE éclairent l’origine de l’asparagine dans les graines en voie de germination ; il s'agirait d’une substance dérivant par un processus d'oxydation des acides aminés qui se forment par hydrolyse des matières protéiques; une molécule
d’asparagine résulterait de deux molécules d'acides
aminés; l’une de ces molécules se dégraderait par oxydation jusqu’à la formation d'ammoniaque, l’autre aboutirait à la formation d’acide aspartique qui, en présence de l’ammoniaque, donnerait de l’aspartate
d’ammonium, puis de l’asparagine. La formation de
l’asparagine serait donc comparable à celle de l’urée
chez les animaux, substance dérivant du carbonate
d’ammonium, qui lui-même résulte d’une oxydation des acides aminés ; la grande différence entre Les deux
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DIGESTION DES SUBSTANCES PROTÉIQUES Lyari
sortes d'êtres vivants est que chez les animaux l’urée est définitivement perdue pour l'organisme, alors que chez les plantes l'asparagine peut être reprise par une
nouvelle synthèse des substances protéiques.
Ce ne sont pas d’ailleurs que les substances protéiques de réserve qui sont ainsi susceptibles d’être digérées dans la plante ; il en est de même des protéines dites formatives; c’est ainsi que dans les plantules germant à l'obscurité on voit apparaître des bases xanthiques, de l’adénine, de la guanine, de la xanthine, de l'hypoxanthine, dérivant des acides nucléiques. On a constaté (KARPETOFF et SOBASCHNIKOFF) que dans la première période de germination la quantité des nucléoprotéides augmente, bien que la quantité totale de protéines diminue; ce n’est qu'’ensuite que se produit une dislocation des protéines difficilement digestibles.
ZaAxeskr, qui a étudié le sort des nucléoprotéides pendant l'inanition de la plante, est arrivé à conclure
que ces substances ne subissent une transformation
profonde que dans les cellules mortes.
On peut suivre la transformation des nucléoprotéides par la production de phosphore inorganique (Ewaxorr) ; on observe, par exemple, les quantités suivantes des différentes formes de phosphore dans les graines de Fève germant à l'obscurité :
0/0 DE P TOTAL Plantules de PR. 0. Re à Graine 5 jours 20 jours
PARTIR ETAT ES NS ER NE DT, 48,1 80,2 Prde fecthhines 2.027 7, 11,0 ee 6,6 PETéADrOLÉIUeS +: 52,5 os 13,7 P de phosphates organiques. 25,7 9,8 Byx
| 178 . CYCLE DE L'AZOTE On voit qu’au bout de vingt jours la majeure partie du phosphore se trouve à l’état de phosphore minéral, __ Zauesxi1 a obtenu des résultats analogues, mais il a . montré de plus que dans les nouveaux organes de la plantule le phosphore protéique se trouve augmenter : très sensiblement, par suite de phénomènes de synthèse consécutifs à ceux de la digestion ; on a pour les . organes de nouvelle formation chez la Fève les quantités suivantes d’azote et de phosphore protéiques :