‹ Observations sur l'argile plastique et les assisses qui l'accompagnent dansChapitre 2 sur 3 · Argile pftie · texte numérisé non relu

Argile pftie

Il suit de ce qui précède que le» cailloux et poudiiigiie»de Nemours ont été aocumulés dans les lieux où on les observe aujouixi'huiy antérieurement au dépôt de Faillie plastique, à laquelle ils ne se lient aucunement (1), et que Vjargile pidstique pure, celle que Brongiiiart a identifiée avec l'argile plastique de Meudon, se Uouvf dans les environs de Nennours et de Montereau dans une position tout à fait semblable, au^lessous d'un banc de sable recxnivcrt lui* même d'argiles impui'es, analogues aux fausses glaises (2) .

(1) Cest \k le fait générai ; quant aux silex observés dans d'autres positions, notamment ceux qui se trouvent empâtés dans le calcaire d'eau douce, ils ont été, soit repris dans le voisinage, soit apportés de plus loin par les courants qui se jetaient dans le lao où se déposait le caloaire d'eau douce.

(2) £n consultant la Description géognostique du département tic Seine-et-Oise, par M. de Sénarmont, où l'on trouve de nombreux et excellents renseignements sur cette question , on recon&alt aisément

Si le conglomérat de Meudon était le représentaiU des poudingués de Neiiioura, la similitude serait complète. C'est ce que nous allons examiner.

§ 2. — Du conglomérat de Meudon et de Bougival.

Si l'on se reporte à la coupe donnée par M. Ch. d'Orbîgny (1), des assises comprises entre le calcaire pisolitique et l'argile plastique, en y introduisant les notions acquises depuis sur les êtres organisés, dont M. d'Orbîgny a fait connaître les débris, on verra que ces assises sont au nombre de trois, savoir : en allant de bas en haut :

1° Un conglomérat composé de nombreux rognons ou fragments de craie et de calcaire pisolitique, souvent assez volumineux, plus ou moins cimentés par de l'argile ou par de la marne mêlée de végétaux. Ce conglomérat renferme des mollusques d'eau douce (Anodontes, Paludines, Cyclades, etc.), des débris de Crocodile [Crocndilus dcpressifrons^ Blainv.), de Tortues, de inam* mifères. Parmi ces derniers, le plus impoitant et le jseul dont la détermination ne soit par contestée aujourd'hui est le Coryphodon authravoidcum, Blainv. , qui n'a été rencontré jusqu'ici que dans les assises inférieures des lignites ou des sables du Soissonnaîs ; tandis que dans le conglomérat ossifère de Cuys, Chavot et Bernon près Epernay, les ossements de mammifères appartiennent à des animaux beaucoup plus voisins des Lophiodons du calcaire grossier supérieur. Épaisseur, O^j/iS

• 2^ Au-dessus, deux petits lits assez irréguliers d'argile feuilletée avec gypse, de lignite avec Paludines et Anodontes, semblables à celles du conglomérat. Epaisseur totale, 0"',60

3* Enfin, une marne blanche avec quelques rognons de calcaire. Épaisseur O^jSS

C'est au-dessus de ces trois assises que vient VargUe plastique proprement dite, celle que Brongniart a caractérisée comme nous l'avons rappelé au commencement de cette note. Pour achever de donner une idée nette de cette série, nous allons reproduire {

des coupes qu'un grand nombre de personnes ont visitées soiis la '

(ex., p. 39 et suiv.] que l'ordre que nous indiquons dans la superposition des poudin gués f argiles putes, sables et argiles impures^ doit ôtre considéré comme un fait général sur toute la rive gauche de la Seine.

(1)^«//., T'sér., t. VU, p. 284 (4 836).

conduite de M. Elle de Beauraont ou de M. ConsUDt Prévost, mais dont l'examen détaillé est nécessaire pour l'étude qui nous occupe. Ces coupes sont celles de la partie supérieure des carrières de craie de Bougival. Elles ont cet avantage que, visibles depuis plus de vingt ans, rien n'annonce qu'elles cesseront de Yèire avant longtemps, tandis que celle de Meudon ne l'est plus qu'accidentellement et que peu de personnes ont pu l'étudier,

La première coupe, que nous donnons, est celle d'une carrière abandonnée depuis quelques années, et située à gauche de la rue qui monte à Téglise^ perpendiculairement à la Seine.

