N° II
Deux blennorhagîes , retour de l’écoulement à l’étal chronique, rétrécissement, phlegmasie de la prostate , priapisme durant l’émission de l’urine , diminuUon du jet urinaire. — Ployage , fatigue , rétention d’urine , cathétérisme difficile et douloureux ; l’émission urinaire devient plus gênée ; accès de fièvre, vésicatoires au périnée , plusieurs traUemens mercuriels , quinquina , antispasmodiques ; l’état du malade s’aggrave , l’urine ne peut s’écouler qu’au moyen des sondes , et le cathétérisme exaspère les accidcvi^- — Cautérisation du retre
cîssameïil , l’excrétion de l’urine est plus aisée et infinU ment moins douloureuse. >— Nouvelle cciutérisalion de l’obstacle, une sonde n° i‘2 pénètre dans la vessie. — Rhumatismes graves , synapismes ; ces derniers accidens se dissipent; la suppuration de la prostate reste abondante , le malade est épuisé , son état généred est deplorâble. — Bains sulfureux artificiels , les forces se raniment, le pus se fait jour dans le rectum. — Bains sulfureux artificiels , la siqjpuration diminue insensiblement, bains de Baréges , la suppuration se manifeste à des époques plus éloignées , devient moins abondante ; la santé s’améliore , se rétablit prescpie complètement.
M. G capitaine d’artillerie, d’une consli-
iLition sèche et robuste, contracta en 1812 une blennorhagie simple qui , traitée avec soin , disparut entièrement au bout d’un mois.
En 1815 , seconde infection semblable , qui , traitée de la même manière , se termina aussi promptement.
En 1816 , retour de l’écoulement à l’état chronique , douleur au gland, érection de la verge pendant l’émission de l’urine , diminution du jet, sentiment d’embarras dans le canal, et de pesanteur au périnée. Peu à peu augmentation lente mais progressive des symptômes ; priapisme déterminé par le passage des premières gouttes d’urine.
En juin 1822 , à la suite d’un voyage fatiguant, rétention d’urine complète, accompagnée du même état de priapisme ; tentatives infructueuses de ca-
lhelerisme, inlroduclion d’une bougie de gomme élastique très délice; à son passage au col de la vessie, le malade éprouve lu sensation d’un corps dur qui parcourt la surface d’une plaie. Bains , saignées, boissons adoucissantes.
Depuis lors , le jet de l’urine diminue encore de jour en jour, ou , pour mieux dire , le malade n’urine ordinairement que goutte k goutte, à cause du violent état d’érection qui s’empare de la verge sitôt qu’il passe quelques gouttes d’urine dans le canal , l’écoulement augmente ; la marche pendant une demi heure , ou la simple station pendant un quart d’heure , ne manquent jamais de produire une pesanteur insupportable au périnée, accompagnée d’une douleur violente, et en meme tems d’élancemens veis la fosse naviculaire , semblables k des coups de canif donnés précipitamment. Quelques inslans cîe repos ou la simple compression du périnée font k l’instant disparaître cette sensation. La plus légère fatigue détermine des accès de fièvre pendmt plusieurs jours.
Un grand nombre de médecins consultés ont
eu des opinions difierentes sur la nature de la maladie , et par consé([uent sur le remède k lui oppi s 'r. L’un fil des applications de vésicatoires k la partie interne des cuisses ; un autre prescrivit un fort traitement mercuriel a 1 ultérieur; immédiatement aj)rès, un troisième médecin fit
faire un autre traitement mercuriel énergique par les frictions. Plus tard , on essaya d’arrêter l’écoulement à l’aide de bains de siège froids, qui faillirent faire périr le malade.
On administra aussi le quinquina sous toutes les formes pour arrêter les accès de fièvre dont le malade était tourmenté, et, malgré ses mauvais effets , on y revint très souvent ; on n’épargna pas non plus les antispasmodiques ; enfln chacun combattit un symptôme de la maladie ou une cause imaginaire , et personne ne pensa à un rétrécissement du canal. Cependant le capitaine G... a toujours eu l’attention de ne consulter que des praticiens d’une réputation bien établie , et dont quelques-uns jouissent d’une certaine célébrité.
