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d'appui: c’est toujours de biais et par une rotation du corps qu’elles y atteignent. La constance de cette attitude est remarquable ; elle annonce un besoin inévitable. Or , ce besoin consiste à chercher , dans les corps environnans , un point de secours contre le désaplomb que la déformation de l'épine a déjà opéré. L'inflexion de l’épine vers un de ses côtés , dans un point quelconque de sa longueur, a rompu l'équilibre: pour que la station soit encore possible , malgré celte inflexion première, il faut qu'il se fasse des inflexions ou une inflexion contraire. Mais, si la déformation première a été accomplie rapidement, il est possible que l'équivalent du sens opposé ne puisse pas être obtenu avec la même rapidité : les ligamens résistent, ils ne peuvent céder qu'avec le temps. En attendant , une rotation plus facilement obtenue, sans doute , qu'une inclinaison latérale contraire, tient lieu de celle-ci provisoirement , parce qu’elle ramène le poids des parties supérieures vers le côté d'ou il avait été détourné. Or, on concevra facilement , pourquoi la rgtation du corps vers le côté opposé à celui de l'inflexion première , est plus facilement obtenue qu'une inflexion
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» "Ta Ti # PEN Ce ": € 71 }. " mp LA LA ES secondaire opposée à la première, si lon considère que c'est le point lui-méme qui a subi la première inflexion , qui se prête à la rotation. En effet, il est devenu mobile par l'effet même de l'état maladif qui amène la déformation : et c'est dans ce point et dans 7 chacun des subséquens où de pareilles dé- | formations s'accomplissent, que se retrouve celte rotation; car , elle se conserve aussi bien que l'inflexion latérale qu’elle était destinée à balancer.
Les pièces anatomiques qui constatent ces faits, existent dans tous les cabinets où l'on a conservé des squelettes de bossus. On *,
y trouve partout où une inflexion latérale a dû s’accomplir rapidement , et où il n’a pas été possible qu'elle fût balancée avec la même rapidité , une rotation dans le lieu même de |! l'inflexion , mais en sens inverse.
Tous les écrivains qui se sont occupés de la partie anatomique de la question des difformités, ont tenu compte de ce phénomène, l'ont fait représenter même dans leurs gravures, comme on Je voit dans l'ouvrage de Shaw (1), par exemple, dans celui du pro-
(1) On distorsions of the spine.
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fesseur Delpech (1), etc. Ce dernier est celui
| qui paraît avoir le mieux senti et exposé les
véritables raisons de cette singulière combipaison de déformations qui sembleraient devoir s’exclure; mais, il n'a pas rapporté, dans son ouvrage , la rotation à l'espèce particulière des difformités à laquelle elle appartient spécialement , les inflexions latérales à
\ foyers multiples. Or, la nature du fait Jui-
même démontre qu'il n'en peut pas étre au-
trement , en même temps qu’elle sert à justifier la distinction que nous avons consacrée à
cet égard. Car, par cela même que l'inflexion et la rotation se trouvent réunies dans chacun des points différens , il est démontré que chacun d'eux a été successivement le seul où ül se trouvait de la mobilité entre les vertébres : sans cela, tout autre point supérieur ou inférieur aurait éédé au rappel contraire opéré par les muscles, comme il ne manque jamais d'arriver dans les autres espèces. Si, dans ces derniers cas , l’inflexion de l'épine , dans le sens opposé de la diflormité, ne manque jamais, c'est, sans doute, parce que ceîte derniere s'accomplit lentement et dans Ja proportion du temps nécessaire à l'accomplis- (+) De l'Orthomorphie,
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sement des inflexions subsidiaires par l'alon-
sement progressif des ligamens. Le temps est donc ce qui a dû manquer dans la formation des inflexions latérales accompagnées de rotation ; il est donc très-probable que ces difformités s'accomplissent rapidement dans chacun des points où elles se forment , ct que, dans ces cas, l’état morbide des ligamens qui recule la déformation possible et quil'amène , se manifeste d'abord et successivement dans un point limité , les articulations de deux où trois vertèbres seulement. Les choses étant portées rapidement en cet état, il faut , de toute nécessité, que la déformation et son balancement s'opèrent dans le même point, dans le premier qui est atteint , comme dans chacun de ceux quile sont dans la suite. Ainsi, une atteinte soudaine et limitée dans un point peu étendu des ligamens de l'épine, est ce qui dis- Hingue et qui caractérise l'espèce particulière {que nous avons appelée inflexions latérales à foyers multiples. C'est là ce qu'elle a d'essentiel ; les autres choses sont des conséquences nécessaires. Nous pourrions dire en passant et paranticipation , que cette combinaison d'inflexion et de rotation dans chacun des points altérés de l'épine, est probablement
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l'une des principales raisons des difficultés que l'on éprouve dans la restauration complète des épines ainsi altérées.
Quelle est l'espèce d’altération anatomique
/ qui amène les déformations dont nous venons
de présenter l'étude? Ici les faits ne permettent plus l'isolement ; il faut grouper et confondre de nouveau les inflexions latérales de l'épine à foyer simple ou multiple. L'état des pièces anatomiques tirées des cas où la maladie de l’une et de l’autre espèce était consommée et ancienne , aussi bien que l’autopsie, c'est-à-dire, l'étude du cadavre frais, s’accordent pour démontrer que, dans les uns et
dans les autres, il y a altération profonde
\ des fibro-cartilages inter-vertébraux.