inutile et moins A B — 27. obscure ; on A B
de l'idéal, et on en jouit vraiment, parce qu'on croit le rendre utile.
30 L'ordre* des choses idéales est comme un monde nouveau qui n'est point réalisé, mais qui est possi | ble ; le [421] génie humain va y chercher l'idée d'une harmonie selon nos besoins, et rapporte sur la terre des modifications plus heureuses, esquissées d'après ce type surnaturel.
3^ La constante* versatilité de l'homme prouve qu'il est habile à des habitudes contraires. L'on pourrait, en rassemblant des choses effectuées dans des temps et des lieux divers, former un ensemble moins difficile à son cœur que tout ce qui lui a été proposé jusqu'à présent. Voilà
40 ma tâche.
On n'atteint sans ennui le soir de la journée qu'en s'imposant un travail quelconque, fût-il vain du reste. Je m'avancerai vers le soir de la vie, trompé, si je puis, et soutenu par l'espoir d'ajouter à ces moyens qui furent 45 donnés à l'homme. Il faut des illusions à mon cœur trop grand pour n'en être pas avide, et trop faible pour s'en passer.
Puisque le sentiment du bonheur est notre premier besoin, que pourra faire celui qui ne l'attend pas à pré- 50 sent, et qui n'ose pas l'attendre ensuite ? Ne faudra-t-il point qu'il en cherche l'expression dans un œil ami, sur le front de l'être qui est comme lui ^ ? C'est une nécessité qu'il soit avide de la joie de son semblable ; il n'a d'autre
I. O Éternel ! tu es admirable dans l'ordre des mondes ; mais tu es adorable dans le regard expressif de l'homme bon qui rompt le pain qui lui reste dans la main de son frère. Ce sont, je crois, les propres mots de M***. An 2440.