H. ÉTUDES. — SC. NAT. XXVIL. 2. — ART. N
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une face interne, deux bords, l’un antérieur, l’autre postérieur un sommet et une base. La face externe est convexe; la face interne est arrondie dans sa moitié antérieure et assez fortement creusée dans sa moitié postérieure. Le sommet légèrement anguleux est projeté en avant. La base est circonscrite en dehors par un léger bourrelet qui contourne le bord postérieur pour prendre à la face interne un dévelopement considérable. Le bord postérieur est presque droit ; le bord antérieur, légèrement convexe, est relativement court par rapport au précédent qui est très oblique de bas en haut et d’arrière en avant.
La deuxième incisive est, comme on peut le voir par la figure 5, de la planche 1 de ce mémoire, absolument mieroscopique et elle rappelle, lorsqu'on examine, les petites dents si réduites de certains Chiroptères qui se trouvent être placées dans l’intérieur ou en dehors du rang.
Dans le cas qui nous occupe, la deuxième incisive ainsi réduite est située dans l’espace vide compris en dehors, entre la première incisive et la canine. Ces deux dents se mettent, l’une par son bord postérieur, l’autre par son bord antérieur, en contact, et il existe, d’après cette disposition en dehors et en dedans du point où ces organites se touchent, un petit espace rentrant. C’est dans ce petit espace correspondant aux faces externes de ces dents que se trouve être placée la deuxième incisive.
En présence de sa situation et du volume si réduit qu’elle possède, on doit se demander st le maxillaire que je fais connaître ne présehte pas une anomalie, ou bien si l’on n'aurait pas affaire à une dent de première dentition. La première supposition devait être être immédiatement écartée vu que Je possède trois maxillaires inférieurs de Necrolemur antiquus etque sur tous on note la disposition dont je viens de parler. À la portion antérieure du maxillaire, on voit l’alvéole d’une forte première incisive suivi de l’alvéole très réduit de la seconde, Pour résoudre la deuxième supposition, j'ai fait sauter la paroi
externe du maxillaire et je n’ai trouvé aucune trace de dent en ARTICLE N° Î.
MAMMIFÈRES FOSSILES D'EUROPE ET D'AMÉRIQUE. 7 voie d'évolution. L'état avancé d'usure que présentait Le reste de la série dentaire rendait d’ailleurs fort probable le résultat de cette dernière recherche. Par conséquent normalement chez les Necrolemur 1l existe deux incisives, une interne très forte, constituant la dent la plus développée de toute la série, et une incisive externe complètement atrophide et en voie évidemment de disparition. C’est là un fait important au point de vue de l’évolution, car jusqu'ici l’on n’avait noté aucune tendance du type lémurien à se modifier. Si l’on ne veut pas voir dans les deux dents que je viens de faire connaître des incisives, il faut admettre alors qu’elles correspondent à la canine et à la première prémolaire. La formule dentaire du Necrolemur devait alors être inserite ainsi qu’il suit : Inc. 0. can. 1, prém. 4, dont une, la première, en voie de disparition; mol. 3. Dans ce cas, le type lémurien aurait subi une première modification consistant dans la disparition des incisives et serait en voie d'en subir une seconde correspondant à la disparition de la première prémolare. L'état de perfection admirable dans lequel se trouve être le maxillaire qui sert à cette étude, et que j'ai fait dessiner, ne laisse place à aucun doute relativement à l’existence possible de toutes petites dents en dedans de celle qui joue le rèle de première incisive. L’échantillon proviendrait d’un animal vivant qu'il ne serait pas mieux préservé.
La troisième dent en série est assez forte. Pourtant son volume est inférieur à celui des deux dents suivantes qui vont régulièrement en augmentant de puissance. Sa forme générale est semblable à celle de ces deux derniers organites et, il y aurait dans ce fait un mdice tendant à faire supposer que ce serait bien une prémolaire et non la canide. La couronne est allongée dans le sens antéro-postérieur et assez comprimée par ses faces latérales. Son bord postérieur est très développé et fortement oblique en arrière et de haut en bas à partir du sommet. Il est légèrement convexe dans ses deux tiers postérieurs. Le bord antérieur est très court, convexe et tranchant. Il n'existe qu'une seule racine très forte et débordée par la
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partie antérieure de la couronne faisant fortement saillie en avant de sa portion supérieure. Cette dent, comme la première en série el comme celle qui lui fait suite, n’est pas implantée verticalement dans le maxillaire, mais de haut en bas et d’avant en arrière. Elle se projette done en avant. La face interne de la couronne est creusée assez profondément. Cette concavité est limitée inférieurement par un fort bourrelet d’émail régnant à ce niveau autour du collet. À la face externe, on observe, à la base de la couronne seulement, un petit pli d’émal très peu marqué.
