‹ Observations de M. le maréchal-général [Bugeaud, duc d'Isly] sur le projet de colonisation présenté pour la province d'OranChapitre 16 sur 24 · QUESTION DES DÉPLACEMENS · texte numérisé non relu

QUESTION DES DÉPLACEMENS

A EFFECTUER POUR ASSIRER LA DISPONIDILITÉ DE LA ZONE A COLONISER AUTOUR d'ORAN.

Lorsque dans celte zone, nous avons comparé le faible chiffre (les populations avec la surface considérable des territoires qui

leur sonl ;illiil)UOS (Mclk ou Biil)cya), nous avons eu lieu de .siu,iialer les conséquences désavantageuses de cette disproporliun. Elle existe pour pres(iue toutes les tribus do la province. Une combinaison s'ollVe pour y remédier. Elle consiste à condenser la population de telle tribu sur une portion do son territoire, en appelant sur l'autre portion une population nouvelle prise, soit dans celles qui doivent successivement faire place à|la colonie, soit dans l'élément colonial lui mémo, lorsqu'il s'agira par exemple de la colonisation routière.

L'application de ce principe par 1 État dans les conditions de rareté de la i)oi)ulation assurera une disponibilité prolongée de terrains à la colonie. Dans les dé|)Iacemens, il est bien évident , d'après ce qui vient d'être dit , qu'il ne sera pas donné aux interressés dans leur nouvelle installation des surfaces égales à celles qu'ils occupaient, mais bien des surfaces réglées d'après leur force numérique, combinée avec les conditions statistiques dans lesquelles ils se trouvent, ce calcul sera facile.

Nous disons que cette disposition doit s'appliquer aux terrains Melk et Sabega. Pour les premiers, il y aura lieu à faire une expropriation ; pour les autres il n'y a que les impenses dont il faudra tenir compte pour donner des désinléressemens équivalents.

Dans le cas particulier qui nous occupe, l'émigration d'une partie des Beni-Ahraers-Cheragas en faisant rentrer la plus grande partie de leur territoire au domaine de l'État, offre pour les déplacemens à faire une surface étendue. Elle dispensera de recourir au moyen général indiqué. La possibilité d'en disposer exige toutefois quelques développemens.

Le territoire vacant appartient aux fractions suivantes des Beni-Ahmers-Cheragas dont nous donnerons en môme temps la situationdes populations au 11 mai de cette année.

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