‹ Observations cliniques de la taille et des membres ... accompagnées d'un atlasChapitre 36 sur 107 · DES LE · texte numérisé non relu

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origine , est une dépression toute semblable , mais affectant un côté. La même raison qui préserve la région postérieure dans le cas précédent , fait ordinairement dans celui-ci que l’affaissement n’est pas directement latéral , mais oblique en devant. Il est des cas, cependant, dans lesquels l'affaissement est purement latéral : ceux, par exemple , où la rotation que nousavons signalée plus haut, et qui paraît destinée à suppléer aux balancemens alternatifs , est bien prononcée ; mais, comme cette même rotation provisoire se conserve alors et devient définitive, que l'altération de forme des os tend même à l'exagérer , on en voit aisément la cause dans les pièces anatomiques.

Les déformations de la troisième espèce sont plus difficiles à concevoir. Les faces supérieure , inférieure et latérales du corps d’une vertèbre considéré de face, circonserivent un parallélogramme losangoïde. Les lignes que ces faces représentent , sont parallèles entre elles, mais elles se coupent sous des angles alternativement aigus et obtus. On dirait qu’une force a été appliquée aux régions supérieure et inférieure , et les a fait marcher en sens inverse. Cette déformation,

ne se rencontre que dans les épines qui ont subi le dernier degré de l'incurvation latérale , où l’une des ondulations a été portée fort au-delà de la ligne médiane, et où les ondufations subsidiaires n'ont pu rétablir l'équilibre que très-imparfaitement. Dans ces méimes cas, les corps Inter-vertébraux sont d'une grande épaisseur et ont acquis un relâchement extrême. Le point malade de l'épine ne fait plus l'office d’une colonne ; ses grands écarts lui ont donné réellement celui d'un dien , d’un étrier , qui suspendrait latéralement le poids des parties supérieures. Il s'ensuit d'abord l'alongement des fibro-cartilages, et pour les corps des vertèbres placées réellement de champ , un tirage appliqué à teurs faces supérieure et inférieure, qui tend à des faire marcher parallèlement , mais en sens inverse, cb qui réalise cette tendance (1). |

(1) Les faits de cette espèce ne sont pas les seuls où le tirage peut être signalé comme cause de déformation dans les os. Nous aurions pu nous étendre ici sur l’ampliation du crâne par l’hydrocéphale, celle des fosses nasales par des poiypes , de la fosse orbitaire, du trou optique, du sinus maxillaire, par des tu meurs de diverse nature; mais, ces considérations ne

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1 n'y a pas de doute que ces sortes de déformations ne doivent accompagner celles que détermine l'espèce d’affection morbide qui prive tout un squelette de sa solidité; mais , il est remarquable que le rachitisme épargne souvent l'épine. Il est bien plus ordinaire de trouver les déformations des corps des vertèbres, dans les cas des difformités extrêmes de l’épine, sans aucune trace de déformation rachitique des os des membres. Nous le disons ici à dessein et dans l'intention d’inspirer aux praticiens, sur ce point, moins de sécurité que nepourrait leur inspirer l'absence de tout symptôme rachitique. Îl est important de constater dans les inflexions de l’épine elle-même, s’il y a ou sil ny a pas déformation proprement dite des os. Or, ce que nous venons de dire et dont l'exactitude peut être vérifiée par le plus simple coup-d'œil jeté sur un grand nombre de squelettes de rachitiques, prouve que l’on ne peut être rassuré par la bonne conservation de la rectitude des membres.

sont pas de notre sujet. Il nous suffit de les indiquer ici comme analogues et probantes.

C’est un jugement direct qu'il s’agit de porter, et malheureusement il est très-difhcile. Toute grande déviation de l'épine qui en a porté les contours fort au-delà de la ligne médiane , et qui n'a point été suffisamment rachetée par les balancemens contraires , est indubitablement dans ce cas, si d’ailleurs Vépine est solide et si la déambulation se fait avec assurance malgré le désaplomb. Mais il y a aussi alors consolidation des pièces par des productions osseuses , el il n’est nullement intéressant d’avoir pu élever jusque-là le diagnostic. | Lorsque , avec ces mêmes dispositions, la marche se fait mal, avec précaution , avec une sorte dedéfiance ; lorsque , pour suppléer au défaut de balancemens subsidiaires, le difforme jette obliquement de côté la masse entière de son corps , il est très-probable que quelqu’une des vertèbres comprises dans l'inflexion primitive, est déprimée sur le côté qui répond au sinus de la courbe. Cependant, cette induction n’est pas tellement fondée, que l’on ne puisse bien rencontrer avec ces apparences des épines très-faciles à redresser , plus faciles même , précisément à cause du grand relâchement des fibro-carti-

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(127) lages qu'une aussi grande déviation suppose.

Nous exposerons , à propos du traitement, des faits dignes du plus grand intérêt sur ce point.

Il faut donc chercher d’autres données pour parvenir , sil se peut, à la connaissance à priori, des déformations proprement dites des corps des vertèbres. On pourra les trouver quelquefois dans un examen attentif de l'état des apophyses épineuses et transverses des vertèbres affectées. Les premières présen-

tent une déviation plus grande que celle des

vertébres supérieures et inférieures ; les secondes, un degré de rapprochement extrême.

Il faut faire cet examen , le sujet étant debout, et pratiquer , en méme temps , l’extension sur la tête par une petite moufle.

Alors , on verra se réduire toutes les autres inflexions de l'épine, et le point où l’on a dû remarquer la déviation et le rapprochement extrêmes des apophyses épineuses et transverses résister : en recommencçant plusieurs fois l'alternative d’extension et de relâchement , on verra se reproduire les mêmes phénomènes. Mais , on sent aisément qu'il faut un grand degré de maigreur et une 8tande attention , pour saisir , avec l’exacti-

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tude nécessaire , des remarques aussi délicates. Aussi, conseillons-nous aux praticiens, même après le plus mür examen, de demeurer dans le doute et de ne faire qu'un promostic conditionnel. La circonspection que nous recommandonsici, est d'une grande imporlance , pour ne compromettre ni le crédit de l’art, ni la probité de celui qui le pratique; car, ilest impossible de rien changer

aux déformations proprement dites des corps } des vertebres.

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