‹ Nystagmus et MyoclonieChapitre 8 sur 41 · FI TE · texte numérisé non relu

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injections d’eau froide, cathéterisme de la trompe, tentative d'extraction ou de mobilisation des polypes auriculaires), dans les otites moyennes aiguës suppurées, surtout dans les affections de l'oreille interne, spécialement des canaux semi-cireulaires et dans la maladie de Ménière. C’est celui qui se rencontre également dans les phlébites des sinus consécutives aux suppurations otiques. Enfin c’est celui qui peut être provoqué par un son, déterminé même par une note de musique comme dans les cas d’Urbantschitsch et de Burkner.

Ce nystagmus devient même un procédé constant de recherche spéciale pour constater les lésions de l'oreille moyenne, comme l'ont établi les recherches de Barany de Vienne, dont les travaux ont été signalés en France et vérifiés par Hautant, par Pietri et Monpetit de Bordeaux, enfin par Halphen et Lombard.

Cest à ce genre de nystagmus que, selon quelques auteurs, on doit rattacher le nystagmus des mineurs (Trombetta, Peters), à moins que ce ne soit une lésion que l’on doive rattacher à notre troisième groupe comme lésion de dégénérescence passagère et acquise par intoxication provoquée par le grisou.

Dans la seconde classe : les nystagmus, symptômes d’une maladie ; celui qu'on rencontre à de rares exceptions près dans la sclérose en plaques, nystagmus

presque toujours horizontal ; celui qui se montre dans

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la majorité des cas de maladie de Friedreich, deux ou trois ans après le début de l'affection ; celui qui est assez fréquent dans la maladie de Little ; celui qu'on constate 10 fois sur 100 cas environ suivant Schæsinger dans la syringomyélie ; celui qui se montre parfois, mais très rarement, dans la maladie de Parkinson. Nous y placerons également celui du syndrome pédonculaire supérieur et celui que l’on remarque parfois dans la méningite aiguë.

Enfin, et suivant ici une classification presque classique, nous placerons dans une troisième classe, les nystagmus dont nous avons l'intention de faire ici l'étude et par abréviation, lorsque nous parlerons de nystagmus, nous aurons en vue uniquement cette catégorie. Classiquement, ces nystagmus, le plus souvent congénitaux, parfois acquis, quelquefois accompagnés d’une lésion oculaire, parfois coexistant avec une vision parfaite, ont été régardés comme effet de ces lésions ou lorsque celles-ci n’existaient pas, expliqués par une hémorragie rétinienne du nouveau-né.

Nous n'envisagerons pas ainsi la question et nous considèrerons ces explications comme tout hypothétiques.

Si le nystagmus apparaît chez les personnes atteintes de rétinite pigmentaire, d’aniridie, de colobomes, d’opacités cornéennes, de cataractes congénitales,

d'hémorragies rétiniennes chez le nouveau-né, chaque

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fois que ces lésions oculaires existent, le nystagmus n'apparait pas fatalement comme conséquence de ces lésions. Bien plus, dans une même famille, nous pouvons voir coexister le nystagmus avec la lésion oculaire chez un frère et chez l’autre frère la même lésion ne produire aucun mouvement nystagmique évident comme dans le cas que cite Ravaud :

Deux frères sont atteints de rétinite pigmentaire. L'un d'eux présente en outre un nystagmus oscillatoire vertical, sans rotation ni déviation latérale. Ce nystagmus date de l’âge de deux ans, alors que la rétinite pigmentaire ne s'était encore manifesté que par l’héméralopie. Les parents étaient consanguins.

Nous verrons dans le cours de ce travail de quelle façon nous devons envisager les rapports de coexistence du nystagmus et des lésions oculaires. Nous n'insisterons ici que sur ce fait à savoir: que le nystagmus est un produit de l’état de dégénérescence.

Mayet de Lyon, Reymond de Toulouse le classent parmi les stigmates de dégénérescence.

De même, le Dr F, Terrien, dans son article sur la valeur séméiologique des nystagmus, paru en 1902, abonde dans le même sens ; pour lui, le nystagmus est avant tout un signe d’hérédité cérébrale et de déchéance nerveuse.

De même A. Guibert, dans sathèse sur la vision chez

les idiots et les imbéciles dit, en parlant du nystagmus

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assez fréquent chez ces derniers, qu'il est dû à une innervation défectueuse, indice certain de dégénérescence. Inutile, ajoute-t-il, de faire remarquer la lourde hérédité dont sont entachés tous les sujets de nos observations.

Enfin, comme tousles stigmates de dégénérescence, le nystagmus peut être héréditaire. Notre travail en

fournira de nombreux cas.

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