Dans cette coupe, il n'y point de calcaire pisolitique eu place; la craie, profondément sillonnée à sa surface, est recouverte par un conglomérat épais de plus de 2 mètres, et qui se divise assez nettement en deux lits : l'inférieur A A, très ondulé à sa base, fonué de nombreux blocs de craie et de quelques fragments de calcaire pisolitique enveloppés d'aigile brune ou de sables ferrugineux, pénètre dans les anfractuosités de la craie dont il remplit les cavités ; la partie supéiiem^e, moins argileuse, se compose de fragments plus petits et de nombreuses concrétions calcaires, ayant l'aspect cristallin; le lit supérieur BB, à surface moins fortement ondulée que le précédent, renferme une série de gros blocs de calcaire pisolitique très dur, ayant quelquefois plus d'un mètre cube, alignés les uns à la suite des autres, enveloppés et recouverts de cailloux roulés de toute grosseur, provenant presque exclusivement du calcaire pisolitique.

Au-dessus de ce conglomérat est une assise GG de 1 mètre d'épaisseur envirpn de sable, quartzeux à la base, argileux à la partie supérieure.

Puis vient une assise DD, épaisse de 5 mètres, d'argile impure marbrée de jaune et de gris, remplie de cona^étions calcaires cristallines, surtout à la partie supérieure, et dont la surface, nettement limitée, supporte Varf;Ue. plastique. EE.

Nous avons es£iayé de figurer ci-dessous la coupe que nous venons de décrire.

' r.onjjlom.Mi.l.

Il est facife, en comparant cette coupe à ceikî xle IM. Ch. crOibigny, d'y reconnaître la plus parfaite analogie, sauf la puissanct^ des couches, beaucoup plus considérable à Bougival. Le conglomérat à ossements est représenté par les assises A'A et BB ; la marne à conerétîons calcaires DD,est, dans les deux cas, à la partie supérieure du système.

Nous étendrons le nom de conglomérat de Mritdon à ce systèine, d'ailleurs très variable, mais dont on obserre presque toujours une partie entre l'argile plastique et le terrain crétacé. Les différentes parties de cet ensemble se lient intimement les unes aux autres, soit par les mêmes fossiles, comme à Meudon, soit par les mêmes débris des terrains antérieurs, comme à Bougival, et aucun de ces caractères ne se vgXxoxxwq àdinsV argile plastique qui recouvre tantôt Tune, tantôt l'autre de ces parties.

Ce conglomérat est le résultat d^une dénudation produite par des eaux fortement agitées ; il ne saurait y avoir le moindre doute à ce sujet; et l'examen des différentes cou|)es visibles à Bt>ugi val donne l'explication de bien des circonstances qui ont accompagné cette dénudation. Ainsi, dans une carrière située en face de la précédente, à l'ouest, on voit la succession suivante:

l>D, Aigile Stililruse a coiirréliuDs.

i A\, ^ CoiiglMiiirri.l \ UB , ) pi (•prennent <til.

S^ieinent ici, au Heii: dç renfenner cK^ gros blocs de calcaire pisolitiqnes alignés, le lit supérieur BB du congloméi-at recouvre un banc réguKer et parfaitement horizontal de calcaire pisolitique, dont les surfaces inférieure et supérieure sont fortentent corrodées, comme ks parois d'un ixjcher longtemps battu par lesr flots. Ici évidemment ce banc dur de calcaire pisolitiquea résisté au choc. Dénudé par-dessus, ex cave en dessous, les débris de la dénuda tion se sont accumulés en dessous et en dessus sans qu'il s'affaissât. Dans la coupe précédente, au contraire, l'affaissement de ce banc en a disposé les fragments sur une ligne sensiblement liorizontale, chaque bloc ayant seulement déprimé légèreuient les débris qui se H'ouvaient au-dessous de lui.