La quatrième dent en série est, comme la dent précédente, à une seule racine, implantée encore assez obliquement dans le corps du maxillaire de‘haut en bas et d’avant en arrière. Le grand diamètre de la couronne ne correspond pas à l’axe du maxillaire inférieur, 1l croise ce dernier obliquement d'avant en arrière et de dedans en dehors. Le tassement des dents qui est ainsi accusé par ce mode d'implantation, explique parfaitement la simplification en voie d’accomplissement de la série dentaire.
La forme de la quatrième dent en série, examinée par sa face externe, semble être la même que celle possédée par la dent située en avant d’elle. On observe seulement que le bord antérieur est moins convexe, moins tranchant, plus oblique en arrière. Le bord postérieur est en même temps plus rectiligne et plus épais.
Lorsqu'on examine cette dent par sa face supérieure on voit qu’elle comprend, en plus de la face interne, une véritable face postérieure. La face interne est réduite et concave. La face postérieure, également excavée, est limitée inférieurement par un bourrelet d’émail. Sa forme est celle d’un triangle à base inférieure, à sommet supérieur. Par conséquent du sommet conique et non plus tranchant comme sur la dent précédente, se détachent en arrière deux lignes saillantes se dirigeant l’une en dehors et en bas, l’autre en dedans et en bas pour limiter cette surface.
Tout autour du colle règne un bourrelet d’émail, remar-
quable par sa hauteur. Ge bourrelet s’épaissit en arrière de la couronne et sur sa face interne.
La cinquième dent en série, la deuxième prémolaire, est pourvue de deux racines. Sa couronne peut être considérée comme composée de deux parties, l’une antérieure, l’autre postérieure. La partie antérieure est constituée par deux pointes, l’une interne, l’autre externe. Ces deux éléments sont séparés l’un de l’autre par un profond sillon. Il n’existe pas de trace de crête destinée à les relier. La pointe externe est plus haute et plus développée que la pointe interne. Son bord antérieur se contourne en avant et en dedans pour constituer le bord antérieur et supérieur de la couronne, et par son extrémité un peu renflée il s'arrête brusquement avant de rejoindre le bord antérieur de la pointe interne qui, lui, se porte directement en bas en avant. La face postérieure de chacune des pointes est légèrement creusée. Les deux surfaces concaves ainsi constituées s’unissent à leur base et se prolongent ainsi confondues un peu en arrière et en bas constituant alors à la dent une sorte de talon. Comme sur la prémolaire précédente il existe un bourrelet au niveau du collet, seulement ce pli de l'émail ne s’observe que sur la face externe et le bord postérieur de la dent.
La première molaire est composée de quatre pointes, deux en dehors de la couronne, deux en dedans. La pointe antérieure et externe est la plus élevée. Son bord antérieur, descendant d’abord, devient ensuite horizontal au moment où il se contourne pour former le bord antérieur et supérieur de la couronne, Arrivé au niveau de la face interne de la couronne, ce bord s’arrête brusquement et se contourne un tout petit peu en arrière en s'épaississant et s’élevant. Il résulte de cette disposition, qu'il donne naissance à une sorte de pointe, de mamelon d’émail situé en avant de la pointe antérieure et interne. Cette structure de la couronne est fort remarquable, car lorsque l'on examine la première molaire du Necrolemur on.est tout d’abord porté à la considérer comme formée par trois pointes, deux externes! trois internes. Quant au bord pos-
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térieur de la pointe externe, il se porte directement en bas et en dedans pour venir se terminer sur la portion moyenne de la base de la pointe antérieure et interne. 1! n'existe done pas de crête reliant ces deux éléments comme sur l'Anaptomorphus.
