EN FRANCE
Pyrénées-Orientales , dans le massif du Canigou.
« Dans le terroir de Custoja ( Custodia ) , situé sur la partie française de la crête des Pyrénées, est une pierre branlante, nommée Probadones (épreuve des femmes ).
» Au sommet de la grande vallée du Tech, à l’entrée du haut plateau dit Pla Guilhen , qui relie le Canigou aux Pyrénées, on trouve une autre pierre divinatoire dont le jeu est dérangé.
» Au pied de la tour moresque del Batera, est une pierre branlante près de la ferme del Corona. Roland fut, dit-on, enterré près de cette ferme. Un dolmen ruiné est nommé la Caxa de Roland. La Coba de las Encantadas ( grotte des fées ) est près du village de Senlis, »
( Communication d’une lettre, malheureusement sans description et sans figures, de M. Jaubert de Passa, correspondant du Comité des Arts et Monuments, insérée dans le Bulletin archéologique , 3e numéro, 1847, p. 225. )
Département du Finistère.
Pierre vacillante de Trégunc, à une lieue de Concarneau.
Elle a 11 pieds dans sa plus grande longueur et 8 pieds d’épaisseur. C’est par une protubérance en cône renversé qui se voit par-dessous, qu’elle repose sur la
saillie d’une roche presqu’à fleur de terre, et elle s’y tient en équilibre.
Département des Côtes-du-Nord.
Pierre vacillante de Perros-Guyrech. (Planche l'e, fig. n° 3.)
Le sol est parsemé de gros blocs granitiques naturellement ovales et posés à nu sur la bruyère, ce qui semble indiquer un carneilloux ou cimetière celtique.
Cette pierre vacillante est la plus volumineuse que nous ayons vue en France; elle a 40 pieds de longueur sur 20 pieds d’épaisseur. Ce bloc granitique est brut, mais naturellement aplati en dessus, et à sa surface supérieure on observe une sorte de rigole, qui semble avoir été taillée de main d’homme.
A la face inférieure on voit un gros mamelon formant une forte saillie, et c’est sur la pointe de ce cône renversé que la pierre repose en équilibre sur une pierre encore plus grosse quelle. ( Antiquités de la Bretagne, par M. de Fréminville. )
Département de la Manche.
Il existe une pierre branlante à Lithaire, à deux lieues du bourg de la Haye du Puits.
Les communes de Bretteville et de Fermanville , arrondissement de Cherbourg, en renfermaient deux autres qui ont été détruites, il y a vingt-cinq ou trente ans. D’après la description qu’en a donnée M. de Gerville, celle de Fermanville offrait un volume d’environ
100 pieds cubes. Yoici les détails qui nous ont été conservés sur ces trois monuments :
« Logans. — Les travauxdeCherbourg ont aussi causé la destruction de deux pierres mobiles ou Logans, l’une à Bretteville en Saire , l’autre à Fermanville. Cette dernière, qui existait encore il y a vingt ans, offrait un volume d’au moins 100 pieds cubes, et était néanmoins facile à mettre en mouvement, tant son équilibre était parfait. On la nommait la Meule, et elle était placée au bord de la mer, dans un lieu appelé le Pleinsablon.
» Je ne connais qu’un Logan dans le département , situé sur la montagne de Lithaire, dans la direction nord-est. J’en ai trouvé un autre sur les limites de l’arrondissement de Mortain, dans le bois de Gast, qui touche à la commune de Montjoie : on peut y voir d’énormes modèles de différents monuments druidiques , mais le département du Calvados a droit de les revendiquer. »
( Extrait d’une Notice sur les monuments druidiques du département de la Manche, par M. de Gerville, insérée dans les Archives de la Normandie , publiées par Louis Du Bois; Caen, Mancel, 1824; in -8°, t. Ier, p. 159 et 160. )
Département de la Dordogne.
Les rocs de Saint-Estèphe et de la Francherie (PL I, n° 1 et 4. ) (M. Jouannet; Annuaire de la Dordogne. — M. Des Moulins ; Actes de V Académie de Bordeaux , 1849. )