COS (0 — CL
2a cos (6 + a) = 2a — — •
v ; cos (6 — a)
En cul aire
prenant pour axe des abscisses la droite OA et pour axe des ordonnées la perpendià cette droite menée par le point ? l'équation cartésienne des courbes considérées est
(a^ -J- y^) (x cos oc + y sin v) = 2a?/ 2 .
14. Pour déterminer la forme des courbes dont il s'agit, il convient de prendre pour axe des abscisses la droite OX, qui forme avec OA un angle égal à a, et pour axe des ordonnées la perpendiculaire OY à cette droite. On aura de cette manière, en représentant par (X, Y) les coordonnées des points de la courbe, rapportées aux nouveaux axes,
Xcosa — Y sin a, y = X sin a 4- Y cos a, X (X 2 + Y 2 ) = 2a (X sin a + Y eos a) 2 ,
2a X sin a cos a ± X l/ 2aX--X 2 X — 2a cos 2 a
Au moyen de cette équation on peut maintenant déterminer aisément la forme de la cissoïde oblique. Elle passe par le point O et est comprise entre Taxe des ordonnées et une parallèle à cet axe, menée par le point (2a, 0). Les parallèles à Taxe des ordonnées qui passent par les points de l'axe des abscisses compris entre l'origine des coordonnées et le point (2a, 0) 7 coupent la courbe en deux points placés à distance finie. La droite BM, définie par l'équation X = 2a cos 2 a, en est une asymptote et la coupe encore au point B, dont l'ordonnée EB est donnée par la formule
^ a cos a cos 2 a
LJd = ~ . ■•
sin a
et, par conséquent, ou
La droite DCi, qui limite la bande où la courbe est comprise, est tangente à cette courbe au point Ci, dont l'ordonnée est égale à 2a cot a.
En posant Y = 0, on voit que les points O et F, où la courbe coupe Taxe des abscisses, ont pour abscisses X = et X = OF = 2a sin 2 a. Il est facile de voir qu'au point O on a Y ; = — tanga; donc, l'origine des coordonnées en est un point de rebroussement, et la droite OA en est la tangente en ce point. Le point F satisfait à la condition OF + OE = 2a, qui donne OF = ED.
La formule (1) montre aussi qui l'hyperbole dont l'équation est
(2) Y^/fVx, v X— 2acos^a 7
laquelle a la même asymptote que la courbe considérée, coupe par le milieu toutes les cordes parallèles à la même asymptote. Cette hyperbole passe par le point de rebroussement de la cissoïde et par le point Ci.
15. La sous-normale polaire de la cissoïde oblique au point P a pour expression (fig. 2)
n ~~W~~~~dT~"~ de ?
et, par conséquent, est égale à la différence entre la sous-normale de la droite AM et la sousnormale du cercle, aux points M et N correspondants. Donc la méthode employée dans le n.° 4 pour mener la normale à la cissoïde droite est aussi applicable à la cissoïde oblique.
La méthode de Long champs pour mener les tangentes à la cissoïde droite, exposée au n.° 5, est aussi applicable à la cissoïde oblique, et même à une classe plus générale de cubiques, comme on le verra bientôt.
16. La cissoïde est une courbe unicursale. En posant, en effet, x = ty dans l'équation de cette courbe trouvée au n.° 13, il vient
2 ai 2a
w (sin a-j-t cos a) (1 + t" 2 ) ' ^ (sin a -j- t cos a) (1 + ^) On voit au moyen de ces équations que la droite dont l'équation est
ux -\-vy=l
coupe la courbe en trois points dans lesquels t acquiert les valeurs £i, h et £3, déterminées par l'équation
(A) £ 3 cos a + £ 2 sin a — (2au — cos a) t-\- sin a — 2av = 0,
lesquelles satisfont à la condition
(2) ti + h+h= — tang a.
En particulier, si la droite est parallèle à l'asymptote réelle, on a t\ = — tang#, et, par conséquent, h -\~h = 0; et, si la droite coïncide avec cette asymptote, on a aussi t% = — tang a, et par suite h = tang a.
On voit de même que le cercle dont l'équation est
x % + f- 2hx— 2ky+l = 0,
coupe la cissoïde en quatre points déterminés par des valeurs de t qui satisfont à cette autre condition :
(3) tl + ti + + tl = — 2 tang oc.
Les relations (2) et (3) furent trouvées par M. Balitrand (Nouvelles Annales de Mathématiques, 1893, p. 448), qui en a déduit quelques propriétés de la cissoïde et les solutions de quelques questions relatives à cette courbe, dont nous mentionnerons les suivantes:
1. ° En posant en (2) t.{ = U — /s, on voit que la courbe a un point d'inflexion et que la valeur de t en ce point est donnée par l'égalité
t = — tang a.
Les coordonnées du point d'inflexion sont donc
lia
sin a (9 + tang 2 a)
2. ° En posant en (3) tl~t^ — t^ = tl^ on voit qu'il existe un point de la cissoïde où le cercle oscillateur a avec la courbe un contact du troisième ordre et que la valeur correspondante de t est donnée par l'équation
t = — ~ tans; a.
Les coordonnées de ce point sont
8a 16a cos a (4 + tang 2 a) ? ^ sin a (4 -f- tang 2 a)