OBSERVATION V
(Empruntée : au ANS de MX. Duplay et Mort, ratis générales. ;:
HE 55 0 ne médecine! ras D en x)
4 , UC YENM
J. Bas. 49 ans, ébéniste, couché au n° 2 dela Salle Saïnt:Bar-" : nabé (hôpital Saint-Antoine, service de M. . Duplay). IL porte depuis,
huit ans une ulcération au niveau des l articulation de la première avec
vent
HO
la deuxième phaldnge !du! gros orteil droit. M irait eu, ditil, une |
semblable ulcération;il y'a doué où quatorze ans au gros orteil gau <}) che sur un point out à fait symétrique et la guérisom de cette première ::":
ulcération aurait coïncidé, à quelques mois près, avec le. début de la
nouvelle.
Il y a quatre ans, ce malade commença à ressentir dans toute lé
tendue de la jambe droite des douleurs rapides, comme fulgurantes : ces élanééments commençaient le. plas souvent dans le ptit doigt du pied et parcouraient toute l'étendue du’ membre inférieur. : ils étaient
assez. vifs. pour l'obliger à s'arrêter,court pendant la marche. Ils surve- 1! naient quelquefois aussi, mais plus rarement, dans le! membre inférieur: 0:
gau che.
En même temps la MA fut, Ho quélqers mois incertaine, peu assurée ; le malade, d’après sa propre expression, chancelait comme un Ro ivre ; il avait en marchant la sensation d’une boule sous la plante ‘des pie Ces symptômes avaient disparu quand le malade entra à l'hôpital.
Il faut noter ehcore que le système usthtdiré est peu développé, ns et que! certains groupes (éminences thénar et SP mollets) 1
ont subi.un commencement d'afrophie.
Les!battements desradiales sont:faibles. Rien au cœur. Le malade 2u}
n’est pas alcoolique. Rien de particulier daus ses antécédents. .
— 83 Le -
Réflesions— lA près” ävoirprésenté: des'maux perto= rant$ il ÿ'à douze à à quatorze ans, lé malade en portait a L' depuis | huit ans, lorsqu’i il’ éprouya des douleurs fulgurantes partant, de ülcération, une gerlaine hésitation dans Ja
marche et. des troubles trophiques musculaires : autant, de .
symplômes qui-peuvent être rattachés. à une affection du système nerveux central et périphérique: id
OBSERVATION VI qu je.
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X Ai laitier) 32. ans, entré lé 24 août à 'hbgital Lait
ser vice: du D' Fernet (suppléé: par M: Hanot). Cet homme n'avait jamais été malade, lorsqu’én 1870 ‘il reçut
un coupide pied de cheval sur le genou gauche ; d'où arthrite ttauih-!
tique :qui le tint cinq mois au dit. En sortante l'hôpital il ne mar-
chait qu'a laide dé béquilles qu'il garda pendant un an.‘ Le'genou : était.ankyloséet:la jambe: notablement fléchie sur la cuisse/Plus tard :
la flexion a un peu diminué el X.a pi marcher en ne se Servant que d'une canne. t'iLUp 9 Aou 10 & le
En 1878, le gros orteil di devint tuméfé, rouge et douloureüx. X... entra à l'hôpital Larihoisière dans le service du Dr Tillaux qui diagnostiqua un’ mal perforant. Le ‘malade sortit au bout de six mois,
* guéri, ne gardant plus à son orteil que deux cicatrices punctiformés
et rétractées qui sont encore très apparentes aujourd'hui : l'une à la
face inférieure du gros orteil, entourée d’une. zône d'épaississement: épidermique, l'autre à 1e face PHÉTEUTÉ près da bord libre de l'on-,
ge. or, A partir deice moment, X:.. a remarqué qu’il marchait moins féci-
lement encore, attribuart cette! modification à l’état de:sonigros . Hoi
droit, sans l'analyser plus profondément... ; bajq ue 99682 |
1. shot AeREveS de physiologie, 1881, page 158. «Deux obser- : ;
vations'de mal perforant avec lathxié locomotrice. » 11"
En janvier: 4830,.X.. pomen ça; à JÉprouver/. par interalles ‘des, fourmillements, dans tout: le pied droit, fourmillements qui. s “élendaient, 1£% dans Ja jambe, la cuisse et la, fesse. Quelque. Lemps après, des four en 54 + millements” se produisirent aussi ans “ membre supérieur gauc he.
En nênié temps, ét “Yémärquait que la jainbe arène et lé bras gas che ‘pérdaiént inseñsiblement Iéar 1ôrce! museulairé! Plus NU jambebgaaclie; le éréux Æpigastriqué; la’ceinture/sont le siègetdésti1"
mêmes troubles de la sensihilitésiädares 19 ls1iaoo xu9y190 961474 La marche étant devenue très difficile, X... se fait admettre à l’hôpital.