Pour que, dans la seconde coupe, le banc dur de calcaire pisolitique se soit maintenu, il faut que Texcavation ne soit pas. ti'ès profonde, et l'on peut en conclure qu'à une petite distance on ne trouverait point de conglomérat entre ce banc et la eraie ; et c'est ce que démontre la coupe du chemin de la Princesse, à deux pa». de là, toujours à l'ouest, publiée il y a vingt ans par M. Elie de Beaumont(i).

Dans cette cou|k;, le banc dur repose directement sur des couches plus tendres de calcaii*e pisolitique, au-dessous duquel vient

(i) BnU., I^e sér., t. IV, p. 391 (4834).

la Cl aie, sans intermédiaire, en sortequ'unc coupe idéale qui réunirait ces trois colipes partielles serait la suivante :

Sur cette coupe idéale, la première coupe réelle [fig. 3 ) s'obtiendi*a par une section $ui;^ant a b^ la seconde [fig. k) par uoe section suivant «' b\ la coupe du chemin de la Princesse par la section ^" Z>", celle de Meudon par la section a'" b'", A Port-IMarly, à l'ouest, où une portion du calcaire pisolitique, recouvrant directement la craie, est séparée dn banc dur encore sensiblement en place par de la marne calcaire pénétrée de filets argileux, et provenant évidemment du remaniement du calcaire pisolitique , la coupe sera fidèlement représentée par a €.

Les détails dans lesquels nous venons d'entrer ont leur importance; ils jettent une vive lumière sur la manière dont la dénuda-^ tion du calcaire pisolitique et de la craie s'est opérée. Il est impossible de l'attribuer à un phénomène de courte durée. Pour arrondir sur place d'énormes blocs de calcaire pisolitique, pour creuser en dessus et en dessous de nombreuses gouttières dans ces blocs si compactes , il a fallu une action longtemps prolongée ; et nous sommes ramenés à cette idée d'un rivage battu par les flots de la mer, idée inspirée à Al. Brongniart par la vue des poudingues de Nemours. Aussi, est-ce sans hésitation que nous regardons lesjioudingues comme contemporains des conglomérats de Meudon et de Bougival, tant à cause de leur origine évidemment la même, qu'en raison de leur position commune au-dessous de l'argile plastique, toujours si pure, toujours si identique avec elle-même, de Montereau, Nemours, Meudon, Bougival, etc., et qui ne saurait être attribuée à la même cause.

11 faut remarquer encore. que si i'argilé plastique n'offre aucun des caractères qui conviennent à un terrain de transport, le conglomérat de Bougival, au contraire, présente au-dessous d'elle la succession régulière et complète de tous les produits d'une dénudation, savoir : à la base, les parties pesantes, le conglomérat; à la partie moyenne, les sables, et à la partie supérieure, la marne à concrétions calcaii*e8, provenant de la sédimentation des matières tenues en suspension dans l'eau, et au milieu desquelles le carbonate de chaux, dont les eaux, qui ravinaient la craie et le calcaire pisolitique étaient sursatiu^ées, a pu cristalliser sous forme concrétionnée. Ce sont bien là les phénomènes divers qui ont pu être le résultat de la dénudation du terrain crayeux. Dans cette dénudation, l'argile plastique ne trouve point son explication ; elle appartient donc à un autre ordre de faits.

Remaixiuons les marnes ou plutôt les argH^js cahnins a concrétions de carbonate de chaux, et qui foiment l'assise supérieure du congloméi^t complet. Une fois qu'on les a vues, on ne saurait les. méconnaître, et elles deviennent ainsi d'une grande utilité pour l'observateur.

. Les poudingues et les sables ne sont qu'accidentels ; développés à. Bougival, ils n'existent point à Meudon; les argiles calcaires à concrétions, au contraire, manquent raiement; elles sont donc oixlinairement à elles seules le représentant de tout le conglomérat. Un autre point des environs de Paris, où elles sont bien développées, est la tranchée des fortifications à la porte d'Auteuil. Elles reposent en ce lieu sur une couche de 1 à 2 mètres de calcaire pisolitique remanié, dont elles contiennent, mais à la partie inférieure seulement, un grand nombre de fragments roulés. Elles sont recouvertes par ï argiie piasti'qne pure.

