‹ Observations de M. le maréchal-général [Bugeaud, duc d'Isly] sur le projet de colonisation présenté pour la province d'OranChapitre 17 sur 24 · U3 GO · texte numérisé non relu

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La surface du territoire de cciS diverses fractions est approximativement de Go lieues carrées.

Celui des Hazcdj y figure i)our prés de 1/3 soit pour plus 30,000 hectares; d'ailleurs les terres des Béni Ahmer Cheragas comp-

teiil parmi les plus fertiles do ia province : celle des Hazcdj oti particiiiior et ces dernières sufliraient seules pour satisfaire au deplac<inientde la ])opulation indigène qui doit évacuer ia zonecoionisable autour d Oran et lui offrir les conditions d'espace , de qualité du sol, et de salubrité. Celles de sécurité y seront elles réunies? Les causes qui préparèrent l'émigralion des Béni Ahniers ne subsistent elles pas encore? En effet vis-à-vis du Tessalah dans le sud s'étend une grande région, actuellement dépeuplée, vaste forêt par laquelle le^ bandes des Béni Matars, des Ouled Talagr et de tous les Sahariens de l'oue^it dirigent leurs incursions contre le Tell. C'est par là que les fugitifs du pays rentrent pour faire de fréquentes visites; c'est la route de,toules les iniluences malsaines qui viennent du Maroc travailler nos tribus du centre, navonsnous pas vu il y a à peine trois mois, les Douars et les Zmélas devenus tribus frontières par le départ des Béni Ahmers subir des malaises et des incertitudes, trembler dans Meletael y réclamer l'appui d'un camp? Un peu plus tard, former eux mômes desrassemblemeus de cavaleri;; pour couvrir leurs laboureurs à hauteur d'Agbeil ; cependant quelques semaines après, ils passaient tout d'un coup la montagne et s'avançaient jusque sur le Sarno pour y faire paitre leurs troupeaux. Les temps étaient devenus meilleurs sans doute, mais ils n'eussent eu ces alternatives de terreurs et de confiance si Sidi Bel Abbèseul été, ce qu'il deviendra un jour, un centre de population considérable, auquel s'appuyera un marzen, et où des établissemens militaires permanensplaceronl la réserve des troupesdela division d'Oran. Courte dislance de la mer, communications faciles avec Mascara pour l'Est, pour l'Ouest avec Tlemcen dont la route sur Oran deviendrait plus sûre, moyens daclion plus rapprochés des haut plateaux et dominant les iniluences de perturbation, protection plus efficace à l'installation coloniale, tout indique BelAbbès, ou tout autre point voisin, comme une position capitale dans l'ensemble des données de notre entreprise. Alors ce qui aura ses embarras dans un avenir rapproché, ce déplacement qui inévitablement devra atteindre, après les Garabas, les Zmelas et les Douars, se fera de lui même; donnez à ces tribus un territoire où ilans leur incompatibilité avec nous, elles puissent se retirer devant notre civilisation qui déjà les étouffe et vous les verrez s'y porter avec empressement. Le développement de Bel Abbès en est la condition.

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