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. de faits dont l'étude eût été bien précieuse ,
Ni die ME. Luc À En:
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(76) tuberculeuses des corps des vertèbres , où if existe toujours de l’inflammation , semblerait propre à inspirer la pensée que ce pourrait bien étre le mode inflammatoire des organes de ce genre; mais, pour conclure ,il manque à la science l'anatomie relative à un ordre
si elle eût été faite ou conservée. Le rhumatisme a souvent altéré l’état normal de l’épine ; ül
y a produit même des incurvations spéciales propres à démontrer que les corps fibro-cartilagineux devaient être profondément altérés. Leur altération a dû y être indubitablement le résultat d’une inflammation ; mais aucune autopsie de cette espèce n'a été consignée dans les immenses recueils de ce genre. Ces faits eussent été les seuls directs et démonstratifs. À leur défaut, on ne peut user que de l'analogie et de l'induction.
Les faits anatomiques observés à la suite d'une violence des symphyses sacro-iliaques pubiennes dans un accouchement difficile, ou dans la désarticulation des os pubis par une opération chirurgicale ; ceux qui, à l'occasion de la métro-péritonite et de ses accidens , se rapportent à l'altération de ces mêmes articulations , ou simplement à l'état
morbide de ces dernières par l'effet de COp« taines grossesses , démontrent que, dans Îles cas les plus simples , 1.° il y a infiltration dans les fibro-cartilages qui les constituent, 2.° alongement de leur tissu , 5.° mouvement sans élasticité et accompagné de douleur ;
trois phénomènes morbides que le simple repos et-la compression suflisent, le plus souvent , pour guérir. On doit conclure de là, savoir: que l'irritation est peu de chose ; que, dans des cas graves , l’alongement est assez grand pour permettre un déplacement considérable de l'os coxal, déplacement qui s'opère lentement par la marche ou parl'équitation, mais qui a pu faire varier de deux pouces alternativement en plus et en moins la longueur du membre inférieur correspondant (1); enfin que, dans des cas plus graves encore , le déplacement permanent ou variable de l'os coxal et l’alongement apparent du membre inférieur qui en était la conséquence , ont été accompagnés de douleurs vives très-prolongées et de danger; et alors
(1) Journal de Fourcroy; Boyer, des Matadies éhirurgicates, etc. ; un fait célèbre qui a occupé J'ancienne Académie de chirurgie,
les moyens anti-phlogistiques les plus énergiques ont été nécessaires , lesquels, dans des circonstances déplorables n'ont pu prévenir des foyers de suppuration, dans le sein même des articulations , sans tenir compte des cas de rupture, où la suppuration a dû être fournie par les parties environnantes.
D'unautre côté, nous raconterons plus loin des faits de difformités de l’épine , dans lesquels on a pu assigner une cause traumatique , des symptômes d’inflammation , et obtenir d’heureux effets par les effusions sanguines Jocales et autres soins de la même nature, sans que les circonstances de déformation présentassent rien d'insolite, rien que de connu dans les catégories analogues.
Nous raconterons aussi des faits dans lesquels un traumatisme ayant ébranlé lentement la solidité de l’épine et altéré ses fornes , Ja seule sympathie des tissus similaires a déterminé un relâchement indolent des articulations pelviennes, qui a guéri par le secours de la compression circulaire du bassin, tandis que la maladie de l’épine cédait à des moyens qui n'étaient nullement anti-phlogistiques.
On peut donc conclure, en attendant des
(79) documens anatomiques spéciaux plus précis, que l'inflammation la plus légitime, mais avec des formes particulières à des organes d'une structure aussi dense, peut être signalée comme Ja source de l’altération morbide que les fibro-cartilages éprouvent dans les déformations de l'épine ; et que, à cause de son peu d'acuité ou d’évidence , on peut assimiler l'état morbide des organes affectés, à l’état comme pseudo-inflammatoire des organes influencés par la diathèse ou par la cachexie scrofulcuse. Au reste, deux observations qui semblent corroborer l'opinion que nous venons d'émettre, ct qui méritent d'être citées ici, sont, 1.° que certaines incurvations de l’épine proviennent de l’atrophie ou de l'absorption définitive des fibro-cartilages malades ; 2.° que Ja production d’une lame osseuse de formation nouvelle entre le périoste et l'os, unit souvent entre elles et par-dessus leurs fibro-cartilages alors conservés , deux vertthres déviées par l'effet de l’état morbide de leurs moyens articulaires. Ces deux faits généraux supposent nécessairement la co-existence de l’inflammation , tandis que, parmi les précédens , il en est qui, démontrant la similitude des fibrocartilages vertébraux et des fibro-cartilages
U ° LE LOU sacro-coxaux , permettent d'appliquer à l'étude anatomico-morbide des premiers les résultats mieux connus de la même étude concernant les derniers.
S. IV. Incurvations antéro-postérieurcs de l’épine.
Uxe difformité rare et bien plus urgente mérite une mention à part, quelques analogies qu’elle ait, d'ailleurs, avec celles que nousvenons de signaler. Les incurvations proprement dites de l’épine , ne sont pas toujours d'un côté à l'autre; il en est qui se forment d'avant en arrière et réciproquement. Or, il en résulte nécessairement une projection plus ou moins considérable d’un ou de plusieurs points de l’épine à l'intérieur du thorax ; ce qui fait que les diflormités de cette espèce génent bien davantage les fonctions du cœur et des poumons, et sont ainsi bien plus dangercuses.
L'état morbide capable d'incliner l'épine dans cette direction antéro-postérieure , peuë n’affecter qu’un seul point ou un plus grand nombre ; il s'ensuit que l’'épine peut présenter , comme dans les cas de l'espèce précé-
(81) dente , trois ondulations alternatives , dont la moyenne plus grande que les autres ; ou bien : une série plus nombreuse d'inflexions décroissantes , de la plus ancienne jusqu à la plus récente.
Les effets qui résultent de ces difformités, sont ordinairement si graves , qu'il peut arriver aisément qu'on en ignore la cause , et que l'on ne soit occupé que de ses effets.
L'observation suivante , que nous transcrivons du Traité de l’Orthomorphie, donnera une idée assez exacte des cas de cette espèce, sur Jesquels il importe beaucoup de ne pas se méprendre.