Extension, le corps étant assis
L'exrexsion a été pratiquée sur le tronc , le sujet étant assis. Ce mode a été employé dans deux vues. D'abord , persuadés que l'extension ne pouvait être cessée un seul instant sans le plus grand dommage, on a voulu varier la position et ne pas tenir les malades constamment couchés ; en second lieu, considérant les pressions latérales de l'épine,
comme une ressource nécessaire , l’on a cherché dans la position assis, un moyen d’exercer ces pressions exactement sur tel point de l'épine.
L'instrument employé à cet usage , est un fauteuil. Le bassin du malade y est assujetti au moyen d'une ceinture fixée au siége par des courroies à boucle; les aisselles sont soutenues par des béquilles mobiles et qui sont rappelées vers le haut par des vis; la tête est suspendue à un arbre également mobile et qui est rappelé en haut par un treuil ou un engrenage ; des vis de pression traversant le dossier, sont dirigés obliquement vers le point à comprimer, et viennent agir sur les apophyses transverses et obliques des vertèbres à réduire.
Il est aisé de sentir que, dans ce mode, l'extension de l'épine n'a plus les mêmes caractères.
Elle est totalement dépourvue d’élasticité :
par conséquent , il ny a pas, pendant sa durée, de mouvement du corps qui ne puisse la rendre dangereuse , parce qu’il rencontre une opposition invariable , une résistance insurmontable. À la vérité, cette extension ne pouvant être pratiquée que pendant la veille,
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(290) les saccades , les bonds qui ont souvent lieu dans le sommeil des enfans , ne sont pas autant à craindre ; mais, il y a tant d'occasions d'impulsions soudaines et involontaires , qu'on ne peut jamais être rassuré contre un pareil danger.
L'extension appliquée à la tête , le corps étant assis , tend à soulever le fardeau entier du tronc. Mais, il y a une chaîne de vertebres aux articulations desquelles l'effort s’applique, et l'on sent aisément que les ligamens de la premiere articulation portent comme 24 , ceux de la seconde comme 23, ceux de la troisième comme 22, et ainsi de suite. Car, il faut , pour apprécier les données du problême mécanique, considérer le tronc comme formé d'une pile de tronçons. Un effort qui va décroissant des articulations supérieures aux inférieures , est donc soutenu par les ligamens. Ce résultat est important à noter :
d'abord , parce qu'il est propre à ce mode d'extension et totalement différent de celui de l'extension sur le corps étendu horizontalement, où l'effort se distribue à peu près également dans tous les points de la longueur de l'épine ; en second lieu, parce que l’affection des articulations ou des os de l’épine