A partir du mois de novembre 1826, le besoin d’uriner devient presque continuel ; le passage des premières gouttes d’urine produit une vive douleur et renouvelle le priapisme. Dans ce moment la peau de la verge , et surtout le gland, prennent une teinte violette, toutes les veines se gonflent , les gouttes d’urine se succèdent len- I tement , et tant qu’il en passe , une vive douleur 1 se fait sentir le long du canal sans aucun méi lange de plaisir , sans le moindre désir vénérien j ' une cuillerée d’urine s’écoule ainsi dans l’espace d un quart d’heure , après quoi la vessie cesse de se contracter , et l’érétisme de la verge tombe I pour se renouveler bientôt par le retour de la
cause qui Fa produit. Les efforts expulsifs deviennent tels, qu’ils produisent souvent l’excrétion des matières fécales ; aussi , dès que le besoin SC renouvelle, le malade se hâte de prendre des précautions pour en prévenir les effets ; mais il lui arrive quelquefois de n’en avoir pas le tems. Les élancemens du gland , la douleur et la pesanteur du périnée produits par la marche et la station augmentent encore ; la fièvre est à peu près continue.
Enfin le médecin reconnaît la maladie , mais il essaie vainement de pénétrer dans la vessie , et
conseille au capitaine G de venir à Mont- i
pellier.
Du 10 au 17 novembre, on prend des empreintes et on fait des tentatives infructueuses de cathétérisme ; la sonde , après avoir franchi un premier rétrécissement , est toujours arrêtée dans la portion prostatique où l’on croit en reconnaître ■ un second. Ces recherches produisent chaque fois : une augmentation de l’éréiisme et de la sensibilité du canal , de la fièvre , etc. , etc.
Le 19, une sonde métallique pénètre dans la vessie , on l’y laisse 18 heures , sa présence exaspère l’inflammation , les accès de fièvre reviennent plusieurs fois par jour. Depuis celle époque, l’émission des urines ne peut avoir lieu sans le secours de la sonde , mais on ne parvient pas sans peine à l’introduire , et son emploi est tou* 'Il
jours suivi des mêmes accidens ; ilsV joint de douleurs vives dans les aines et les reins ; la suppuration devient plus abondante.
C’est dans cet état que M. Lallemand trouva 1 le malade au commencement de décembre ; il re- : connut, à l’aide du porte-empreinte , un rétrécissement à cinq pouces et demi ; il le franchit cependant avec facilité à l’aide d’une sonde n° 2 , et vida la vessie.
La prostate , explorée à travers le rectum , lui j parut petite et flasque, tandis qu’un de ses esti- 1 raables collègues Lavait trouvée , quinze jours auparavant , volumineuse et tendue. Immédiatement . après , il cautérisa le rétrécissement.
Quoique le malade eût à peine souffert, il resta dans la plus grande anxiété. Jamais on n’avait i introduit de sonde ni de porte-empreinte , sans qu’il en soit résulté de graves accidens ; il s’at- ' tendait donc pour le moins à une rétention complète ; il redoutait le moment où il serait obligé d’uriner, mais au bout de quatre heures, et à son grand étonnement , il n’éprouva ni douleur ni érection , et vida complètement sa vessie par un jet gros , plein, non interrompu ; cet état se soutint les jours suivans ; il n’eut pas le plus léger mouvement fébrile.
Une seconde cautérisation, pratiquée huit jours apres , acheva la destruction du rétrécissement. Après la chute des escarres, M. Lallemand in-
sans
troduisit dans la vessie une sonde n° 12 difficulté.
