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et le volume complété à 100 centimètres cubes, avec de l'eau distillée.
La caséine précipitée par l’acide acétique est recueilli sur un double filtre équilibré, lavée à plusieurs reprises, desséchée à l’étuve à 110° (1) et pesée.
La caséine du lait de femme étant très difficile à coaguler, je l’ai obtenue par le calcul après avoir dosé l'azote total. J'ai admis que 1 gramme d’azote correspond à 6 gr. 75 de caséine en prenant la moyenne indiquée par Michel et Perret (2) (14, 81 0/0), des chiffres donnés par Makris (3) (14, 650/0), et Wroblewski (4) (14,97 0/0).
J’ai dosé l'azote total par la méthode de Kjeldahl et j'ai adopté le mode opératoire suivant : 10 centimètres cubes de lait sont introduits dans un ballon avec 10 centimètres cubes d’une solution à 30 0/0 d’oxalate neutre de potasse et 10 centimètres cubes d’acide sulfurique pur. Après destruction de la matière organique, le liquide incolore qui reste dans le ballon est dilué et distillé dans l'appareil de Kjeldahl après addition de 20 centimètres cubes de lessive de soude.
L’ammoniaque qui distille est recueillie dans un ballon contenant 10 centimètres cubes d'acide sulfurique normal. Le dosage alcalimétrique donne par calcul le poids de l'azote.
Bien qu'ayant le défaut d’être un peu longue, cette méthode m'a toujours donné des résultats concordant avec ceux des dosages des autres éléments.
Je lui aurais préféré un procédé plus simple et plus rapide, tel celui de M. le professeur Denigès ; malheureu-
(1) Pour obtenir la dessication complète de la caséine, le filtre qui la contient est replié en deux et essoré fortement entre deux feuilles de papier buvard de façon à aplatir le plus possible la caséine, cette condition est indispensable.
(2) Micuez et Perrer, La ralion alimentaire de l'enfant, Paris, O. Doin, 1907, page 18.
(3) Dissert. inaug. Strasbourg 1876.
(4) Jahresb. der Tierchemie, 1894, page 211.
sement le faible volume de mes échantillons ne me le permettait pas. Après avoir prélevé ce qu'il me fallait pour les dosages de l'extrait sec et de la lactose, il ne me restait souvent que 6 à 8 centimètres cubes de lait, quantité insuffisante pour doser la caséine par la méthode cyanoargentimétrique, mais suffisante pour le dosage de l'azote total.
LACTOSE
J'ai dosé la lactose par réduction au moyen de la liqueur de Fehling. Dans des essais préliminaires, j'avais employé le procédé Causse-Bonnans. Cette méthode si pratique pour le dosage du glucose m'a donné des mécomptes pour le sucre de lait.
J'ai évalué la lactose à l’état hydraté (10 centimètres cubes de liqueur de Fehling correspondant à o gr. 05 de glucose où à o gr. 06925 de lactose hydratée) (1).
Lorsque j'ai employé la méthode d'Adam, j'ai dosé la lactose dans le liquide filtré provenant du dosage de la caséine.
Tous les laits ayant été analysés le jour même du prélèvement, je n’ai pas tenu compte de la correction d’acidité dans le dosage de la lactose.
Dans la seconde série de mes expériences sur le lait de vache, chaque fois que j'ai fait l'analyse complète du lait j'ai employé le procédé par centrifugation, suivant la méthode officielle imposée par l'arrêté du 18 janvier 1907 aux laboratoires admis à procéder à l’examen des échantillons prélevés.
J'ai utilisé la centrifugeuse électrique construite par la la maison Brewer Frères.