OR
pement en est enrayé et sa conformation altérée ; il présente, avec le temps , une dépression ‘qui porte bien plus loin la déviation de la jambe. L'alongement des ligamens favorise la pression inégale et le progrès de ses effets, et réciproquement : aussi, cette déformation parvient-elle quelquefois à un point extrême.
Le peu de parties molles qui enveloppent cette articulation , laisse juger fort aisément de la déformation des pièces osseuses, de la part que l’alongement des ligamens y peut prendre, et même de l'inflexion rachitique des os de la jambe qui peut la compliquer.
Lorsque cette dernière complication n'existe pas , ou du moins , lorsqu'elle a cessé, les procédés de l’art peuvent redresser la jambe et la reporter dans sa rectitude naturelle, pourvu que le développement du squelette ne soit pas terminé, Il suflira de dire ici, que la guérison doit s'opérer par l'application de l'une des observations que nous avons signalées précédemment , et dont la déformation elle-même n'est qu'un nouvel exemple, c’esta-dire , le changement de forme des os par l'effet d’une pression continue.
L'articulation des nœuds présente souvent
une altération de la même espèce. La trochlée humérale et son empreinte cubitale sont taillées de manière que, dans l'extension , l'axe de l'avant-bras forme un angle en dehors de celui du bras, tandis que, dans la flexion , il forme un angle semblable avec le côté interne. Dans certains individus, cet angle est moins aigu : il y a une véritable déviation. L'observation de celle-ci n intéresse pas la thérapeutique : il n'est nullement utile de rétablir l'axe de l’avant-bras plus près de celui du bras, et la difficulté serait grande sans doute. Mais, il est intéressant de constater que , dans un membre qui ne porte pas le poids da corps, il peut s'établir une difformité semblable à celle du genou.
Cet exemple prouve que, si le poids du corps peut avoir une part dans la déviation de la jambe , cette cause n’est pas au moins la seule.
L'articulation du pied avec la jambe présente aussi quelquefois une défectuosité semblable ; mais, elle sera présentée avec plus d'utilité parmi les considérations relatives aux
pieds-bots.
Se IV. Des Pieds-bots.
Une déviation des plus graves et tout à la fois des plus communes, est celle qui intéresse les pieds et qui les entraîne de l’un ou de l'autre côté, ou vers la région postérieure. On a appelé valgqus , la déviation en dehors ; varus , celle en dedans , et pes equinus , celle en arrière,
Ces difformités peuvent être distinguées en natives et en acquises ou accidentelles.
A. Pieds-bots natifs.
Cerre difformité est sensible au moment de Ja naissance , quoiqu'’elle soit alors bien moins marquée qu'elle n'est destinée à le devenir avec le temps.