Depuis celte seconde cautérisation , l’émission des urines eut lieu comme en santé. Ainsi , la première cautérisation fut immédiatement suivie d’un changement total dans la position du malade; le traitement eût été complètement ter- ' miné en 8 jours , sans la moindre douleur, sans » le plus léger accident, si l’affection de la prostate | n’en eût pas produit d’autres plus graves. j
Après la chute des escarres , M. Lallemand es- | pérait voir diminuer ^écoulement du canal. Cependant , loin de là^ il devint encore plus abon- i dant et tout-à-fait purulent ; trois serviettes suffisaient à peine tous les jours pour l’absorber , encore le malade en jetait-il une partie.
Cette énorme quantité de pus ne pouvait provenir que d’abcès formés dans la prostate et ouverts dans le canal. Celle supposition , d’ailleurs, expliquait la différence observée dans cet organe \ à quinze jours d’intervalle, car on l’avait trouvée j tendue et volumineuse , et M. Lallemand l’avait I sentie petite et flasque. C’est sans doute aussi J le gonflement qui avait mis tant d’obstacle à l’in- | Iroduclion de la sonde dans la vessie , et arait fait croire* à un second rétrécissement. Il était donc évident que la prostate était en suppuration.
Mais ce n’était pas tout : l’urine déposait en; vil on le quart de son volume de pus épais et jau ‘
nâlre , parfaitement lié. Quand on avait décanté Furine , le dépôt ressemblait parfaitement a du pus qu’on aurait tiré d’un vaste phlegmon ; il en avait même l’odeur fade , quelquefois seulement I il était d’un jaune verdâtre.
En même tems le malade éprouvait ^ dans la j région des reins, une douleur et une pesanteur i habituelles ; il y ressentait des battemens répétés, 1 semblables à des coups de canifs séparés les uns i,‘ des autres par un repos de la durée d’une seconde; I chacun de ces élancemens étaient si violens , qu’il !i arrachait un cri ; ils cessaient après une ou deux i: minutes pour revenir de la même manière plui sieurs fois par jour. Plus tard , ces élancemens i furent remplacés par des battemens ou par la seni salion d’une goutte de liquide qui tomberait sur ; la même partie ou qui s’en détacherait. La réu- I nion de ces symptômes fit croire à M. Lallemand à des abcès dans les reins ; enfin la fièvre devint presque continue , et la faiblesse extrême.
Le malade était sujet à des douleurs rhumatismales ;le froid rigoureux de 1829 les exaspéra d’une manière violente; elles se portèrent sur les articulations coxo-fémorales, puis sur les genoux, aux coudes , aux épaulés , sur le côté gauche de la poitrine ; la suffocation était imminente. Enfin survint un hoquet insupportable. M. Lallemand croyait la dernière heure de ce malade arrivée ; les altérations qu’il supposait exister - dans les
reins et la prostate ne lui laissaient d’ailleurs aucun espoir. Pour l’acquit de sa conscience , il , fit appliquer deux larges synapismes sur le thorax.
Le lendemain l’orage fut calmé. Plusieurs scènes analogues se reproduisirent presque sur le coup ; les coudes devinrent douloureux ; on y appela la : fluxion par des rubéfîans ; ils se tuméfièrent , et les , organes renfermés dans la poitrine se trouvèrent ; dégagés ; mais le malade était d’une faiblesse et ; d’une susceptibilité dont on ne peut se faire une idée ; sa maigreur était telle , que la peau menaçait de s’excorier sur toutes les parties saillantes. Pendant 15 jours, M. Lallemand crut chaque matin en apprendre la mort. Tout le traitement consista dans l’application de dérivatifs extérieurs , et le régime en bouillons et vin de Bordeaux.