En dehors de l’ankylose da genou gauche. it de l’impotence de la jambe gauche, on constate une diminution très notable de la force musculaire au bras gauche età la jambe droite, sans A ble, sans ataxte. Il y a sur cesiniêmés membres; anesthésie: nd absolue.à tous les divers-modes;d'explorationss 44671 osreoit Depuis. quelque:temps, les sensations. particulières resséntiesispon-, : tanément sur les membres,anesthésiés; atteignent parfois une ‘vivesin +: tensité ;,2e sont alors de véritables douleurs, d'ailleurs très passagères 11: Pas.de troubles. de là sensibilitéau: bras droit ni à la | jambe gâuche.: Depuis.un,mois environ; X... remarque. que le petit doigt et Van nulaire droits restent à demi fléchis et qu il ne peit les. tendre come : pRétempateatuut 4 cation hAdemut luivab Hosk 0 2070 8] as HE Pas.de paralysie d0 rectum ni (de là vessie. féfiaud"! Ÿ Dès: le commencement, d'octobre! 4880; bin de a. + ab, it solument,celle, nes BARIQUES : Jun fish moû #euly lasbiag gt bn | IUO UE 20) RS is SONG HO AGAINGTEEN Réflexions. — - Dans cêlle observation: Ja iarcpe” de ja.
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maladie est très ne En 1878 M. Tillaux diagnostique | rai un mal perloraut..qui ne:peut:êire attribuévà: une: lésion / te nerveuse-duerau 'coup!de pièdde cheval huit ans auparasos vant. Il siège au pied droit tandig' que létraumatigmié À pére"? sur le genou gauche. Dans l'intervalle de Lemps. qui sépare , l'accident de |” “pparition du mal. perforant,. Je maladesn'aæi;s,
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. prèsenté aucun ;sympt AVORTAU Ê faire songer à une lésion de la moelle. Ce n’est qu’en 1880 que se produisirent dés promtiers fourmitlements::d'aborddans le ‘pied droit où Hsiégédit ile mal! perforänt, pour: gagner ensuite 1" jafibe “droites 1e" Bras gauche: Enfh° HER car dstiqe" les
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k Œuwpruntée au: MÉMPITE, ue MM. | Dapley æêt re ésumée; sup
fooges nu 410 uoziôus 6 FIRE ns nait vo sigle ei leve ‘Françoise B.. 30° ans, journalière, bonne constitution ct | saplé gé< nérale parfaite, re à J'Antiquaille le, 20. Wal. 1869, pourçun ‘mal pérforaht, du pd ra à la, AE externe, du salon, Cette affection “première ulcération, une. “onde de. même, + mature, $ ce A e au niveau “de la tête ‘du cinquième, métatarsien. du «même pied. On note au début que. le pied est dévié en dedans de, sorte que, pendant la Mar- “che il appuie s sûr son bord exter ne. Quant aux orteils, als ne sont pas déformés. — En 1870, guérison :gomplète du mal perforant, après “désartiqulation du cinquième. mélatarsien, mais, le pied se dévie de plus en plus, en dedans. En mars, 1872, le mal, -perforant a récidivé, Ja moindre pression sur. le sol | provoque des douleurs qui s’ 'irradient. le Tong de la jambe, en, sorte > que; la. palale ne en | marcher qu'avec une “orteils ent la forme de griffes, | Amputation, de nr: jambe à au- rs des malléoles. sitidiandenr | etrojuor Jus ; ©'Rélesions. — Cette. malade 2 a, ab re max perforants, successifs. La, déviation de, plas. en: plus accusée.du pied:en. dedans.doit étre-attribuée à des troubles: lrophiques
d’origine as et peutiêtre déjà médullaire. *
tri oies 1403 1 TUTE
din-
© Ossenvarion VIN (persétinelle) pp CG8E u9 up J:9 a 89 sllsont
Debriu.., 43 ss: garçon delmagasin, “enttéle 49 mai 1882: à
. firmerie de Bicêtre, salle Nélaton n° 17. Il est, de bonne constitutionet
n'aurait jamais ressenti le moindre malaisé, jusqu’à l'affection qui l'a-
mène aujourd'hui à l'hôpital. - oo Il y a trois ans, il s'aperçut qu'il avait un durillon au niveau de la face plantaire du gros orteil gauche. Bien qu'il n’en éprouvât aucune douleur ni aucune gêne dans la marche, il l’excisa avec un rasoir, petite opération qu'il avait déja pratiquée plusieurs fois sans inconvénient, mais son incision porta trop profondément et amena une petite quantité de sang. "Il ne s'en préoecupa ‘pas et continua à faire son travail. La plaie au lieu de marcher vers la guérison, prit un aspect spécial : elle était, dit-il, profonde, irrégulière, né Sécrétant pas beaucoup de pus: et complètement indoor :‘ ce qui explique qu'il put
faire son métier pendant éncore deux ans sans recourir à aucun lraite-
ment. Un an après le début de l’ulcération, il rémarqua que la perte de la sensibilité qui état partie du point lésé et étendue progressivement occupait le membre inférieur jusqu'au milieu du mollet. Du pied atteint, il ne sentait par la consistance du sol sur lequel il marchait :. il éprouvait la même sensation que S'il eût marché sur du coton.
