CHAPITRE Hi PATHOGÉNIE
N'ayant pas eu la bonne fortane de pouvoir étudier un
membre atteint de mal perforant, nous serons très-bref au sujet de l'anatomie pathologique: Nous ne cilerons que
les points saillants qui, dans les aulopsies failes à ce sujet, nous paraissent les plus utiles pour ‘essayer d'expliquer les rapports qui unissent le mal perforant aux affections spinales. Nous n'avons pas à décider si'toute ulcération désignée sous le: nom de mal perforant, reconnait une même et unique:origine, il nous importe surtout de savoir que le plus souvent elle peut être attribuée äune lésion nerveuse. En effet:on trouve les cordons nerveux aügmentés de vo-
lame par prolifération du tissu cellulaire, surtout à la périe
phérie, les fibres nerveuses sont dégénérées, en un mot on constate tous les caractères d’une névrite chronique. On
savait depuis: longtemps que les lésions médullaires $’ac: ! compagnént souxenE de ‘dégénéralion descendante qui se” propage: jusqu’à: l'extrémité: des nerfs.icil ebt adimis var? présque:tous les'auteurs qu’il est dans! laïmature hiôme des affections nerveuses dé s'étendre à:toute l'étendue dû ‘con! ducteur et aujourd’hui ils test:‘démontré- que les » lésions”
périphériques peuvent à leur tour, suivant une marche inverse, déterminer diverses allérations du névraxe: M, Tée
AD denat (1) dans une thèse à laquelle nous faisons de nombreux emprunts, résume ses idées en disant : « Toute altération d’un nerf peut, dans, certaines conditions, particulièrement quand ily a névrite, déterminer des lésions ascendantes, dans les plexus, dans la moelle, peut-être même dans les centres moteursencéphaliques. Les altération médullaires, tantôt restent limitées aux groupes cellulaires en rapport avec le nerf malade, tantôt passent au, groupe homologue de l’autre moitié du névraxe, enfin
elles peuvent s'étendre plus:ou moins: loin au-dessus «et: au-dessous en donnant lieu à des ee diffuses où sys+
témaliques. NT
Vulpian, Leyden, Déjerine, Talamon ont cité-des en sies dans lesquelles à la suite d'anciennes amputations,: ils: ont.observé une atrophie plus où moins complète de la! région de. la moelle à laquelle se:rendént.les nerfs du mois: gnon.. M. le professeur Vulpian cite dans sa clinique de las Charité le:cas d’un malade: qni pendant son: enfances’étaits brûlé Ja main gauche dont il ne restait: qu'un :moignon : informe. À 49 ans, paralysie et atrophie «des muscles du ! membre supérieur droit sans douleur ni dans‘ le rachis, ni
ailleurs. La lésion se serait donc étendue d'un côté à l’auc tre de la moelle.Dans un fait qui-a ‘été communiqué à
M. Tédenat,(2) par M. Tessier de Lyon,-une gelure des » orteils du pied. droit :s’accomipagüa: aw bout :de quelques jours d’une douleur: dans le sciatique: du même : «lé, puis: re de douleurs. profondes aux Jlombes et! de ous: RE NE
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sens et.moteurs. de . spinalén: jus 9 1
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1! Thèse d’ sgrégaion, Paris 180.