‹ Observations relatives aux Variations de la Matière Grasse dans le Lait de la Femme et de diverses Espèces AnimalesChapitre 12 sur 69 · INFLUENCES INDIVIDUELLES · texte numérisé non relu

INFLUENCES INDIVIDUELLES

C’est une croyance générale que les femmes brunes à constitution robuste ont un lait plus abondant et de meilleure qualité que celui des blondes.

Donné, Devergie et Guiraud (1)ont rencontré, parmi les blondes et parmi les brunes, des nourrices dont le lait était sécrété en quantité considérable et qui offrait à l’analyse toutes les qualités désirables.

Le volume des seins n’est pas toujours en rapport avec le développement de la glande mammaire et certaines femmes ont des seins énormes qui ne fournissent que des quantités très minimes de lait (Guiraud) (2).

Les éleveurs reconnaissent à certains signes extérieurs de la vache la qualité du lait qu’elle fournit.

(4) Guiraun, Thèse, Bordeaux, 1897, 2) Guiraup, loco cit.

Cornevin (1) et Pagès (2) indiquent comme caractéristique de l’aptitude beurrière des vaches une sécrétion sébacée riche en graisse.

La couleur indienne de la robe semble également avoir une heureuse influence sur la valeur beurrière.

Malpeaux et Dorez (3) ont fait de nombreuses recherches sur les variations individuelles et ont constaté qu'elles se présentent dans chaque race avec d'assez grands écarts.

INFLUENCE DE L’AGE

Chez la femme, la compositron du lait est à peine modifiée par l’âge de la nourrice entre 20 et 25 ans. Avant la vingtième année, le lait contient plus de sels, de caséine et de beurre ; après 35 ans, il s’appauvrit un peu en matières minérales ; les autres éléments restent normaux (Armand Gautier) (4).

Vernois, Becquerel considéraient que le meilleur lait était donné par les nourrices âgées de 20 à 30 ans.

A. Leeds, au contraire, admet que le lait le plus nourrissant serait sécrété de 15 à 20 ans, puis de 20 à 25 ans, puis de 25 à 30.

D’après Guiraud (5) la proportion des éléments du lait n’est guère influencée par l’âge de la nourrice, seule celle du beurre augmente de 25 à 35 ans.

__ D’après Cornevin (6) et Waldmann (7) la production du lait ne reste pas invariable pendant toute la durée de la vie d’une vache. Elle augmente avec l’âge jusqu’au sixième

(1) Cornevin, Production du lait, page 96.

(2) Pacès, Hygiène des animaux domestiques dans la production du lait, Paris, Masson et Ci*, page 142.

3) Annales agronomiques, XX VII, page 452.

A. Gaurier, Leçons de chimie biologique, Paris, Masson et Cie, p. 702.

6) CorneviN, Prod. du lait, page 55.

(5) Guiraun, loco cul.

(7) Soc. Nat. d’Agric., 1890, page 445.

vêlage environ, c’est-à-dire jusqu'à 8 ou 9 ans et décline à partir de ce moment.

Ce fait est confirmé par les études entreprises par Fleischmann.

La quantité d'extrait et de matière grasse diininue avec l’âge de la vache et le nombre de veaux qu’elle a eus (1).

D'après Pagès (2), c’est à tort que Vernois et Becquerel ont déclaré que l’âge des vaches n'avait pas d'influence sur le beurre ; plus heureux que les savants, les praticiens ont toujours admis l’infériorité des vaches vieilles à ce point de vue.

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