‹ Observations cliniques de la taille et des membres ... accompagnées d'un atlasChapitre 21 sur 107 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

Nous rangerons ici le résumé d’une assez grande masse de faits qu'il serait trop long et inutile de rapporter dans tous leurs détails, à raison de leur uniformité. Nous avons eu plusieurs occasions de disséquer des sujets morts avec les premiers degrés ou dans un état plus avancé de déformations de l'épine, et avec l'affection tuberculeuse du corps des vertèbres qui constitue Ja maladie appelée de

Polt, etqui agit sur les fibro-cartilages voisins,

de manière à exercer sur eux une influence à peu près pareille. Dans les cas de cette sorte, on trouve les fibro-cartilages inter-vertébraux beaucoup plus épais, mais beaucoup moins consistans. Si l'on incline l’épine dans uu sens quelconque et que l’on porte assez loin le mouvement , on voit le corps inter-articulaire former un bourrelet qui dépasse notablement le niveau des parlies osseuses , du côté du sinus de l’inflexion : cette espèce de reflux vient de la pression que les deux vertèbres voisines exercent sur lui, du volume qu'il a acquis, et de la diminution de sa consistance. En effet , si l’on fait des coupes dans le fibrocartilage , on le trouve moins dense , plus humide, véritablement infiltré, et dans les parties les plus profondes, la substance de ce même corps est réduite à une sorte de pulpe molle. En cet état , la substance fibro-cartilagineuse semble avoir changé ; il n’y a plus aucune trace de cette élasticité qui reslilue les vertèbres, comme par l'action d’un ressort ; l'organe est devenu pâteux, celluleux, et, dans certains cas, il est même rougeâtre,

La circonstance , pour un semblable état, de se montrer sur la limite des aliérations

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