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M. Etienne (4) dans sa thèse inaugurale Cite deux observations qu'il doit à l’ obligeänce de M. Terrier et qui toutes deux sont des types de névrite ascendante. Dans chacune on peut suivre pas à pas les progrès de la maladie. La première se rapporte à une brûlure profonde de la cuisse gauche qui détermina une névrité ascendante, une myélite conséculive, enfin une atrophie et une contracture des muscles des membres inférieurs et quelques troubles sensitifs. Dans la seconde, c’est une amputation de la cuisse droite en juillet 1876. En novembre 1877, signes de névrite dans le moignon, douleur lombaire. puis douleur et affaiblissement dans le membre opposé, s’accompagnant de quelques troubles trophiques.
M. le professeur Hayem cite dans le Bulletin de la Société anatomique 1875-76, les remarqnes qu'il a faites à l’autopsie de malades morts, six en 24 ans, après uneamputation. Les nerfs du côté amputé étaient bypertrophiés et présentaient une hyperplasie du tissu conjonctif interfasciculaire.
Tous les détails dans lesquels nous venons d'entrer et tous les faits que nous rapportons, qui au premier abord semblent un peu en dehors du sujet, ont pour nous une grande importance, car ils nous montrent une névrite chronique se propageant de la Pos au centre, et des nerfs à la moelle.
Voici au surplus ce que dit à ce sujet, Weir Mitchell (2) : « La névrite D TPRUINE a une tendance constante à se pro-
1. Thèse de Paré 2, Weir Mitchell. Des lésions des nerfs et de leurs conséquences
Traduction de Dastre, 1874.
| pes nil pager de la périphérie vers les centres.et-à compromettre ainsi de nouveaux nerfs. C’est un caractère. presque absolu, de la névrite chronique et de: la sclérose, inflammatoire: ou non. Il est possible que la sclérose des cordons nerveux. ne soit pas précèdée d’une névrite, mais c’est. loin d'être certain. Je ne connais pas de moyen de diagnostiquer ch, niquement une ancienne névrite chronique d’une sclérose.»
Des expériences viennent encore confirmer la possibilité et la fréquence d’une lésion spinale succédant à une lésion nerveuse périphérique, bien que les résultats auxquels. sont arrivés les nombreux expérimentateurs qui se sont occupés de la question soient un peu. différents.
M. Hayem (1) arrache le sciatique chez, un lapin et sacrifie l'animal deux mois après : il trouve dans la région correspondante au sciatique un épaississement des méninges et de pelites adhérences celluleuses, la moitié de la mœælle de côté lésé est atrophiée, traînée. cicatricielle correspondant aux derniers nerfs lombaires et aux: deux premières paires sacrées. Au-dessus, au niveau et au-dessous de l’origne apparente du nerf sciatique, atrophie: générale. de la moitié lésée. Cette atrophie des cellules se poursuit dans. toute la partie de la moelle qui correspond. à la région: du sciatique, mais on la relrouve aussi au-dessus de l’origine, apparente de ce nerf. Elle, va en s’amoindrissant. et les cel-. lules nerveuses réapparaissent à deux centimètres enviran au-dessus du premier des nerfs qui concourent, à la. formation du sciatique. Cependant à on. centimètre plus baut (soit à trois centimètres au-dessus de l'arrachement), Î