§ 2. — Des rapports de l'argile plastique atftc la scrie du Sofssonnais.

Les assises observées jusqu'à ce jour, sur la rive gauche de la Seine, entre le calcaire grossier et le terrain crétacé, sont, comme nous l'avons dît en commençant cette notice, de bas en haut :

l"" Conglomérat de Meudon et de Bougival. — - Poudingues de Nemours.

2' Argiles pures ou argile plastique.

3* Sables quartzeux.

/»• Argiles sableuses ou fausses glaises.

l>e ces quatre assises la plus constante est l'argile plastique.

C'est sur la rive droite que Ton peut saisir les rapports tie cette série avec celle du Soissonnais.

Dans la Description gtfognostique de Seine^etOise^ IVI. de Sénarmont avait donne une coupe intéi^ssante de Saint^'JVlartin^la*' Garenne :

1^ A la partie inférieure, poudingues.

T Argiles pures, 9 à 10 mètrds.

3* Lignites et sables, 1 à 2 mètres.

df Argiles feuilletées avec coquilles fluviatilcs et manies.

5* Sable siliceux, jaune rougeâtre.

Cette coupe nous paraissait de nature à fournir de précieux renseignements, et nous nous pi*oposions depuis longtemps de la visiter, lorsque nous apprîmes, par M. C. Poûillaude, qu'une coupe analogue sii voyait à Limay, près Mantes. C'est dans cette dernière localité que nous avons pu voir le contact des deux systèmes^ c'est 'à-dire des arp^iles de Meudon avec celles du Soissonnais.

L'existence de V argile plastitfue véritable, non seulement en ce point, mais en beauoup d'autres, dans la contrée qu'on désignait auti'efois sous le nom de Fexrn français ^ et qui s'étend de la rive droitede la Seine jusqu'aux piedsdu paysdeBray, est incontestable. Cette assise y repose sur V argile calcaire à concrétinnsj de Bougival, Meudon, AuCeuil, etc. , sur laquelle nous avons insisté datis le couro de cette note, et qui est si reconnaissable. Cette argile, épaisse de 2 à 3 mètres, recouvre immédiatement la craie dénudée, et < renferme à sa base de nombreux fragments et sikx de la craie.

Ce rapprochement si frappant l'est surtout quand on se rappelle les assises si différentes de glaucoide sableuse, qui recouvrent con-* stamment la craie au nord et à l'est du pays de Bray .

Les localités, où le conglomérat et l'argile plastique qu'il supporte toujours sont le mieux visibles sur la rive droite de la Seine, sont, à notre connaissance, Sérincourt, à 5 kilomètres au nord de Meulan, à l'entrée du chemin qui conduit à Sailly, et Limay, sur le cheïiiin qui inène au châteaU du Mélier près de la carrière des Célestins.

La coupe de c^tte dernière localité est la suivante, en allant de bas en haut :

1** Craie blanche y visible dans. le chemin du Mêlier.

2° Argile calcaire et conglomérat^ visibles dans le chemin du Mêlier, 2 à 3",00

3* Argile plastique , visible dans le chemin du Mélier et dans les fossés de la route au-dessous de la carrière des

Gélestinft, enviçon , . . . 6"»,00

d"" Ligoitç9 .<^ $able& (c^Ue coucbe, cachée par ou éboulement récent, est indiquée ici d'aprè$ la jiléclaration des ouvriers), environ 2'",00

5o Argile bleuàtrç avec Çyremn cuneiformis et G:rithium variabiley visibles daas la carrière des Célestins, ainsi que les assises suivantes» environ 2"*,&0

Ci" Zi^/rf.v avec petits lits argkWux, (^"^,55

7*^ Argiles brunes sableuses, remplies d'empreintes végéules,. 0«,5a

8" Lit de petits* cailloux, roulés, nous, contenant de& dents de squale^ en. abondance » et des coquilles n»arines (1), 0"*,10

9** Catcaim fjrossicn exploité à la carrière des Célestinsi^ sableux ^ la partie in,férieui:e< .