Il entra alors à la Charité pour se faire soigner de son ulcération qui date de deux ans. Il est admis dans le service de M. Gosselin
‘qui constata l’insensibilité du pied et de la partie inférieure de La
jambe gauche, et aurait proposé, dit le malade, lamputation de l'orteil ulcéré, mais il n’aurait pas tardé ä modifier son traitement et quinze jours plus tard, le malade quittait l'hôpital presque guéri de son mal perforant par le repos et les cautérisations au nitrate d'argent, mais conservant toujours l’insensibilité. Se Bien que M. Gosselin ait prévenu le malade d’une récidive probable, celui-ci reprit aussitôt son Uravail'et deux semaines après sà Sortie, il constata un nouvelle) ulcération Sémblablea (la première et siégeant à la même. place. De plus, il aurait ressenti à diverses réprises pendant la marche, alors qu'il commenéait à être; fatigué et:‘uniquement : das
le membre malade," desfdouleurs très- vives! s'élançant du crèux poplité vers la” région inférieure! Ces douleuts élaiënt ? tellement vio= . lentes que le malade était obligé de s'arrêter, éllés étaient aussi ‘exces2 sivement rapides, disparaissant spontanément. Jamais elles n’auraient été perçues lorsque le malade était au lit. Jamais de douleurs lantinantes ni térébrantes, jamais de douleurs en ceinture. Mais le malade se plaint aussi dans la partie insensible d'une sensation de cuisson, de brûlure, exagérée par la chaleur du lit.
Le 19 mai, il entreà l’infirmerie de Bicêtre, où nous avons pu le voir et constater l’ulcération présentant les ‘caractères classiques du mal perforant, et la persistance de l’anesthésie qui occupa toujours lé mème espace. Nous constatons aussi que le malade n’a pas de varices apparentes et que les artères ne semblent pas athéromateuses, En pratiquant avec la sonde cannelée l'exploration de lulcère, on arrive facilement sur les parties osseuses dénudées des première et deuxième phalanges. M. Gillette fut obligé de les ruginer et laissa le malade au repos jusqu’à la fin de juin où à deux reprises il cautérisa les fongosités avec le chlorure de zinc.
Actuellement (4 juillet) le malade est considéré comme guéri, l'ulcération est cicatrisée, mais il subsiste une ankvylose des phalanges ruginées. La sensibilité est revenue complète, le malade sent la piqûre de l’épingle, la différence de température des corps, et même le plus léger contact. Les mouvements des jambes sont exacts et bien coordonnés ; le malade marche avec aisance, s'arrête sur place au moindre commandement, se tient debout et marche sans hésitation les yeux fermés ou dans l'obscurité, et reconnaît facilement la nature du sol
sur lequel il marche. Les réflexes rotuliens sont plutôt exagérés ; le réflexe plantaire gauche est aussi très accusé; les réflexes épitrochléens sont normaux. Rien de particulier à noter du côté des organes des sens, pas d’altération du goût, aucun trouble de l'ouïe ni de la vue. Pas de troubles d'estomac, pas de migraine; rien du côté de la vessie ni du rectum. La pression sur la colonne vertébrale est indolore. Depuis qu’il est en traitement à Bicètre, le malade n'aurait plus ressenti ces douleurs vives et passagères qu'il accusait pendant la marche avant
son entrée.
Blanchard 6
939$ 6 Les antécédents héréditaires. n'indiquent rien d'important. Le.malade n’a pas. fait de maladie.antérieure: Il nie-la:syphilis dont on ne, trouve aucune trace. Îl:nie aussi: l'alcoolisme; cépendant.on remarque un; léger Kromblment des doigts lorsqu'il tient la, main étendue... Réflexions. =: Chez ce malade, il n ÿ à pas encore de signe saillant d'affection spinale, mais èn face dés douleurs vives que ressent le malade, douleurs s élançant du creux poplité vers la région inférieure et surtout en, face, de l exagération des réflexes rotuliens et du plantaire , gauche, On est admisà se demander si pour le pronostic on ne.doit pas. être très’circonspect, et/s'il. ne faut pas songer au début: d’une affection spinalé plus grave qui ti bientôt avec lou : son corlège de symplômes.