‹ Observations de l'Hon. D.B. Viger contre la proposition faite dans le Conseil législatif le 4 de mars, 1835 [microforme]Chapitre 2 sur 10 · ETES · texte numérisé non relu

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des démarches, auxquelles on mettait naguère une si grande importance, qu’on représentait comme d’une nécessité si pressante, ne pouvaient produire aucun avantage. L’Honorable Membre voulait étoufier toute discussion. Il proposait sérieusement au Conseil de s'interdire jusqu’au plus léger examen du Bi. Ille pressait de le rejeter sans désemparer.

Les raisons que l’'Honorable Membre venait d'exposer à l'appui de cette proposition, n'étaient pas moins extraordivaires que le nouveau plan de conduite qu’il prétendait faire adopter au Conseil. Le gouvernement de sa ma- Jesté, avait-il dit d’abord, devait être suffisamment instruit de l’état des affaires dans le pays. Toute diseussion, tout examen était donc inutile. C’était-là, sans doute, un langage bien coniraire à celui de la veille ; mais ce qui devait étonner davantage, c'était qu’ensuite, par une contradiction encore plus étrange, l'Honorable Membre, dans une autre partie de son discours, perdant de vue ce qu’il avait dit dès le début, avait attaque les ministres, et leur avait reproché de l'ignorance sur cet article d’un ton qui pourrait paraître plus que leste, mêine dans une autre branche de la Législature si souvent en Lutte, dans le Consei!, à des traits d’une censure amère sous prétexte de la hardissse des discours de quelques uns de ceux qui la composaient.

En effet, suivant l'Honorable Membre, les ministres de sa majesté n'avaient pas même suivi les affaires du pays, ds en avaient absolument négligé les intérêts, leur politique avait été pleine de vacillation, leurs délais étaient impardonnables ; il attendait des hommes capables de donner leur attention à la siluation de la province.

Restait à l’Honorable Membre à faire voir comment ces extrèmes opposés pouvaient se concilier. Mais si cette dernière assertion était fondée, comme il (M. V.) le croyait bien sincèrement, c’était le motif le plus puissant que l’on put invoquer à l'appui d’un B2ll pour constituer un Agent et par là mème de le discuter, de l’examiner avec toute l’attention dont nous étions capables.

[l n'était que trop vrai de dire que le gouvernement de sa majesté n’était pas suffisamment instruit de la situation du pays. I1(M. V.) pouvait dire que les ministres ignoraient souvent jusqu’à l’état des questions qui s’y discutaient journellement depuis un si grand nombre d'années. IL (M. V.) pouvait indiquer de leurs dépêches laborieusement travaillées, après avoir consulté les officiers de la couronne et pris leur opinion pour la communiquer à l'appui de principes et de doctrines qui n'avaient jamais été contestés dans l’Assemblée, sur lesquels il ne s’était pas mème élevé de doutes.

Il (M. V.) demandait en même temps comment le gouvernement de sa majesté pouvait obtenir sur l’état du pays des renseisnemens bien exacts, quand ils lui venaient d’une administration et de fonctionnaires constamment en lutte avec ses habitans ? D’un autre côté, les voies de communication, toujours ouvertes autant que faciles à ceux qui se trouvaient ici revêtus du pouvoir, comme à ses partisans, ou ses favoris, étaient toujours hérissées de difficultés pour ceux qui réclamaient contre des abus,

I (M. V.) devait à ce sujet faire observer que, même pendant les deux ou trois dernières années, des particr.: liers avaient pu traiter avec l'administration locale sur es objets du plus grand iutérèt, de Fa plus haute impor-

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