fr Aix A / K
Sg.
te j 2 Î nf # Ex Pr À A Fa $ p. Ganadte f, FT ré à.
| f ÿ À Î A w # 5 Aa AN Fê 4 “ AU, À" DR # it A FAR À ” Fr «md % é Ti d' GES NT 4 1-4 RAT S4
gauche au-dessous du sein , mais sauf une grande intensité, Enfin, l'affaiblissement progressif du corps et l'augmentation de la difformité déterminèrent les parens à nous amener la malade. Elle avait 15 ans , lorsque nous la vimes. La difformité consistait dans uue incurvation latérale à un seul foyer, situé dans la région inter-scapulaire, avec deux balancemens. Le sinus de la principale inflexion était tourné à gauche. Depuis dix-huit mois, la douleur du côté gauche avait entièrement cessé ; les fonctions se faisaient assez bien, excepté l'appétit qui élait médiocre, inégal, et les digestions qui étaient souvent imparfaites. L'extension pratiquée sur le sujet debout, démontra une assez notable extensibi-
lité, exempte d'inconvéniens. Les apophyses
épineuses dans F'incurvation primitive étaient fortement déviées ; les transverses paraissaient fort rapprochées. Nous devions craindre l'affaissement latéral d'une ou deux vertèbres dan$ le foyer; en conséquence, nous crûmes ne devoir promettre qu'une amélioration et nullement la guérison.
Le traitement fut commencé. Il consistait en exercices gymnastiques choisis et une extension parallèle médiocre. La jeune per-
w cms"
y. à hi
à À A PEUT
sonne supporta bien l'extension ; elle encouragea elle-même à l'accroître. Elle n'eût pas d'inconvénient, et l’on obtint une grande ouverture dans l'inflexion primitive de l'épine. La malade avait de l'adresse; elle se livra aux travaux gymnastiques avec ardeur. Elie avançait et se félicitait chaque jour , lorsqu'il survint des douleurs au côté gauche, dans le point où elles avaient existé, et accompagnées de battemens de cœur de plus en plus incommodes. L’oreille ressentait à
chaque contraction ventriculaire une impul-
sion forte et sonore , et un bruit de soufflet assez prononcé. En même temps , il survint de l'oppression et le pouls devint vif et dur, sans que néanmoins aucune fonction , ni même l'appétit qui s'était fort amélioré , en fussent altérés.
Il fallut suspendre tout traitement, et s’oc-
cuper de l'incident qui venait de se montrer.
Jamais le cœur n'avait rien présenté de remarquable jusque-là. Le douleur avait précédé le développement des autres symptômes, et elle avait paru dans un point où elle avait eu lieu pendant la formation des ni OS de l’épine. Il était très-probable qu'it s'était fait des adhérences , ou entre le péricarde et
SORA PE un Un
+ PRO TEN ie Be Gi à
» FER 2 Ge À ER
44 a}. { nr Hs à oi Ÿ | À * SAR A AA HE. Awy Vin LEA 47
Ps VA y | d ( 136)
le poumon ou la plévre costale gauche , ou entre les périostes des côtes gauches ; que l'extension avait alongé ou peut-être rompu ces points d’adhérence , et que l'excitation qui en était résultée, s'était communiquée au cœur lui-méme. Plusieurs saignées au bras furent pratiquées ; des sangsues furent ap-
pliquées au côté gauche ; le cyanum de potassium , la teinture de digitale, l'extrait de | jusquiame, celui d'aconit , l'asparagine fu- | rent successivement employés pendant trois mois. La malade n’était plus étendue, mais elle passait la nuit et une partie du Jour sur
| un lit dur; elle avait suspendu tout travail gymnastique. Les douleurs s’amendèrent , les battemens du cœur devinrent naturels, le
bruit du soufilet cessa, le pouls perdit sa dureté et sa vivacité ; en un mot, tout rentra dans l’ordre naturel. On essaya de reprendre l'extension et la gymaastique ; elles n'eurent pas d’inconvéniens. Le traitement fut repris en entier et porté assez rapidement au même degré d'intensité , sans susciter les symptômes précédens. L’alongement obtenu auparavant sur l'épine s'était conservé : il fit de grands progrès.