On voit qu^ ce^te succession de cpucbes s'accœrde parfaitement avec ceUe que^donine M. de Sénairinont à Saint-Martin-larGareoDe; il en est de inênAe d'une autre coupe prise par le savant auteitr à Saii^t-^iervais près Magn^y (p. 220). Là encore, ainsi que nous l'avons vérifié, des argiles à Cjrre/fu cuneiformis^ remplies en outr& de débris d'huîtres, recouvrent des argiles plus pures.

U ïésidte de ce qui ^*écède que le conglomérai de Bougie et Yargiia pUmiqu^ existent d^^une «mnière inconibettable suar la rive, drpite de la Seine ;. que ceaassiseA rocouvresit la craie dans le Yexin français, et qu'eUe^ soolî recouvertes à leur tour par les argile& à Cyrena cunnijormis^ horizon si bien marqué dans, le nord de la France et le ^ud de l'Angleterre. Mous avons observé, à la carrière des Céle^QS? des échantillons de CjsKena eunerjormis et de Geriéhium -^armbih qi^i 9e peuvent laisser aucun, doute sur TexactiAude de^ leur détermination. D'ailleurs, ces ajfgiles coquillièves duVexia, que Ton rencontre &équerament dans laTaJiée de l'Epte, relient, par leurs prolongements: souterrains du côté de l'est, les dépôts identiques du Soissonnais avec les lambeaux que M. Ant. Passy & signalés sur sa caicta géologique du département de la Seine-Inférieure., et que l'on peut suivre ainai jusqu'à Dieppe.

(1) Ce petit lit de cailloux roulés noirs, avoc dents de Squales, est un excellent horizon géologique dans tout le bassin de Paris ; il sépare le système des sables du Soisso/tnais du système du calcaire grossier dont il forme la base, quelle que soit l'assise qu'il recouvre. Ainsi, à Soissons, à Pont-Sainte-Maxence, à Montataire, ce lit se trouve audessous des sables à rognons tuberculeux, dont la partie supérieure est caractérisée par la couche à Nummulitcs Icevigata^ et au-dessus des sables à Nummulites planulata.

La position de V argile plastique ^ par rapport aux argiles à Cy rena cuneijorinis^ c'est-à-dire par rapport aux lignites du Soissonnais, est donc bien établie; l'argile plastique est antérieure à ceux-ci.

Il n'existe dans le Soissonnais aucune assise régulière qui puisse être assimilée à l'argile plastique. Ordinairement les argiles à Ugnites sont caractérisées, dans toute leur épaisseur, par les mêmes débris organiques; elles se lient intimement à leur base avec les sables marins qu'elles recouvrent. Sur quelques points très rares, il est vrai, il y a, au-dessous des argiles coquillières et lignitifères, des assises argileuses plus pures, et qui se rapprocheraient par leurs caractères de l'argile plastique. C'est ce qui a lieu à Sinceny ; mais ici ces argiles pures, qui diffèrent de ce que l'on rencontre dans toutes les cendrières de la contrée, reposent non plus sur les sables maiins inférieurs, mais sur un calcaire lacustre, dont je discuterai l'âge dans une prochaine communication. Pour le moment, il est donc prudent de se contenter de placer l'argile plastique au-dessous des argiles à Cyrena cuneiformis^ avec les sables inférieurs du Soissonnais, sans fixer l'âge relatif de ces deux dernières «isises.

Les sables quartzeux qui recouvrent l'argile plastique àMonte-^ reau, qui les séparent des fausses glaises aux environs de Paris, doivent également être provisoirement classés de la même manière ; les fausses glaises seules peuvent être assimilées avec certitude aux argiles à Cyrena cuneijormis.

Quant aux sables supérieurs à}i Soissonnais, auxquels correspond le conglomérat ossifère des environs d'Epernay, ils n'ont aucun représentant dans les environs de Paris ; ils manquent également dans presque tout le Vexin ; ainsi les environs de Meulan, de Mantes, de Magny, n'offrent aucun vestige de cette assise ; dans tous ces points le calcaire grossier repose directement sur les argiles à C^rena cuneiformis.

Les rapports entre les di veines assises de la série inférieure des enyirous de Paris avec celles du Soissonnais, et surtout des environs d'Epernay, sont exprimés par le tableau suivajit :

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