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moins spacieuses, que délimite le tissu conjonctif susindiqué (Voy. fig. 3) ; en nombre de points elles sont disposées de façon à former des sortes d’utriculés, telles que celles figurées en C 5.
Ces éléments sont constitués par des cellules mesurant en moyenne 20 y. de diamètre; leur forme est arrondie, et ils renferment des noyaux volumineux bien constitués,
munis d’abondantes granulations chromatiques. À côté de ces formes, il existe toute une série de cel-
lules anormales. Les unes, telles que celle représentée en C 2, renferment deux, trois et parfois quatre noyaux, et parmi ceux-ci on en observe qui sont formés par une masse compacte de chromatine, fixant avec intensité la safranine. Certains noyaux présentent des stades intermédiaires entre ces deux extrêmes ; tel est le cas figuré en C4, où le noyau présente trois grosses granulations chromatiques. Ces masses compactes de chromatine peuvent, d’ailleurs, se retrouver éparses dans les espaces libres limités par le tissu conjonctif. Dans d’autre cas, ce ne sont pas plusieurs noyaux qui sont compris dans une enveloppe commune, mais bien des cellules nucléées tout entières. Un bel exemple de ces physaliphores est figuré en GC 3. tnfin dans certains points, les cellules ont en outre de leur noyau habituel un noyau excentrique C3. Toutes ces formes diverses sont dues à des karyokinèses anormales,
Ce n’est pas un fibro-sarcome, car la proportion d’éléments cellulaires est beaucoup plus considérable. Ce n’est pas davantage un carcinome, car les cellules n’ont pas
. un caractère épithélial, il existe un tissu fondamental, et
DEA | EE enfin les cellules sont groupées en espèces d’utricules figurant en certains points une structure alvéolaire, En résumé, il s’agit ici d’une tumeur formée par des cellules embryonnaires, enveloppées dans un réseau conjonc-
tif commun, c’est-à-dire d’un sarcome alvéolaire.
Remarque. — Il convient d'examiner ici si nous sommes en présence d’une tumeur véritablement primitive
du muscle,
La position nettement intra-musculaire de la masse néoplasique plaide, il faut bien le reconnaître, dans ce sens; mais d'autre part la continuité absolue des tissus néoplasiques avec le tissu conjonctifsous-cutané montrent déjà que la tumeur n’est pas sans rapports anatomiques avec les parties périphériques. A l’appui de cette ma
nière de voir plaide d’ailleurs le fait suivant :
En effet, lors de la première intervention du professeur Le Dentu, un fragment d’aponévrose fut prélevé et étudié histologiquement. Les coupes, faites alors “sur ce fragment d’aponévrose, montrèrent (Voy. fig. 1) qu’il s'agissait d’une aponévrose sclérosée, et qui était le siège d’une prolifération cellulaire abondante : les fibres conjonctives, enclavaient des îlots de cellules embryon-
naires (c) de dimensions variables.
On pourrait admettre, semble-t-il, que cette prolifération du tissu conjonctif a irradié et a formé de nouveaux foyers néoplasiques au sein même du tissu musculaire ; le sarcome agissant comme une irritation sur le muscle, celui-ci a réagi; le tissu interstitiel, en se développant,
a atrophié les fibres musculaires, le sarcolemme a dis-
ROLE paru et les noyaux de ce dernier se sont multipliés pour former les îlots cellulaires signalés plus haut.
En tous cas, l’origine intra-musculaire ne s’appuie pas
davantage sur des preuves irréfutables.