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ENGORGEMEINT DU MOYEN LOBE

Toutes les altérations que nous avons vues se développer dans les lobes latéraux de la prostate , sous l’influence de l’irritation ou des progrès de l’âge , peuvent survenir dans sa partie postérieure et supérieure , c’est-à-dire dans le moyen lobe.

A mesure que le lobule devient plus volumineux , il soulève les membranes musculeuse et muqueuse du col vésical, et leur fait former sur ses côtés deux ailes qui, considérées dans leur ensemble avec la tumeur , forment un obstacle trans-

versai qui rendles émissions déplus en pius gênées et les évacuations de la vessie de plus en plus incomplètes.

Quand cette tumeur du moyen lobe adhère à la prostate par une base large, la difficulté d'uriner est à peu près la même à toutes les époques de rémission et dans toutes les attitudes du corps; la I tumeur étant immobile , il ne peut pas survenir ! dans iWifice du canal une différence capable de •diminuer ou d’augmenter notablement la grosseur, •la projection du jet urinaire. Mais si le moyen lobe tuméfié tient à la prostate par un pédicule flexiM'e qui lui permette de s’élever , de s’abaisser, de se déjeler d’un côté ou d’autre , il peut , selon la position qu’il prend, ne pas nuire à l’émission , le gêner plus ou moins, et enfin la supprimer complètement. Le décubitus sur le côté et sur le dos sont les attitudes qui, dans les cas de ce genre, facilitent le plus l’excrétion des urines.

Le diagnostic des tumeurs pédiculées du moyen lobe n’est pas chose facile, surtout quand aucun engorgement des lobes latéraux , appréciable à travers le rectum, n’appelle vers la prostate l’attention du praticien. Ces tumeurs donnent lieu I aux symptômes les plus caractéristiques des calculs t vésicaux , quelques praticiens ont pu s’y méprenj dre. Cette erreur est d’autant plus facile, que , l chez beaucoup de malades, ces moyens lobes, i mobiles quoique fort volumineux, ne s’opposent

point au calhélerisme. Dans ces cas , il faut s’aider de tous l'es moyens d’investigation imaginables, se servir du stéthoscope pour s’assurer qu’il existe ou n’y a pas de calculs dans la vessie, et enfin conclure cjue les symptômes sont dus à la tuméfaction du moyen lobe, si rien ne démontre l’existence d’un corps étranger dans le réservoir urinaire.

La maladie ne se présente pas toujours dans cet état de simplicité ; pour peu qu’elle soit ancienne, des calculs se forment par l’agglomération des sels urinaires et des produits morbides vésicaux que la tumeur empêche de s’écouler au dehors ; des ulcérations surviennent, et alors les symptômes présentent une obscurité au milieu de laquelle l’œil le plus clairvoyant ne saurait apercevoir la vérité.

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