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constater, parce qu'il s'ensuit la nécessité de prévenir les mouvemens et la possibilité d’empêcher ainsi l'accroissement du désordre, point par lequel l'étude des affections tuberculeuses des vertèbres rentre parfaitement dans celle des incurvations de l’épine.
Les faits anatomiques , aussi bien que l’observation pratique , démontrent une différence notable dans la marche de la inaladie dont il s'agit et dans ses apparences extérieures , lorsqu'elle affecte la région cervicale. Les vertèbres de cette région ont un corps peu épais, mais plus large; les parties latérales y forment une masse plus grande relativement à celle du corps, et elles ne sont séparées de ce dernier, que par des échancrüres moins étendues que celles des autres vertèbres ; les trous conjugués n'avaient pas à admettre des nerfs aussi volumineux, si ce n'est inférieurement. Il suit de ces dispositions, que les tubercules naissans dans le corps des vertèbres cervicales peuvent s'étendre latéralement et produire des incurvations qui n’ont pas toujours leur sinus tourné exclusivement en devant ; souvent , la face est portée obliquement vers le côté opposé à celui de la maladie, et quelquefois la torsion est très-pronon-
( 116 ) cée. Non-seulement , la seule interposition de la masse formée par des tubercules saillans à l'extérieur, suffit pour dévier ainsi lès vertèbres précédentes et la tête ; mais encore l'engorgement du périoste des apophyses transverses, des obliques , peut en augmenter le volume , au point que les vertèbres en soient soulevées , déplacées, tordues. On peut contempler dans le Museum anatomicum de Sandiforé , une pièce anatomique de cette espece fort curieuse, dans laquelle on voit une production osseuse qui passe de l’os occipital aux apophyses des deux vertèbres suivantes et qui les a confondues ; on voit dans la structure des parties, très-exactement reudues par le dessin, des preuves évidentes que l'inflammation des périostes est la seule cause qui ait pu provoquer une pareille production anormale, et souder ensemble la tête et les premières vertébres dans un état de déplacement qui intercepte très-notablement le canal vertébral. Pour déplacer les pièces , pour réduire ainsi une cavité importante , il a fallu de la force : il serait impossible d'en assigner la source, si l’on ne considérait que l'inflammation progressive des périostes qui, placés si près, ont dû se tou-
at A cher bientôt, a été suivie immédiatement de la formation de masses osseuses au-dessous, et que l’un et l’autre ont dû faire l'office d'un coin.
Nous avons cité ce fait, parce qu'il est fort connu. Nous pourrions en ajouter d'autres, tendant à donner la même démonstration:
nous nous contenterons d'un seul qui nous est propre et que nous choisissons de préférence, parce qu'il présente une différence importante, et dont nous ne connaissons pas d'autre exemple.