La pointe antérieure et interne est située un peu plus en arrière que la pointe antérieure et externe. Elle est d’autre part plus développée à sa base dans le sens antéro-postérieur. Son bord antérieur estextrèmement court, tandis que son bord postérieur est relativement ès développé. Le bord antérieur est presque vertical, et il est séparé par une sorte d’encoche de la petite pointe accessoire dépendant du bord antérieur de la couronne.
La pointe postérieure et externe est plus massive que la pointe postérieure et interne. Ces deux éléments sont, d’autre part. beaucoup plus abaissés que les éléments antérieurs. Par sa partie antérieure et interne de forme conique, la pointe postérieure et externe reste complètement indépendante. En arrière, son bord postérieur s’abaisse doucement en se contournant en dedans et vient atteindre la portion la plus déclive du bord postérieur. On voit au même point venir se terminer d’une semblable manière le bord postérieur de la pointe postérieure et interne. Par conséquent, ici encore, pas de crête reliant les éléments interne et externe de la dent. Sur toute la face externe de la couronne règne un bourrelet d’émail bien accusé.
Si l’on veut résumer la description de la première molaire, on peut dire que cette dent paraît être composée antérieurement de trois pointes, comme l’est une carnassière de carnivore, et que postérieurement elle offre un talon surmonté de deux pointes.
La disposition si caractéristique de la première molaire ne se retrouve pas sur la deuxième. Cette dernière dent manque absolument de la troisième pointe antérieure et interne, et elle semble dès lors remplir le rôle d’une véritable tuberculeuse.
La pomte antérieure et externe est située vis-à-vis de la pointe antérieure et interne, ce qui ne s’observait pas sur la
première molaire. Son bord antérieur se contourne en dedans ARTICLE NS 1.
et vient se terminer insensiblement au niveau de la portion moyenne du bord antérieur de la couronne. Le bord postérieur se porte en bas et en dedans et vient rejoindre le bord postérieur de la pointeinterne avec lequel il se termine surla portion moyenne de cette partie de la couronne. Ces deux bords en se réunissant constituent une sorte de V ouvert en haut. Il n'existe pas de crête reliant les éléments constitutifs du premier lobe de la deuxième molaire.
Les pointes postérieure, interne et externe de cette dent sont constituées comme celles de la première molaire; elles sont seulement un peu plus creusées sur leur face interne. Quant à leurs rapports et à l’union de leurs bords postérieurs, ils sont exactement les mêmes que sur la première molaire.
La troisième molaire est trilobée. La forme de sa couronne est celle d’un ovale parfaitement régulier, la dent conservant sensiblement le même diamètre transverse au niveau de ses extrémités antérieure et postérieure.
Les pointes antérieure et interne de son lobe antérieur possèdent les mêmes rapports que sur la dent précédente. Elles sont seulement beaucoup plus abaïissées, proportionnellement aux pointes postérieures. Elles sont, d'autre part, moins coniques, plus excavées sur leur face interne.
Les pointes postérieure, externe et interne du deuxième lobe sont également plus réduites et plus concaves sur leur face interne. Leur bord postérieur se prolonge en arrière pour atteindre le troisième lobes ur lequel elles se terminent. Ce dernier élément qui est très réduit est concave suivant sa face supérieure et parcouru par de fines plicatures de l’émail.
A la base de la face externe de la couronne de toutes les molaires on voit un haut bourrelet d’émail.
Si de l'examen de la série dentaire on passe à celui de l’os qui la supporte, on observe que la partie antérieure et externe du maxillaire est massive et fortement arrondie en avant. Sa hauteur, mesurée au niveau de la troisième dent en série, point qui correspond à la hauteur maximum de la symphyse, est mférieure à celle du corps de l’os immédiatement en arrière
ap. . H. FILHOL.
de la troisième molaire. Elle est, pour le Necrolemur Edwardsii, de 0",0065 au lieu de 0",0075. Le corps du maxillaire va un peu en augmentant de hauteur à partir du premier de ces points jusqu’au niveau de la partie moyenne de la première molaire, 1] diminue ensuite un peu jusqu’au niveau de l’extrémité postérieure de la deuxième molaire, et à partir de ce paint il commence de nouveau à s’accroitre.
