‹ Observations d'un musicien américainChapitre 7 sur 49 · XVI AYANT-PROPOS DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XVI AYANT-PROPOS DU TRADUCTEUR

phique et artistique, côte à côte, à travers le monde, couronnée par un pèlerinage au sanctuaire intime de la musique, une initiation à ses mystères et un hommage à sa beauté, à sa grandeur et à sa puissance ? Gomment poursuivront-ils jusqu'au bout leur course en parfaite harmonie, sans lassitude ou révolte de part et d'autre, car il y a un maître et un élève déjà grand, déjà fort, déjà personnifié, un censeur résolu et impitoyable, et un sujet en observation qui n'est pas le premier venu, dans ces deux entités entre qui s'échange le dialogue?

Je résoudrai le problème en présentant aux lecteurs l'auteur de ce singulier petit livre, dont l'intéressante psychologie débrouillera toutes les énigmes.

11 y a deux hommes en Louis Lombard, deux êtres bien distincts: l'un, le produit

AVATsT-PROPOS DU TRADUCTEUR XYII

de l'hérédité, l'autre celui de l'éducation. Il naquit en France, de lignée française, et devint ce qu'il est en Amérique où il se développa, où se révélèrent ses magistrales facultés et où il aiguille sa vie vers les hautes sphères qu'il a atteintes. Au sang latin il doit l'inspiration, le tempérament artistique, l'âme poétique, sensihle et enthousiaste, l'aménité des manières et du langage; dans l'atmosphère d'outre-mer, saturée d'activité et d'audace, dans ce milieu de travail intense où la vie est « un dynamisme », comme l'a si justement définie le Président Roosevelt, il a fait la cure de volonté aux Etats-Unis recommandée par Bourget, et il y a contracté cette énergie prodigieuse, cette ténacité inflexible qui ont apporté la fortune à ses efforts et le succès à son talent.

Musicien américain, grand homme d'af-

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