Voyant qu’il avait résisté à cette crise terri- | ble , et ne pouvant lui administrer aucun tonique î à l’intérieur , M. Lallemand se décida , malgré ! les rigueurs de la saison , à lui faire prendre : des bains de Baréges artificiels. Le premier fa- tigua beaucoup le malade ; il eut une syncope pendant qu’on l’essuyait. Apres le troisième il siiivint une fièvre aiguë qui dura deux jours; mais . l’écoulement avait sensiblement diminué , ainsi i que la quantité de pus contenu dans 1 urine. Cette i circonstance engagea M. Lallemand à persévérer, ' et donna du courage au malade. Après deux au- | très bains la fièvre revint, et pendant quelques '
jours l’écoulement fut presque supprimé ; il re- Yinl ensuite malgré l’emploi des bains sulfureux , mais ils produisirent un autre effet j peu a peu l’appétit se prononça , la digestion s’opéra 'avec plus d’énergie , les forces se relevèrent , et l’affection rhumatismale disparut complètement. On ne pouvait méconnaître dans ce changement 1 effet de 20 bains que le malade avait pris dans l’espace d’environ deux mois , mais ils n’avaient produit aucune diminution dans la quantité de pus évacué par le canal ou mêlé à l’urine. L’eau de goudron , le copahu , la térébenthine, etc., avaient été donnés sans succès , ensorte que , malgré l’amélioration qui était survenue dans l’état général, M. Lallemand était bien convaincu que les désorganisations qui entretenaient cette énorme suppuration étaient au dessus des ressources de l’art. Le 18 février 1829 , il survint une violente indigestion accompagnée de vomissemens et suivie de déjections alvines très abondantes et très fétides. Ce nouvel accident semblait annoncer une diarrhée colliquative , mais il fut le signal d’une révolution complète dans lamarche de la maladie, j Le lendemain , l’écoulement était réduit à 7 ou I 8 gouttes de mucosités purulentes dans les 24 I heures , et le dépôt des urines avait diminué de moitié ; le surlendemain il avait presque disparu. Le dévoiement se ralentit , et l’on remarqua dans les matières fécales une matière semblable à du
chocolat au lait. Le troisième jour le malade rendit, à quatre reprises dilFérentes, au commencement de chaque selle , un demi verre de pus épais et sanguinolant , d’un jaune verdâtre mêlé de couleur de lie de vin. Plus lard , le pus 'fut rendu plus pur et séparément. Un autre besoin , annoncé par une sensation différente, produisait l’expulsion de matières fécales moulées , et d’un aspect tout-à-fait naturel. Ensuite le pus ne fut plus rendu que trois fois , puis deux fois dans les 24 heures. Enfin , au bout de deux mois , les selles purulentes cessèrent lout-à-coup à la suite d’un vomissement bilieux très abondant. Pendant cette nouvelle période , M. Lallemand fit prendre deux bains sulfureux par semaine ; leur effet tonique ne fut pas moins marqué que la première fois.
Il est difficile de se faire une idée du changement qui s’opéra chez le malade du moment qu’il vit disparaître la suppuration abondante qui avait lieu par le canal; une gaîté franche , vive et bruyante remplaça brusquement sa sombre taciturnité; ses rêves même étaient mêlés de chants et d’éclats de rire ; son appétit augmenta rapidement ; il reprit de l’embonpoint ; ses joues se colorèrent , et lorsque , au bout de deux mois, les selles purulentes eurent disparu, il se crut entièrement guéri.
M. Lallemand n’éprouvait pas tout-à-lait la même confiance pour l’avenir, parce qu’il voyait
I la suppuration du rectum reparaître quand celle du canal se supprimait. 11 est vrai cependant que [J l’une et l’autre avaient considérablement diminué, mais leur retour prouvait que le foyer de la suppuration n’était pas complètsment oblitéré.
