‹ Observations morales, critiques et politiquesChapitre 17 sur 22 · SUR CETTE QUESTION · texte numérisé non relu

SUR CETTE QUESTION

PlOPOSiB EEf 1827 PAR L'ACADÉMIE DE CHALONS-gUR-MARNE :

« Que lie doit-être y en France, P influence du gouvernement représentatif sur la littérature ? »

La littérature est un de nos plus beaux titres de gloire , elle a rendu notre langue uniyerselle, et nous a mis à la tête de là civilisation : elle sera toujours pour nous un intérêt vif et puissant. La politique est un intérêt nou-* veau, né des besoins de Fépoque. Après avoir £ait de si ricbes conquêtes dans le domaine de rintelligencey après avoir joui noblement des plaisirs de Tesprit, les Français ont voulu s'occuper de leurs droits civils; ils les étudiant, les discutent aujourd'hui; et, fiers de leur position sociale , ils réclament des lois

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qui soient en harmonie avec leur pacte fondamental. Cest une iclée extrêmement heureuse^ et y raiment nationale ^ que d'avoir associé ces deux intérêts dans ime question où il s'agit de déterminer l'influence que l'un doit recevoir de l'autre. C'est en outré rendre un digne hommage à l'auteur immortel de la Charte^ ainsi qu'à son auguste frère ^ qui en a juré le maintien^ que de présenter ce bienfait sous un nouveau point de vue , et de rechercher sous combien de rapports nous lui sommes redevables. Je ne saurais résister à une occasion si favorable^ pour faire éclater à la fois tous mes sentimens , ceux de citoyen, de sujet reconnaiss^t et dévoué, d'amateur passionné des lettres. Que si mes forces ne se-^ ccmdent pas mon zèle et mes désirs^ si d'autres, pluA heureux et plus habiles , savent mieux que moi, Messieurs, répondre à votre appel et remplir de si nobles inteiitions, peutêtre mepardonnerez-vous de m'être présenté au concours, malgré mon insuffisance ^ la beauté du sujet excite trop vivement l'émulation pour ne point être une excuse à la témérité, et où il j a da l'honneur à combattre , il ne Sfiurait y avoir de la honte à succomber.

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