TRAITEMENT
Éviter la terminaison de la prostatite par suppuration ; l’empêcher de passer à l’étal chronique ; procurer artificiellement aux urines un moyen d écoulement quand leur rétention menace de compromettre les Jours du malade, telles sont les indications que le praticien doit s’efîorcer de remplir.
Quelle que soit la cause du mal, pour atteindre ces résultats importans, on doit attaquer la pblegmasie par des saignées générales relatives au degré de prédominence du système sanguin , a celui
(le gêne survenu dans l’émission des urines , et non en rapport avec l’intensité des douleurs, parce qu’il est des malades extrêmement sensibles et qui supportent mal les perles abondantes de sang.
Si l’état du pouls ne permet plus la saignée gé-' nérale, c|uand la constitution du malade ne veut que l’on y ait recours, il faut dégorger les capillaires du bas-fond du bassin, du périnée, au moyen des sangsues , des ventouses scarifiées , et même des sangsues appliquées à la paroi recto-r prostatique, à l’aide d’un spéculum convenablement disposé.
Des bains de siège émolliens et narcotiques prolongés seront prescrits et des cataplasmes de même nature maintenus au périnée.
Les boissons rafraîchissantes acidulés cpie la fièvre fait beaucoup appéter ne doivent être permises qu’en petite quantité, dans le seul but de calmer la soif qui dévore le malade. Prises en trop grande abondance , elles donneraient lieu à une prompte distension de la vessie, circonstance qu’il faut retarder autant que possible.
Quelles que soient les précautions dont on use a cet égard, si la maladie se prolonge, la vessie se remplit, se distend ; si l’évacuation de l’urine devient indispensable , il faut en venir au cathétérisme. Autant que possible, celle opération doit cire précédée cl’une saignée générale ou locale ; une évacuation sanguine pratiquée alors dégorge