DES SERMONS SANS METHODE
La complication et la minutie des règles auxquelles les traités d'art oratoire veulent assujettir la composition d'un sermon, ne se réfèrent pas seulement à la disposition savante de ses parties, mais à l'œuvre même. Ces préceptes me rappellent toujours le mot du grand Condé sur la tragédie de Zénobie, de d'Aubignac, véhément défenseur de la fameuse règle des trois unités ; Condé savait trèsbon gré au poète d'avoir suivi les préceptes d'Aristote ; mais il ne pardonnait pas aux préceptes d'Aristote d'avoir fait faire une si mauvaise tragédie au poète. Il y a une foule de mauvais sermons anciens et modernes, où le mauvais se prolonge et se dilate pesamment à travers des divisions, des parties, des points, alignés avec uùe justesse et dans des pro-