Les orifices dentaires antérieurs m'ont paru disposés d’une manière fort différente sur les maxillaires de Necrolemur antiquus et de Necrolemur Edwardsii. Sur tous les maxillaires de Necrolemur antiquus 1 existe deux pertuis dentaires antérieurs; l’un correspond à la dernière prémolaire, l’autre à la troisième dent en série. Sur le Necrolemur Edwards il existe quatre petits orifices situés deux par deux sur deux lignes superposées et alternant les uns avec les autres. Ils correspondent tous les quatre à l’espace occupé par la dermière et l’avantdernière prémolaire.
L’angle inférieur du maxillaire est large, très détaché. Sa forme, sa disposition rappellent d’une manière assez exacte la disposition de la même partie osseuse sur certains Lémuriens, les Otolemur par exemple. Seulement, ce qui caractérise la portion postérieure du maxillaire de notre genre fossile, et ce que l’on ne retrouve pas sur le genre vivant dont je viens de mentionner le nom, se rapporte à la hauteur extrême du condyle au-dessus du-bord inférieur de los. Ainsi chez le Necrolemur Edwardsii le condyle est distant verticalement de 0",0185 du bord inférieur de la mâchoire, et chez l'Ofolemur asisymbus possédant une taille un peu supérieure, 1l est seulement séparé par un espace de 0",01%4. Il résulte de ce fait que dans le genre fossile le condyle se trouve être placé fort au-dessus de la série dentaire. D’autre part, la fosse massétérine est très creusée et elle est limitée en arrière par une crête saillante qui se détache du bord postérieur de l’os immédiatement au-dessous du condyle pour se porter en bas et en avant. L’apophyse coronoide manque à tous mes échantillons et rien ne me permet
d'indiquer sa forme probable et son développement. ARTICLE N° 1.
Il résulte bien évidemment de la description générique précédente que les genres Necrolemur et Anaptomorphus sont complètement différents. Ainsi M. Cope en décrivant ce dernier genre signale deux incisives, mais il ne mentionne nullement la disposition si étrange et si caractéristique offerte par ces dents dans legenre européen, et certainement si elle eût existé, le savant paléontologiste américain lui eût reconnu une bien trop grande valeur pour la passer sous silence.
En second lieu, la canine de lAnaptomorphus est forte, tandis que sur le Necrolemur elle est plus réduite que les dents suivantes, alors que c’est la première dent en série qui est la plus développée.
D'autre part, sur l’Axaptomorphus les molaires sont composées « de quatre lobes opposés, qui sont très épais, réunis transversalement en arrière par une crête mince et en contact absolu en avant ». Nous avons vu que les molaires du Necrolemur étaient tout autrement constituées, que la première d’entre elles avait cinq pointes, que les pointes interne et externe ne se réunissalent pas en arrière par une crête transversale, enfin que la dernière molaire n’était pas allongée en arrière comme dans le genre américain.
Au point de vue des racines des dents, je rappellerai que la deuxième prémolaire de 'Anaptomorphus possède deux racines, tandis que celle du Necrolemur n’en a qu'une.
Quant à ce qui est du corps du maxillaire dans l’Anaplomorphus,il est plus élevé au niveau de la symphyse qu'au niveau de la dernière molaire, et c’est l’opposé qui a lieu pour le genre européen.
En présence de caractères différentiels d’une telle valeur, 1l me paraît impossible de songer à confondre sous un même nom générique des animaux qui par une série de caractères, tous de grande valeur, sont absolument dissemblables. Ils font probablement partie d’une même famille, mais non d’un même genre.
Il me resterait à discuter si, au point de vue zooïogique, en présence des caractères de dentition si anormaux que je viens de faire connaître, le Necrolemur doit être considéré
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comme un Lémurien. Mais ce n’est pas là le but du travail que je publie aujourd’hui, car je me propose seulement de rechercher s'il y a similitude de certains genres entre les faunes éteintes de l'Amérique du Nord et de l’Europe.
En terminant ce chapitre relatif au genre Necrolemur, je vais transcrire les mesures relatives à la série dentaire dés déux espèces qu'il comprend, ce que je n’avais pu faire jusqu'ici par suite du mauvais état des échantillons que je possédais.
Mesures relatives au maxillaire inférieur du Necrolemur
Edwardsu.
