‹ Observations cliniques de la taille et des membres ... accompagnées d'un atlasChapitre 18 sur 107 · CORAN · texte numérisé non relu

CORAN

Êe se

(59) dans les cas dont il s’agit en ce moment, une série de difformités qui se succèdent et se conservent, en 5e répandant dans toute lépine ou dans la plus grande partie de sa longueur. Tantôt, ces déformations commencent par une extrémité de lépine , la cervicale ou la lombaire , et se propagent vers l'extrémité opposée ; tantôt , elles commencent vers la partie moyenne et se propagent en haut et en bas. Dans quelque sens qu'elles procèdent , elles se succèdent dans une direction alternative et en se balançant réciproquement : ainsi, une premiere ayaut tourné son sinus à gauche , la seconde se dirige à droite et ainsi de suite. Une autre remarque essentielle et propre aux déviations de cette espèce , c'est qu'elles sont rarement grandes, et qu'à partir de la première, elles vont en décroissant. Il ya donc dans le cas de cette sorte , une série d'ondulations latérales et alternatives; et, parmi elles, la plus grande mérite une attention particulière, parce qu elle désigne le point par lequel la maladie a commencé, par conséquent celuiou elle est la plus avancée. Enfin, cette espèce mérite d'autant plus d’être distinguée des autres , que , pour peu qu'elle soit ancienne , elle oppose une

grande résistance. Dans l'état actuel de Îa question , ce point est le moins connu ; c'est de ce côté qu'il importe de diriger l'étude.

Les faits de cette espèce qui sont venus à notre connaissance, quoique très-nombreux, ne nous ont pas fourni de remarque particulière , touchant les conditions de constitutions qui pouvaient favoriser le développement de ces difformités. Nous les avous vues se former sur des sujets qui paraissaient faibles, mais qui, dans la suite et une fois guéris, ont pris un beau développement. On pourrait croire que la guérison serait ce qui aurait opéré des changemens favorables à un développement qui, sans cela , eût été plus chétif; mais, nous avons observé les mêmes

phénomènes chez de jeunes personnes trai-

tées sans succès, et dans lesquelles seulement la marche de la maladie aurait été enrayée. |

Br # OBSERVATION X. { Planche XLVIII. ) “à :

Une demoiselle, âgée de 14 ans , acquit ra-

pidement un accroissement de treize pouces, qui porta sa taille à cinq pieds trois pouces. Aussitôt , on s’apercut qu'elle avait perdu sa gaîté, son agilité ; elle maigrit beaucoup et

=, an

fut oppressée. Ce dernier symptôme fut celui qui acquit le plus d'intensité, et pour lequel on consulta divers médecins , dont les efforts, d'ailleurs très-méthodiques , furent sans effet. À 15 ans, on s'apercut qu'elle perdait une partie de sa hauteur et qu'une épaule semblait disparaître. On concçut de plus vives inquiétudes ; et de la fièvre , sans motif connu, s'étant manifestée par intervalles, on se décida à nous conduire la malade.

Elle avait alors 16 ans. Elle était pâle, faible et craintive ; ses muscles étaient réduits

à presque rien , sans consistance , sans éner-

gie. Elle toussait fréquemment : l'oppression n’était guère plusremarquable, que lorsqu'elle avait fait quelques pas un peu vite , et alors les baitemens du cœur étaient plus tumultueux que violens ; la température du corps était élevée.

L'examen de l’épine démontra qu'elle formait quatre inflexions alternatives, dont la plus haute et tout à la fois la plus grande répondait aux troisième et quatrième vertebres dorsales ; les suivantes intéressaient chacune trois vertèbres , mais elles formaient des courbes dont le sinus allait décroissant de la deuxième jusqu'à la quatrième. La

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