Revue archéol., t. IV (1847), pp
d'une matière si diflSicile*. Eïi 1851, il publia et expliqua quelques documents qui précisaient l'époque de la construction de Saint- Ouen de Rouen*. En 1853, ce furent des documents sur Notre-Dame de Behuard^; en 1857, un compte de fabrique de l'église Saint- Lazare d'Autun^. En 1869, il entreprit de restituer la basilique de Saint-Martin de Tours d'après les descriptions de Grégoire deTours^ de Fortunat et les autres documents contemporains^. En 1874, la découverte aux Archives nationales d'une lettre inédite d'Alexandre III lui permit de fixer à 1170 ou environ la date de construction de la cathédrale de Laon, que les textes antérieurement connus semblaient devoir vieillir d'une soixantaine d'années, date importante entre toutes parce qu'elle implique la date même de la naissance de l'art gothique^. Enfin, en 1878, il fit pour la basilique de Fano, décrite par Vitruve qui l'avait construite, un travail de restitution analogue à celui qu'il avait fait précédemment pour Saint-Martin de Tours''.
Tous ces travaux de détail qui semblaient préparer Quicherat au grand ouvrage que le monde savant attendait de lui avec impatience l'en ont peut-être détourné. Depuis longtemps ses amis le pressaient de mettre à exécution l'œuvre qui devait être son plus beau titre de gloire. Michelet, à partir de 1864, à chaque ouvrage, livre ou brochure qu'il recevait de lui, le suppliait d'écrire enfin son archéologie nationale, n semblait que cela lui fut si facile, la doctrine paraissait si parfaite, les preuves si solides et si abondantes, la forme même de ses cours était si achevée, qu'on pouvait croire qu'il n'avait plus qu'à l'écrire. Mais lui rêvait toujours d'une perfection plus grande, la réflexion apportait sans cesse à son plan des modifications, ses recherches s'étendaient, et, après quarante ans de travail, lui apportaient encore des preuves nouvelles ou même parfois des raisons de modifier certaines de ses idées. Les loisirs, du reste, lui man-