Étendue de la série dentaire.................... 0,021 Espace occupé par les molaires....... ....,..... 0,011 Dimensions des dents :
Are inc, inc. Can. Areprém. 2%prém. Arenol. 2% mol. 3° mol. m m m m m m m m
Longueur ....... 0,003 0,0008 0,0028 0,0030 0,0025 0,0034 0,0032 0,0037 Hauteur SRÈNHE A RE 0,004 0,0005 0,0020 0,0020 0,0020 0,0022 0,0020 0,0015 Epaisseur ....... D'OD2 PF TER TE 0,0018 0,0024 0,0028 0,0030 0,0032 0,0030
Les mesures relatives à la hauteur du corps du maxillaire sont les suivantes :
Hauteur en arrière de la première dent en série............ vus Gt 0,0040 Hauteur en armièredelalcanines "422 UP ET UP E CUR 2 0,0065 Hauteur au niveau de la portion moyenne de la deuxième molaire... 0,0060 Hauteur’en arriére de la dernière molairé..... Me ce 0,0075 Hauteur du condyle au-dessus de la portion correspondante du bord
inférieur de l’os........ PR LE VE Do en É s: cl RO 0,0185 Distance comprise entre la partie la plus antérieure du bord incisif et
le bord postérieur ducondvle......2#:0 0. "@PECPE PE ErEe 0,0350 Espace compris entre le bord postérieur de la dernière molaire et le
bord-postérieur, du/condyle:.!..., 446 4 APRES 0,0150
Distance comprise à la face interne du maxillaire entre l’ouverture postérieure du canal dentaire et la partie la plus antérieure du bord INCISTE RU LGLE 7 SE DUREE PRE PRE ER UD ele 0,0240 Distance comprise verticalement entre la portion inférieure de l’ouverture postérieure du canal dentaire et le bord inférieur du maxillaire. 0,0270
Epaisseur du maxillaire au niveau de la troisième dent en série. .... 0,0030 Epaisseur du maxillaire au niveau de la portion moyenne de la deuxième moldires re. GE LINE MEME OT OR SA Ar à LES 0,0004
Mesures relatives au maxillaire inférieur du Necrolemur
antiquus.
4 m m Etendue de la série dentaire.....,........ 0,013 0,014 Espace occupé par les molaires........... 0,008 0,007
Dimensions des dents :
fre inc. 2%ïinc.(f). Can. 41r° prém. 2° prém. 4Â'emol. 2e mol. 3° mol.
m m nm m m m ni Longueur... 0,0016 .... 0,0016 0,018 0,0017 0,0028 0,0026 0,0029 HAntEUr.- 0... .... 0,0025 0,025 0,0015 0,0016 0,005 0,0012 Épaisseur.. 0,0012 .... 0,0012 .... 0,0020 0,0020 0,0022 0,0020
Les mesures relatives à la hauteur du corps du maxillaire sont les suivantes :
Hauteur en arrière de la première dent en série................... 0,0030 HAE Ar Ie ee JANCANINE.. . ecteehe ee sioretmimeisoi aiojore oo 0 © 650 0e ... 0,0040 Hauteur au niveau de la portion moyenne de la deuxième molaire.... 0,0040 Hauteur en arrière de la dernière molaire...................,...,. 0,0050 Hauteur du condyle au-dessus de la portion correspondante du bord
RER U ANTENNES COR DEC POST OP E E 07 0010 0;0012 Distance comprise entre la partie la plus antérieure du bord incisif et
letbard)postérienr dçondylez. 4.22, 26e dub ec odos note e 0,0210 Espace compris entre le bord postérieur de la dernière molaire et le
bord posteur du cotdyiers, 222.8, III A 0 0,0125
Distance comprise à Ja face interne du maxillaire me l'ouverture p postérieure du canal dentaire et la partie la plus antérieure du bord ÉRCISEL. MATTER LU 0221008 PA 0e DATA. SOMCRIRTONIL 43 0,0200
Distance comprise verticalement entre la portion inférieure de l’ouverture vostérieure du canal dentaire et le bord inférieur du maxillaire. 0,0400
Épaisseur du maxillaire au niveau de la troisième dent en série... ... 0,0200 Epaisseur du maxillaire au niveau de la portion moyenne de la deuxième MOMIRON NE MERE RTE A tie date aise Ne 0,0260
M. Cope à considéré le genre Washakius de Leidy comme identique au genre Anaptomorphus et par suite au genre Necrolemur. Dans ce cas la comparaison du genre américain avec le genre européen est très facile à faire, vu que le premier se trouve être figuré (2). J’ai fait reproduire sur la planche 2 figure 4, la portion de maxillaire inférieur qui a servi aux
(1) Cette dent n’existe sur aucun des échantillons découverts.
