PT0S NV
Le lait de la première traite, le matin, ne contient que Ser. 20 de matière grasse par litre, le volume est également inférieur à ce qu'il sera par la suite. A midi, le taux du beurre s'élève à 14 gr. 24 et passe à 21 gr. 31 le soir. Les autres éléments sont normaux et n'ont subi que des variations insignifiantes.
Pendant les cinq jours que dure l'expérience, la matière grasse reste assez faible surtout le matin. Il faut cependant noter que, le 1°* juillet à midi, elle s'élève à 53 gr. SS pour tomber le lendemain à 32 gr. 91 et remonter le surlendemain à 47 gr. 90.
Ce qu'il v a de particulier dans ces faits, et ce qui montre que ce nom de /arf chagrin repose sur une idée fausse, c'est que la mère avait encore son veau près d'elle lorsqu'il a été procédé à la traite du matin le 30 juin. C'est à huit heures seulement que le jeune animal a été enlevé.
Le 1° juillet, au contraire, alors que la vache inquiète emplissait l'étable de ses mugissements, elle donne à midi un lait très riche en beurre.
Il semble que la vache a pu retenir son lait et en particulier la matière grasse lorsqu'à la succion du veau on a substitué la traite manuelle.
Cornevin (1) parlant des femelles qui retiennent leur lait dit : « Ce n'est pas en contractant volontairement les « sphincters des trayons qu'elles closent l'orifice d'écoule- « ment. Ces sphincters sont à fibres lisses et soustraits à « l'action de la volonté. Depuis Furstemberg, on admet « que la rétention du lait résulte de la contraction volon- « taire des muscles abdominaux, de la tension du dia- « phragme et d'une interruption des mouvements respira- « toires, ce qui produit un obstacle au retour du sang par « les veines abdominales, une stase dans la mamelle... »
(1) Corn&vin, loco eit., page 154.
Pour vérifier cette hypothèse, j'ai fait traire à fond, à plusieurs reprises, deux vaches allaitant leur veau et j'ai, pendant les cinq jours qui ont suivi le sevrage, procédé à l'analyse de leur lait.
Les résultats de ces différentes analyses sont consignés dans les tableaux suivants. On remarquera que par exception les vaches ont été traites 3 fois par jour. C’est en effet la coutume à l'hôpital de procéder ainsi pendant quelques semaines après le sevrage.
Ces deux animaux n'ont pas donné de lait aussi pauvre que la premièrevache, mais cependant la teneur en beurre, très faible aux premières traites, s’est accrue rapidement jusqu’à atteindre pour la vache 3 un taux exceptionnellement élevé.
Ainsi qu’on pouvait le soupçonner, l’analyse du laittrait pendant l'allaitement du veau a donné des résultats sensiblement semblables à celle du lait sécrété immédiate-
ment après le sevrage.
INFLUENCE DU SEVRAGE
Matière Extrait DATES Poids. Laetose, Caséine. | Cendres. | Extrait sec. grasse. dégraissé.
Pendant l’allaitement., — Soir.
Déc. 25 F4 2.34 | .29 | 53.05 | 36.74 | 6.46 | 125.69 | 99.40 26 | |
Janv. 3 | 2.100 21. 55.06
Après sevrage.
Matin.
Janv. 143 , 2.000 DANS HO A 6.92 | 118.27 | 96.14 14 | 3.790 38.24 54.42 | 35.45 6.61 | 136.50 | 98.26
17 | 4.150 40.29 53.06% | 35.96 HARAS SION" 01 Midi.
Janv. 13 |"2:250 31.44 53.17 | 36.64 6.56 | 129.51 | 98.07
Janv. 13 | 2.200 42.21 51.12 | 36,28 6.90 | 138.66 | 96.45
Né
INFLUENCE DU SEVRAGE
Extrait DATES Poids. Lactose. Caséine. Cendres |Extrait sec. Des:
dégraissé.
Pendant l’allaitement. — Soir.
Févr. 20 5.000 | 22.31 54°24 | 36.40 6.41 | 121.58 | 99.27 26 20.16 54,41 | 35.15 6.82 | 118.31 | 98.15
Mars 2 | 4.900 25 MMS 3011,35.28 6.95 | 122.76 | 99.34
Après sevrage.
Matin.
Mars 8 5.900 22,94 54.28 | 35.26 6.17 | 121.39 | 98.45 9 | 5.850 31.21 55.32 | 34.43 6.40 | 135.99 | 98.78 10 | 7.250 49.45 D2.171031.23 6.39 | 143.86 | 94.41 11 | 6.500 50.28 54.09 | 36.65 6.32 | 149.63 | 99.35 12 | 7.150 45.39 54,161 35.32 6.66 | 143.63 | 98.24
Midi.
Mars 8 | 4.200 35.87 53.80 | 36.24 6.91 | 134.71 | 98.84
14 | 4.350 61.32 55.20 | 36.34 1.01 | 161.74 100.42 12 | 4.200 58.65 54.18 | 36.45 6.85 | 1457.80 | 99.15 Soir.
Mars 8 | 5.300 | 45.45 54.14 | 35.00 7.14 1 143.98 | 98.53