‹ Obéron; poëme hëroïqueChapitre 7 sur 18 · SUR WIELAND. \H · texte numérisé non relu

SUR WIELAND. \H

MuU^attîfwSt séries de tradQctibns destinées à faire connaître des Allemands les chefs-d'œuvre de la poésie , de la philosopfafe et de réloqiience grecques.; ArUtippe 6t guef^rtMfiHif de ses CimtemparainSj espèce de manifeste sur les doctrines et les tendances de Tautenr lui-même; Ménandre et Giyeérion, Craies ei Hipparquep oà, malgré Tàge avancé de Wieland , on retronve la verve et la fraîcheur de sa jeunesse ; Euthanaiia, où, à Toecasion d*un certain Woetzel qui prétendait avoir vu Tespitt de sa femme , le philosophe reproduit avec une vigueur juvénile «M idées quelque peu sceptiques sur la nature- de Tàme ; enfin une eicellente traduction des lettres de Cieéron, commencée en 1806 , continuée jusqu^à sa mort , mais' inachevée.

Dans le cercle brillant que , d€ concert avec 9on fils , la duchesse Amélie ferma progressivement à Weimar, rautenr d'Oft^on, à'Agàihoni'dm Abdéritains, de Musarion, ftat toujours entoofédeshommâliKes dus à son génie , à sa gloire , même à son ≥ on rappelait forer Ifïfland, père Wieland , si le mot français peut rendre ce quel*ailemand implique à la fois de vénération et de familiarité; lorsque Gœthe donna sur le théfttre doéal une première représentation du TassOf il fit remplacer, dans léb jardins de Bclriguardo, les bustes de Virgile et d'Arioste par ceux de Schilter et de Wieland : mais le poète n^en eut pas 'moins à subir an dehors les effets dT-ane réaction qui , de son vivant même, grftce à la marche rapide, en Allemagne, du développement intellectael , éclata contre les idées qu*il avait ooniriboé surtout à répandre et même contre une renommée acquise par tant et de si constants travauic.

Dès 1774 , Gcethe lui-même, qui depuis fut et resta son ami , en donna le premier le signal , dans un opuscule intitulé : Les iHeusSy les Héros ei Wieland, boutade pleine de verve qui produisit une- grande sensation. (Tétait une vive récrimination contre la prétendue irrévérence avec laquelle Wieland avait parlé de Shakspeare, dans les notes de sa traduction, des héros et des dieux de la Grèce, en plusieurs occasions, et contre le costume moderne dont il s'était souvent' permis d'affubler ces derniers. Jbe directeur du Mercure allemand se vengea en homme spirituel et bon : il annonça lui-même la pièce de Gcethe dans son journal , et en fit Téloge. Ce fut Torigine de leur liaison.

Lorsque Técole moderne, romantique, si Ton veut, eut gagné

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