(2) Contribution to the extinct vertebrate fauna of the Western territories, by prof. J. Leidy, 1873. — Report of the United States geological Survey of Territories, p. 123, pl. XXVIL, fig. 3.
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observations de Leidy et qui a été représentée dans le grand travail que ce savant paléontologiste a consacré à la faune fossile des Vertébrés de la formation tertiaire du Bridger. Je transcris la description suivante que Leidy a donnée de la seule espèce appartenant à ce genre qui ait encore été découverte : € Un fragment de maxillaire d’un petit animal m’a été dernièrement envoyé par le D' Carter. Il est représenté grossi de trois diamètres, figure 3 de la planche XXVIT. Cet échantillon a été trouvé dans les couches du Bridger par un Indien Shoshone et donné au D° Carter. Il est entièrement différent en apparence de tout fossile semblable trouvé dans la même formation et soumis à mes observations. Il parait correspondre à un genre différent de ceux décrits dans les pages précédentes. Je suis incertain sur ses affinités ordinales, mais je suppose qu’il provient d’un animal insectivore, peut-être d’un de ceux si nombreux décrits par le professeur Marsh et provenant des couches du Bridger.
» Le fragment de maxillaire contient les dernières deux molaires, dont la surface triturante très unie est représentée par la figure 4 de notre planche XXVIL, grossie huit fois.
» La portion du maxillaire est d’une hauteur modérée et forte en proportion. La base est épaisse et arrondie. La fosse massétérine est profonde et bien marquée et elle est limitée à sa partie inférieure en avant par une forte crête descendant du processus coronoïde et se terminant en un important tubercule anguleux.
» Les dents ressemblent plus spécialement à celles du Microsyops. Elles sont implantées au moyen d’une paire de racines, mais pour la dernière molaire la racine postérieure résulte de deux races soudées et elle se projette en arrière.
» La couronne de l’antépénultième molaire est carrée avec des coins arrondis et elle est composée de quatre lobes. Le lobe postérieur externe est le plus large et 1l est en forme de croissant conique. Le lobe postérieur interne est plus petit et conique et ilest joint à son sommet par la branche postérieure
du lobe externe postérieur. Les lobes antérieurs naissent en ARTICLE N° 1
MAMMIFÈRES FOSSILES D'EUROPE ET D’AMÉRIQUE, 17 même temps et ils sont joints environ vers leur milieu par la branche antérieure du lobe postéro-externe. Une vallée angulaire profonde occupe la partie interne de la couronne entre les lobes antérieurs et postéro-interne et elle est bornée extérieurement par le lobe postéro-externe. Une arête enclôt la base de la paroi externe de la couronne, mais elle est interrompue au niveau de la partie la plus proéminente du lobe postéro-externe.
» La couronne de la dernière molaire a ses deux divisions composées sur le même plan que celles de la molaire précédente, seulement elle se prolonge en arrière pour former un lobe supplémentaire. »
Je ferai observer tout d’abord qu’il est bien difficile de prévoir des ressemblances génériques lorsque l’on a des échantillons aussi incomplets que celui dont je viens de rappeler la description. Toute la partie antérieure si caractéristique du maxillare inférieur du Necrolemur fait défaut. D'autre part, comme on pourra l’observer en examinant les figures 5 et 6 de la planche 4 de ce mémoire où les dernières dents du Washakius sont reproduites à côté de celles du Necrolemur, la forme de ces organites est absolument différente. Dans le Washalkrius, les pointes antérieure interne et externe sont presque soudées l’une à l’autre, réunies par une crête transversale, disposition que l’on ne retrouve pas sur le Necrolemur, qui à ce point de vue constitue par l'indépendance des pointes une forme beaucoup plus insectivore. Quant à ce qui est de la dernière molaire, la forme est complètement différente dans le genre européen de ce qu’elle est dans le genre américain. Dans le Necrolemur, le talon ou troisième lobe est absolument rudimentaire, tandis que dans le Washakius 11 se projette très loin en arrière. Par conséquent, par ce que nous connaissons de ce genre, il n'existe entre lui et celui du Necrolemur aucune affinité.
Il me reste pour terminer cette discussion à comparer le Necrolemur à V'Antiacodon.
