CONCLUSION
Il résulte de l’examen critique contenu dans la seconde partie, ces deux faits qui me semblent incontestables :
i° Il n’existe parmi les représentations zodiacales égyptiennes, grccqi>es ou romaines, aucun monument antérieur à 1 ère vulgaire :
0.0 On ne peut citer une seule de ces représentations dont l’objet soit purement astronomique , qui ne se lie pas à quelque combinaison astrologique , religieuse ou mystique u> , et ne doive être considérée comme le résultat, soit du singulier développement que l’astrologie a pris, et de l’influence qu’elle a exercée depuis l’ère chrétienne, soit du mélange des idées religieuses de la Grèce et de l’Orient, d’où naquirent les superstitions les plus absurdes et les symboles les plus extraVagans.
Ces résultats ressortent de toutes les données bis-
(1> Je n’ai point cité le globe Farn'ese soutenu par Hercule, parce que c’est un monument de l’art, et non de l’astronomie, comme le montrent très bien MM. Jollois et Devilliers ( Rech. sur les bas-reliefs aslron., p. 19). Du reste, Bianchini juge qu’il est du règne de Commode.
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toriques qui nous étaient connues avant l’arrivée à Paris de la momie de Pétéménon; en sorte que si nous supposons pour un instant que cette momie n’existe pas, ils n’en demeureront pas moins établis et constans. Mais aussi quel poids n’y ajoutent pas toutes les indications qu’elle nous fournit, et que nous avons développées dans la première partie de cet ouvrage !
Quiconque a eu le courage de parcourir des livres d’astrologie ancienne, sent combien il sera difficile de découvrir la signification et l’objet de ces nombreuses et si étranges figures astrologico-mythologiques qui, dans ces monumens, accompagnent celles des constellations zodiacales. Elle est telle qu’on ne parviendrait peut-être pas encore à la surmonter, quand même on connaîtrait la nature précise du thème qu’ils représentent, quand oü saurait au juste si réellement, comme on peut le présumer, à Dendéra, le planisphère concerne Auguste, et le zodiaque du pronaos , Tibère ; si à Esné , celui du grand temple est relatif à Claude, et celui du petit temple à Adrien ou à Autonin ^enfin quand, à l’aide de la lecture des hiéroglyphes, 'on devinerait quelle place occupent les planètes qui doivent se trouver parmi toutes ces figures, Or, nous n’en sommes pas encore là, et nous n’y serons pas de long-temps; il est même douteux que personne entreprenne une recherche dont le résultat ne peut plus avoir désormais d’utilité scientifique.
On ne peut, en effet, se le dissimuler: les zodiaques, déchus ainsi de cette haute antiquité qu’on leur avait si généreusement départie, et du caractère purement astronomique qu’on leur avait supposé, perdent presque toute leur importance -, ils ne sont plus qu’un simple objet de curiosité qui peut fournir quelques rapprochemens à l’artiste et à l’antiquaire, mais qui n’offre désormais aucun but de recherche vraiment philosophique : car, au lieu de recéler, comme on se l’était promis, le secret d’une science , perfectionnée bien avant le déluge, ils ne seraient plus que l’expression de rêveries absurdes, et la preuve encore vivante d’une des faiblesses qui ont le plus deshonoré l’esprit humain.