‹ Observations et recherches sur la folie consécutive aux maladies aiguësChapitre 6 sur 14 · CA · texte numérisé non relu

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syncope, la température du corps s'abaissa considérablement et les doigts présentèrent le phénomène de la roideiir cadavériqu3. Par tous les moyens possibles, on essaya de ramener la chaleur à la périphérie; des frictions irritantes, des briques chaudes, l'enveloppement dans des linges chauds furent successivement employés. Après deux heures de tentatives, le malade sortit de cet élat, et le lendemain, quoique très-faible encoi'e, il se trouvait hors de danger. La convalescence arriva rapidement, et la première fois que notre malade essaya de se lever, il était à peine debout qu'il resta dans la position dans laquelle il se trouvait, les yeux démésurément ouverts, sans oreille et sans voix. Nourri avec soin et baigné plusieurs fois en quelques jours, il revint complètement à la santé; cet état de stupeur avait disparu.

Nous avons insisté au sujet d'une observation de fièvre typhoïde, sur le rôle qu'a dû jouer l'hémorrhag'ie intestinale abondante dans un état voisin de la stupeur. Nous ne pouvons mieux faire que d'établir un rapprochement entre ces deux observations.

Observation XLIII.

(Inédite, choléra, stupeur consécutive.)

A la même époque, je fus appelé auprès de la femme d'un petit commerçant. Brune, maigre, te npéraraent nerveux, d'un caractère Irès-irritable, subissant l'influence d'une véritable terreur.

Atteinte par la maladie depuis la veille, elle semblait être au moment de passer de vie à trépas. Les inspirations étaient rares et saccadées; les yeux excavés et à moitié ouverts ne laissaient apercevoir (|ue la partie de la sclérotique inférieure à la cornée.

Je la fis frictionner fortement avec des linges chauds, et lui fis boire quelques cuillerées d'une potion cordiale. Le pouls se releva lentement, et le soir même elle était en pleine période de réaction avec délire.

Combattue d'une façon appropriée, cette période céda et la convalescence s'établit.

^ Mais à peine rendue à la santé, celte dame tomba dans un état d'abattement qui arriva promplcment à la stupeur.

Après deux semaines, ce trouble mental avait disparu. Par l'adnistratuju des toniques et des bains, le retour des forces avait ramené la santé.

Observation XLIV.

[Gazette médicale ; service de M. Rayer. 1832, p. 216.)

Un malade soigné par M. Rayer el guéri du choléra algide a présenté pendant deux ou trois jours une sorte de délire non fébrile. Interrogé sur son état, il prétendait être sorti de l'hôpital, s'être rendu dans la rue Saint- Antoine, etc.; d'ailleurs il répondait juste aux aulres questions qu'on lui adressait. Ce délire passager a complètement cessé par l'application de l'eau froide sur la tête.

Ici comme dans la fièvre typhoïde, nous trouvons deux groupes de faits. Souvent il n'existe qu'un des symptômes de l'aliénation, une ag'itation maniaque ou de la stupeur. Ces accidents se dissipent promptement, mais, dans tous les cas, ce qui nous frappe, c'est la prédominance des hallucinations, et ce qui est encore dig-ne d'attention, c'est la hénig-nité de ce délire.

Dans deux circonstances nous voyons l'apparence de la paralysie g-énérale d'une part, et de l'autre l'épilepsie ; c'est pour des cas semblables qu'il eût été intéressant de rechercher avec soin les causes prédisposantes, car ici nous aurions sujet de fan^e les mêmes remarques que pour la fièvre typhoïde.

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