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dans les muscles du mollet et de la partie postérieure de la cuisse pouvant s'étendre même aux muscles du tronc et des bras et le paramyoclonus multiplex qui, comme le fait observer si justement Schultze, passe inaperçu chez un malade habillé.
Dans le troisième groupe, nous placerons toutes les secousses convulsives aboutissant à la production d’un mouvement coordonné, telle la chorée électrique de Bergeron, tel le tic non douloureux de la face.
Enfin, dans une dernière série, les secousses convulsives aboutissant ou non à la production d'un mouvement coordonné et accompagnées de troubles psychiques ou de névroses : la maladie des tics, la myoclonie-épilepsie.
Peut-être pourrait-on même rattacher à ce groupe, à la suite de la myoclonie-épilepsie, la maladie connue sous le nom de tic de Salaam ?
On sait que l’on désigne sous le nom de tic de Salaam ou de spasmus nutans, des secousses convulsives qui se rencontrent presque exclusivement dans la première enfance et qui provoquent un mouvement d’inclinaison antéro-postérieure de la tête, se montrant par série de 20 à 25 par minute. Ces sortes d'accès se répètent plusieurs fois par jour, même plusieurs fois par heure.
Parfois la tête seule prend part au mouvement, le
salut est dù à la contraction simultanée des deux
musclessterno-cleido mastoïdien ; parfois un seulsternomastoïdien se contracte et le salut devient oblique. À côté de cette convulsion unilatérale, Steiner décrit encore sous le nom de salutation convulsive une contraction simultanée du sterno-mastoïdien et du trapèze du même côté se produisant par saccades. Enfin, on peut noter, suraJoutés, des mouvements d’élévation des épaules, ou un mouvement d'un bras, ou du bras et de la jambe d’un même côté, du clignotement des paupières, des mouvements anormaux de la face.
Bon nombre de ces petits malades présentent des phénomènes épileptiques et tôt ou tard des attaques d’épilepsie vulgaire, c'est pourquoi Féré, Gautier, Descroizilles, en ont fait une variété d’épilepsie.
Nous croyons avec plus de raison, vu la forme des contractions, qu'on doit en faire une variété de myoclonie. À la suite de Fisher qui placait le tic de Salaam dans la catégorie des speudo-chorées comme la chorée électrique, ce ne serait qu'une variété de myoclonie partielle très proche parente du cas présenté par MM. G. Ballet et Paul Bloch à la Société de Neurologie du 2 juillet 1905, en faisant remarquer la fréquence relative des observations où les secousses myocloniques précèdent ou accompagnent l'épilepsie. La malade, âgée de 17 ans, avait été atteinte depuis quelques
années de secousses myocloniques des membres supé-
rieurset inférieurs se produisant la matinée ou la nuït, lorsque la jeune fille se levait pour uriner; elle fut atteinte ensuite de crises épileptiques.
D'ailleurs remarquons que la classification précédente est toute schématique.
On peut trouver tous les exemples de transition et même chez une même personne la réunion de ces divers types. L'observation de Farges (d'Angers) en est un bon exemple.
Elle concerne une femme de vingt ans présentant de l’asymétrie faciale, une voute palatine ogivale, un léger strabisme de l’œil droit, des mouvements de
chorée électrique aux zygomatiques, à l’élevateur de
l’aile du nez, au frontal et aux membres thoraciques et de la chorée fibrillaire type Morvan au membre inférieur droit. Cette chorée fibrillaire fit place huit jours après à des mouvements nettement myocloniques.
Enfin en terminant ce court exposé nous tenons à insister sur ce fait que, comme l'on fait remarquer Murri, Lebovici et le professeur Raymond dans ses cliniques, tous les états myocloniques ont pour caractère d'être l'expression d'une même lare nevropathique : qu'ils sont liés à un étal de dégénérescence.
Le plus souvent cet état peut être un legs de l’hérédité : être familial comme dans l'observation d'Un-
verricht où sur dix enfants cinq étaient atteints, dans
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un autre du même auteur où trois frères étaient atteints et comme dans les nombreux cas que citent Weiss, Bresler, Massarro, R. Gucci, d'Alloco ; ou héréditaire et la maladie se transmettre identique de génération en génération, ainsi que le prouve l’observation d'Ewald où trois générations successives furent frappées de cette affection.
Beaucoup plus rarement l’état de dégénérescence provoquant l’éclosion des phénomènes myocloniques est acquis, ainsi que le professeur Raymond le signale chez un alcoolique et dans différentes observations
relatées dans ses cliniques.