‹ Observations pratiques sur la prédicationChapitre 30 sur 90 · XI. DE LA HARDIESSE DANS LA PRÉDICATION · texte numérisé non relu

XI. DE LA HARDIESSE DANS LA PRÉDICATION

eux de dire à ses frères quand ils ont touché ou non la limite de la hardiesse permise ; mais on peut dire quand on croit l'avoir atteinte soi-même» sans la dépasser.

En 1850, un de mes collègues de FAsdemliilée nationale crut faire une chose utile en mettant à noa disposition une somme suffisante pour répandre en grand nombre parmi les classes ouvrières, au prix de 10 centimes, trois sermons intitulés : La Rencontre du Pauvre et du Riche (Prov. xxii, î) ; — Le Riche et le Pauvre, chefs de famille (1 Tim. V, 6) ; — et Le Riche et le Pauvre dans la patrie (Ruth I, 16). — (15% 16*» et 17*» discours du vi* Recueil). J*ai cru ne pouvoir répondre à ce qu'on attendait de moi sans exposer dans le discours sur le lien de famille les fatales conséquences de ces unions dépourvues de toute sanction légale et religieuse et qui dans le langage commun ont déjà un nom, tant elles sont devenues fréquentes. J'ai lieu de croire que cette prédication n'a pas été sans fruits, et rien ne m'a fait craindre qu'elle ait choqué, soit à l'audition, soit à la lecture.

Il peut arriver cependant que l'on froisse les sentiments de l'auditoire, non-seulement sans le vouloir, mais sans que rien au monde ait pu le faire craindre ou pressentir. Amsterdam est une grande

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