‹ Nystagmus et MyoclonieChapitre 34 sur 41 · PER, SN · texte numérisé non relu

PER, SN

Les réflexes patellaires sont plus sensibles, pas de clonus du pied. Etat psychologique sans changement.

Morte en 1889 à la suite de broncho-pneumonie, à l’âge de 29 ans.

Ce que nous voyons chez cette malade est à peu près identique dans un autre de nos cas personnel (observation VI). Le nystagmus est presque toujours apparu chez les malades à généralisation des secousses à une époque où la myoclonie est très généralisée et où le type supérieur existe en son entier. La marche dans le cas précédent a d’abord été troublée, les mains, puis le cou, la face, la langue, enfin, le nystagmus est apparue.

Ces lois d'apparition du nystagmus était reconnues constantes : qu'en doit-on conclure ?

Evidemment que myoclonie et nystagmus sont de même nature et n'existent pas comme simple phénomène coexistant par par effet de hasard.

D'ailleurs cette nature est bien identique, l’hérédité d'un nystagmique peut provenir d’un père, d’une mère myoclonique ou inversement : les exemples donnés ne sont pas rares. Dans une même famille nystagmus et myoclonie peuvent alterner isolés ou associés chez les frères et les sœurs. Notre observation de la famille Burb... (Obs. IT)en est un exemple frappant, les exemples fournis par les observations de

MM. Lenoble et Aubineau sont fréquents.

PT es

Myoclonie et nystagmus ne sont donc qu'une même maladie familiale, or, comme l’a dit Charcot, les maladies familiales sont celles qui frappent sans changer de forme, plusieurs enfants d’une même génération.

Le nystagmus n’est donc dû qu’à des secousses des muscles extrinsèques de l’œil, secousses de nature myoclonique.

Comme toutes les secousses myocloniques, le nystagmus s'accompagne d’exagération des réflexes même lorsque ces secousses ne se localisent qu'aux muscles des yeux.

Comme toutes les myoclonies, le nystagmus, maladie de dégénérescence, peut s'accompagner d’autres stigmates de dégénérescence, d’autres symptômes rappelant la maladie qui à causé cet état de dégénérescence, entre autres des symptômes de syphilis héréditaire, comme les maladies oculaires que l’on a invoquées parfois comme cause de ce nystagmus, et dont nous avons indiqué l'origine précédemment.

Nous ne pouvons accepter dès lors les conclusions de MM. Lenoble et Aubineau qui, font une nouvelle entité morbide du nystagmus-myoclonie ; nous ne devons considérer le nystagmus que comme symptôme de myoclonie et faire tout au plus de cette forme une variété clinique qui ne se distingue guère des myoclo-

nies partielles ou localisées.

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