ANATOMIE
Dans cette première partie, toute anatomique, je ne me propose pas de décrire la distribution du nerf olfactif dans la membrane pituitaire., ou de parler de l’appareil nerveux, branches de la cinquième paire, nerfs palatins, naso-palatins, etc., qui complète le sens de l’odorat; je veux seulement m’occuper de la portion crânienne du nerf, exposer les connaissances et les ‘opinions tant des anciens que des modernes sur cette partie du cerveau, et tâcher de déterminer ce que de nos jours on entend et on doit entendre par nerfs olfactifs.
L’exposition des diverses opinions des auteurs peut être utile en nous apprenant jusqu’où on est parvenu dans l’étude de ce nerf, ce (ju’il reste à faire , quelle est la marche à donner à nos recherches pour qu’elles ne s’écartent pas de la vérité et de la nature. En même temps, il ne sera pas sans'jntérét d’assister aux croyances des premiers temps, et aux vicissitudes qu’a é|)rouvées cette partie de l’anatdmie; de connaître, de tous ces hommes célèbres, et les découvertes dont ils ont enrichi la science et les erreurs qu’ils ne purent éviter à cause de la
condition de l’esprit humain ; enfin , d’arriver aux travaux qui ont donné à l’anatomie son extension et sa perfection.
Peu d’organes peuvent offrir autant de variations dans les sentiments des auteurs, tant sous le rapport de leur nature et de leur usage que sous celui de leur origine. C’est d’après la divergence d’opinions sur leur nature même, que je divise cette longue exposition en deux classes.
Dans la première , sont rangés les auteurs qui ne regardent pas eomme nerfs les organes olfactifs.
Dans la seconde, les auteurs qui les admettent au nombre des nerfs.