L’Antiacodon à été découvert par M. Marsh, près de Henrv’s
18 H. FILHOL,
Forh, dans le Wyoming. La seule espèce connue jusqu'à présent est l’Antiacodon venustus : « Sa taille est à peu près la même que celle de l’Homacodon vagans, et elle est seulement représentée par une portion de maxillaire inférieur, dont la molaire caractéristique se trouve être préservée. La couronne de la dent en question possède une même composition que sur T'Homacodon. Les quatre cônes principaux sont disposés par paires à peu près opposées, mais le tubercule postérieur est moins largement séparé de la paire centrale de cônes et le croissant antérieur interne a son sommet distinctement divisé. La couronne est également proportionnellement courte longitudinalement. Il existe un bourrelet distinet sur le front et le côté extérieur de la couronne (1). »
D’après la description précédente, il semble que la molaire en place dans l'échantillon décrit par M. Marsh doive être la dernière en série, car dans les animaux qui nous occupent, c’est la seule qui possède un {ubercule postérieur pouvant être plus ou moins largement séparé de la paire centrale de cônes. S'il s'agissait d’une des deux premières molaires, la présence d’un tubercule postérieur en arrière de la deuxième paire de pointes suffirait immédiatement pour écarter le genre américain du genre européen. D’autre part, si c’est la dernière molaire dont M. Marsh a donné la description, la division distincte du croissant antérieur intern? fait également écarter toute idée d'identification. Par conséquent, l’Antiacodon se distingue très nettement du Necrolemur par la constitution de la seule dent que nous en connaissions. Je ferai observer, en dernier lieu, que la division du sommet du croissant antérieur el interne n’a pas été mentionnée par M. Cope, au sujet de l’Anaptomorphus, et qu’elle n’a pas été non plus signalée par Leidy, dans la description du Washakius. Il semble donc que s’il n'y pas de relation générique entre ces genres et le genre Necrolemur, il n’en existe pas davantage entre eux et le genre Antiacodon.
(1) American Journal of science, t. IV, 5° série, p. 202, 1872. — Marsh,
Preliminary description of new tertiary mammalia, ARTICLE N° {.
G. ADAPIS et NOTHARCTUS.
« Dans le Bridger américain, dit M. Cope, différents genres de Mésodontes représentent les Adapidés peu nombreux du parisien, le genre Adapis de Guvier étant probablement commun aux deux continents. » Le savant paléontologiste américain ajoute, en renvoi à l’observation précédente : « Le Nothuretus ne peut être distingué de l’Adapis par les caractères de sa dentition inférieure. »
Les Adapis, d’après les débris qu'on en a découverts dans les dépôts de phosphate de chaux du Quercy, étaient très abondants, en France, durant l’époque éocène supérieure. Signalés, pour la première fois, par Cuvier dans les gypses de Montmartre, ils furent retrouvés, plus tard, par Gervais dans les mêmes dépôts et dans les calcaires de la butte de Perréal. Ils furent décrits sous le nom d’Aphelotherium. 1 est bien acquis aujourd’hui que les noms d’Adapis et d’Aphelotherium correspondent à un genre unique de Mammifères. Plus récemment, M. Delfortrie a signalé les Adapis dans les phosphorites du Quercy sous l'appellation de Palæolemur.