Au mois de juin 1829 , le capitaine G... quitta l’hôpital dans l’état suivant :
11 urinait à plein canal, sans douleur, sans effort; les douleurs rhumatismales avaient entièrement disparu ainsi que les accès de fièvre. Depuis plusieurs mois , la suppuration ne s’était pas faite jour par le rectum ; l’écoulement qui avait lieu par le canal s’était réduit à un léger suintement muqueux qui augmentait de tems en tems , comme cela arrive dans les blennorrhagies invétérées ; l’urine était habituellement transparente , cependant de tems à autre elle se troublait et laissait déposer pendant quelques jours un sédiment muqueux , floconneux , mais jamais purulent ; les forces augmentaient de jour en jour , mais les jambes étaient toujours faibles , et la station prolongée produisait bientôt de la pesanteur au périnée; l’appétit était excellent; les digestions faciles , mais l’embonpoint n’augmentait pas en proportion des alimens ; le caractère avait repris sa gaîté habituelle , la sensibilité était toujours exhallée a un point extraordinaire : le simple récit d’une bonne action , d’un trait de courage, etc, , produisait une émotion assez vive
pour faire couler abondamment les larmes. Au reste , la situation physique et morale du capitaine G... était très variable , et , pour ainsi dire, intermittente; tous les 12, 15 jours plus ou moins, il éprouvait un trouble général dans l’économie ; l’écoulement urétral augmentait, l’urine se troublait , était rendue avec douleur ; le pouls devenait légèrement fébrile, la langue pâteuse, l’appétit nul, les idées sombres, etc. Après deux ou trois jours, ce léger orage s’apaisait, et tout rentrait dans l’ordre pour recommencer au bout d’un tems plus ou moins long.
M. Lallemand eut l’occasion de revoir le capitaine G après son retour de Baréges ; sa
santé générale s’était améliorée sous l’influence des eaux thermales ; il avait plus de force, meilleur appétit , un plus grand eaibonpoint , beaucoup plus de gaîté ; les accidens se renouvelaient moins souvent et se prolongeaient moins longtems , mais il rendait encore , tous les 3 ou 4 mois , du pus par le rectum en petite quantité, et pendant 3 ou 4 jours ; apres quoi tout rentrait dans l’ordre.
Les phénomènes insolites qui 'se manifestaient chaque fois que le malade voulait uriner , les accidens spasmodiques déterminés par l’introduction et la présence des sondes dans le canal ,
mellent hors de doute l’existence d’une ulcération de la muqueuse uréirale à l’endroit du rétrécissement.
Celte observation , très propre à donner une idée des phénomènes morbides que les ulcérations peuvent provoquer , démontre aussi d’une manière saillante l’efficacité instantanée de la cautérisation en pareille circonstance. Une foule de faits m’ont convaincu qu’on ne saurait trop se hâter de cautériser le point ulcéré ; c’est là le seul moyen de faire cesser immédiatement les douleurs atroces qu’éprouve le malade en urinant , de rendre aux urines leur libre cours, de mettre un terme aux spasmes , aux érections procurés par l’écoulement des urines. Du reste , la douleur que cause la présence de la sonde ne permet pas , dans ces cas , d’employer la dilatation.
La prostate fournissait des quantités énormes de pus, lorsque, pendant l’hiver de 1829, des rhumatismes aigus furent près de compromettre l’existence du malade. Quand ceux-ci eurent perdu de leur intensité , furent devenus chroniques , M. Lallemand prescrivit les bains hydrosulfurés dans le double but de dissiper les restes des douleurs , et de modifier la nature de la suppuration. Affaibli par les souffrances , probablement par les pertes jséminales et le régime , le malade eut peine a supporter la fatigue occasionée par les premiers bains ; ils ravivèrent la phlegmasie , pro-
cluisirent de la fièvre et l’ouverlure del’abcèsdans le rectum. La fistule urétrale s’oblitéra , et, à la longue , les évacuations de pus qui s’efïectuaient par l’organe de la défécation , diminuèrent de quantité de fréquence ; les forces digestives et générales se ranimèrent. Dans cette observation,' la puissance curative des bains de Baréges artificiels est aussi évidente que celle de la cautérisation ; il serait difficile de ne pas le reconnaître. Plus lard , les eaux thermales améliorèrent encore l’état général du malade, et quand il vint revoir M. Lallemand , il ne rendait plus du pus par le rectum que tous les 3 ou 4 mois.