‹ Obsèques de ... Jules Quicherat, 10 avril 1882Chapitre 5 sur 43 · Journal général de France, FeuUleton du 22 décembre · texte numérisé non relu

Journal général de France, FeuUleton du 22 décembre

dont il y parle du caractère de Louis XI, de celui de Charles le Téméraire, de l'entrevue de Péronne, montre que les idées générales qu'il s'était alors formées sur cette époque n'ont subi depuis que peu de modifications. En 1840, il expliquait comment avait été composée la Chronique de Louis XP; en 1841, il rendait à l'histoire des règnes de Charles VIII et de Louis XI, attribuée jusqu'alors à un certain Amelgard, le nom de son véritable auteur, Thomas Basin, évêque de Lisieux'; en 1843, il publiait les Lettres^ documents et mémoires relatifs à la guerre du Bien public^; en 1848, il retrouvait et étudiait les œuvres, pleines de sel gaulois et d'une inspiration voisine de celle de ViUon, d'un poète oublié du temps de Louis XI et de Charles VIII^ qu'il publia plus tard^ ; en 1855, il éditait les œuvres historiques qu'il avait rendues à Thomas Basin^, et, la même année, il étudiait et publiait par extraits un manuscrit interpolé de la Chronique scandaleuse'^. Ce sont les dernières publications relatives à cette époque qu'il ait données au public, mais il ne cessa jamais de recueillir des documents sur Louis XL II fut, à la Société de l'Histoire de France, l'un des promoteurs de la publication de la correspondance de ce prince, commencée par M^^® Dupont, continuée par Léopold Pannier, si impatiemment attendue depuis longtemps, et dont les éditeurs actuels, MM. Charavay et Vaesen, viennent de perdre en Quicherat un conseiller sûr, un guide attentif et désintéressé, qui faisait profiter leur publication des trésors qu'il avait rassemblés et de la sûreté de son jugement.

Sur la fin du règne de Louis-Philippe, l'École des chartes avait déjà produit, en dépit de son organisation précaire, tout un groupe d'hommes distingués dont les œuvres et la renommée lui faisaient honneur. Elle végétait cependant malgré leurs eflForts, quand un savant, dont tous ceux qui l'ont connu ne parlent qu'avec vénération, M. Letronne, alors directeur des Archives du royaume, résolut de la prendre sous sa sauvegarde. Les études de cet homme

1. Recherches sur le chroniqueur Jean Castel, dans fiibl, de r Ecole des chartes, 1840.

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