Avant d'établir un parallèle entre l’Adupis et le Notharctus, je vais, pour faciliter cette discussion, exposer au moyen d’éléments nouveaux non encore décrits, les caractères particuliers aux espèces du genre européen. A l'heure actuelle trois espèces d’Adupis ont été signalées en France, ce sont les Adapis parisiensis (Cuv.), Duvernoyi (Gerv.), magnus (Filh.). M. Gaudry, dans son remarquable travail sur les enchainements du monde animal, réunit sous un même nom spécifique l’Adapis parisiensis et V’Adapis magnus, et il distingue par une autre appellation spécifique, À dapis Duvernoyi, les Mammifères découverts par Gervais et par M. Delfortrie : « L’Adapis parisiënsis, dit le savant professeur du Muséum, découvert d’abord dans le gypse et retrouvé, plus tard, par M. Gervais dans les lignites de la Débruge, est un peu plus grand que l’Adapis (Aphelotherium) Duvernoyi du gypse de Paris, des phosphorites du Quercy et des lignites de la Débruge. L’Adapis magnus
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a dépassé très peu l’Adapis parisiensis ; 11 n’est pas prouvé qu'il appartienne à la même espèce, mais 1l w’est pas prouvé non plus qu'il appartienne à une espèce différente ; dans cet état provisoire, on peut le laisser sous le même nom. » Relativement à la taille, je ferai remarquer que l’Adapis magnus ne dépassait pas de très peu, mais dépassait de beaucoup l’Adapis pariswnsis. Ainsi la longueur totale de la série dentaire inférieure de ce dernier mesurait, au maximum, 0,036, alors que celle de l’Adapis magnus atteint 0,050. La longueur de la dernière molaire inférieure est de 0,006 sur l’Adapis parisiensis et elle est de 0",009 sur l’Adapis magnus. Par conséquent, cette dernière espèce était environ d’un tiers plus forte que la première. Une dernière mensuration permettra d'apprécier la grande différence existant entre ces deux animaux. La hauteur du corps du maxillaire en arrière de la dernière dent inférieure en série est de 0",013 sur lAdapis parisiensis, et elle attemt 0",020 généralement sur l’Adapis magnus, pour s'élever sur certains sujets jusqu'à 0°,024. Relativement aux caractères spécifiques de la série dentaire, je ferai observer qu'ils sont différents dans ces deux espèces. Ainsi sur l’Adapis magnus, le mamelon ou le denticule postérieur etinterne se trouve être très réduit, tandis qu'au contraire sur l’Adapis parisiensis, il a un développement sensiblement égal à celui du mamelon interne et antérieur. Il suffit de comparer l’excellente figure de la série dentaire supérieure de l'Adapis magnus, donnée par M. Gaudry, à la figure de série dentaure de l’Adapis parisiensis qui se trouve représentée dans la Paléontologie française de Gervais, pour saisir immédiatement la grande différence que je signale. En effet, sur cette dernière figure on aperçoit presque de face l’'avant-dernière molaire et l’on voit qu’elle est composée de quatre mamelons sensiblement égaux, fait que nous retrouvous sur l’Adapis Duvernoyi de Gervais ou Palæolemur Betillei de M. Delfortrie. Par conséquent, les marques distinctives de l'Adapis magnus portent sur sa taille de beaucoup supérieure à celle de l’Adapis parisiensis et sur l’atrophie du denticule ARTICLE N° {.
postérieur et interne de ses molaires et, d’autre part, comme je vais l'indiquer plus lom, sur les proportions relatives fort différentes des prémolaires. Quant à l’Adapis parisiensis et à l’Adapis Duvernoyi, d'après les caractères extérieurs de leurs maxillaires inférieurs types et le peu que l’on voit des dents qu'ils supportent, ils semblent appartenir à la même espèce. . Mais avec des échantillons dans un semblable état de préservation, il n’est possible que d’émettre des suppositions. En effet, comme on va le voir par la suite de ce travail, les espèces ou les races d’Adapis étaient beaucoup plus nombreuses en France qu’on ne l'avait supposé jusqu’à présent, et 1l faut avoir de bonnes pièces pour les déterminer. Ze me suis attaché durant ces dernières années à réunir une grande série de maxillaires inférieurs d’Adapis, et J'ai constaté dans la forme du système dentaire de ces animaux des modifications très importantes. Les dents, d’une structure complexe, n’ont cessé de tendre à se simplifier. J'aurais beau coup désiré montrer pour la dentition supérieure la série des modifications correspondant à celles que j'ai notées pour le maxillaire inférieur, mais malgré tous mes efforts, je n’ai pu encore obtenir un nombre suffisant d'échantillons. J’espère pourtant arriver à combler cette lacune dans un avenir prochain.
Dans l’étude qui va suivre, j’examinerai d’abord les formes d’Adapis possédant des dents inférieures à structure compliquée, et je montrerai successivement les simplifications qui se sont produites dans ces organites.
ADAPIS PARISIENSIS, var. angustidens.
La forme d’Adapis parisiensis que je désignerai par l’appellation d’angustidens, est celle dans laquelle on observeles caractères les plus insectivores. J'ai fait représenter un des maxillaires inférieurs provenant de cette espèce. Afin de permettre de mieux apprécier les détails de structure, j'ai fait dessiner, au