— Certainement, il n'est pas possible d’ad-
mettre qu'il y a eu hypertrophie des ventricules du cœur , et qu'elle ait été guérie. Cette maladie nous eût paru fort étrange à l’âge de la jeune personne : dans ce qui l’entourait, rien n'aurait pu en rendre raison. Son déve- Joppement soudain aurait supposé quelque rupture dans les valvules ; mais alors , pourquoi pas de syncopes , la coloration bleue de la face, etc. ? La dureté du pouls et la dou- Jeur du côté gauche nous parurent mériter une grande attention ; et, comme ces deux symptômes ont disparu ensemble, de même qu'ils avaient paru de concert, nous avons cru qu'ils avaient une liaison très-intime. Aujourd'huï, après l'événement , nous serions encore plus étonnés qu'une hypertrophie des ventricules , les conséquences de la rupture d'une partie des valvules auriculo-ventricu- Jaires , fussent guéries assez complétement et en aussi peu de temps , pour permettre de reprendre le traitement , et à la malade de se livrer à la gymnastique la plus active sans le moindre symptôme. Certainement, il s’est fait quelque rupture ou quelque alongement d'adhérences provenant de la difformité :
nous sommes portés à croire qu'il s'agissait
( 158 ) des côtes gauches , et que la phlegmasie légère qui s’en est suivie, s'est propagée par la plévre au péricarde et jusqu’au cœur. Îl nous paraît impossible de concevoir autrement l'accident et sa guérison, bien plus complète que nous n’aurions osé l'espérer.
Les changemens opérés sur la courbure naturelle des côtes par l'influence des incurvations de l’épine , sont d'une grande importance à bien constater; ils sont un incident
très-fâcheux , qui ajoute beaucoup aux difti- .
cultés du traitement. Il peut être très-possible d'agir sur des vertèbres, de changer leurs rapports, leur situation , et par là, les formes de l’ensemble de l’épine et de ses parties. Mais, comment agir sur des côtes ?
Comment rétablir la courbure qu'elles ont perdue dans leur partie moyenne , et effacer la courbure extrême qu'elles ont contractée près de leur extrémité spinale ? On n'a que des moyens fort indirects, ou entièrement nuls. Le plus heureux est que les articulations spinales des côtes se soient trouvées assez défectueuses pendant la formation des
inflexions vicieuses de la colonne vertébrale,
pour qu'elles aient pu ne pas partager les écarts de celle-ci. Alors, ces os sont singu«
lièrement inclinés vers le bas; ils forment
avec l'épine l'angle le plus aigu possible.
Mais, ils ne sont pas déformés ; leurs cour-* bures sont naturelles. Si, au lieu de chercher , dans ces cas, à raffermir d’abord les articulations relâchées, on commence par res-
taurer l’épine, il est possible que l’on profite ”
d'un heureux accident , et que l’on parvienne à rétablir tous les rapports naturels. Mais, si l’on constate , à priori , la déformation des côtes, il ne faut pas manquer de prévenir que la saillie qui en résulte pour les reliefs extérieurs de la poitrine, se conservera malgré la plus parfaite restauration de l’épine.
& Malheureusement le public, qui ne connaît
pas la dépendance mutuelle des diverses parties du squelette , qui ne voit , dans une gibbosité, que la saillie d'une épaule , et qui appelle épaule toute la région supérieure latcrale du tronc, n'est nullement disposé à tenir compte du bien que l’on a pu faire malgré cette exception. N'importe: cette injustice n’est qu'une raison de plus pour justifier la circonspecte réserve que nous recommandons.