‹ Observations et réflexions sur les phlegmasies de la prostateChapitre 12 sur 25 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Quelle que soit l’intensité de la prostatite , si elle est aiguë , se développe chez des sujets vigoureux et dont les appareils génito-urinaires n’ont pas encore été affectés , elle ne doit inspirer aucune crainte.

Le pronostic est plus grave quand elle est compliquée d’une affection générale qui ne peut point

êire irninédiütenicnt conibatlue. 11 6sfc bien plus fâcheux encore si, dans la porlion spongieuse ou membraneuse de 1 uretre, il existe depuis loiiglems un obstacle à l’émission des urines. Dans ces cas , on doit redouter que le tissu de la prostate , la vessie , les reins ne soient altérés par une I ancienne irritation, que la phlegmasie aiguë ne s’étende jusqu’à eux et n’entratnç les accidens les I plus graves.

I Quels que soient les désordres produits par la plilogose, s’ils sont bornés à la prostate et si la ! phlegmasie est aiguë , ils sont susceptibles de guérison.

Les cas de terminaison heureuse des maladies ’ chroniques de la prostate ayant été jusqu’à présent excessivement rares , il n’est pas étonnant que les praticiens en aient tiré un pronostic généralement fâcheux. Mais maintenant quç- l’exç périence a signalé des moyens capables de remé- 'i dier à beaucoup d’entr’erles, nous devons avoir ! de plus grandes espérances de succès. Des obser- ^ vations en assez grand nombre ont démontré à ^ M. Lallemand et m’ont convaincu que les engor- '■ gemens du tissu cellulaire et les suppurations chroniques de la prostate ne doivent point être considérés comme au dessus des ressources de l’art.

Les indurations cartilagineuses de la prostate , résultats d’inflammations plus ou moins souvent répétées, et surtout celles qui tiennent aux pro-

grès de l’âge ne présentent pas des chances de guérison.

Les varices de la prostate sont en quelque sorte incurables , surtout si elles sont accompagnées d’hémorroïdes. Comment exercer sur ces veines variqueuses une action mécanique ou chimique qui puisse leur rendre le ton qu'’elles ont insensiblement perdu? Dans ces cas , on doit toujours redouter les hémorrhagies.

Les engorgemens du moyen lobe sont une ma^ ladie très grave, le plus souvent compliquée d’engorgement des lobes latéraux, de calculs, de gra* viers. Aussi faut-il porter sur eux le plus fâcheux des pronostics.

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