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ine riibure an leur cicatrisation roue été assez Tépides "0" Et | ( Toute blessure pénétrante, qui permettait à la flèche de déposer son enduit. toxique tant soit peu profondément, prenait toujours une allure complexe. La caractéristique des lésions provoquées consistait dans ce fait qu’elles ne : restaient point localisées au point touché, mais s étendaient plus ou moins loin dans les tissus avoisinants. Dans plu- sieurs cas, ces lésions ont envahi un segment de membre et. - même un membre entier. tue A = Nous ne saurions donner une dont plis exabte de la plaie produite par une flèche et de son évolution, qu’en - citant une observation typique de ce genre de blessure, | rapportée pe M. le AMAR Jousser : |
Observation I. — «A. K.., tirailleur Mossi, blessé à Pié, le - 19 mars 1916. Ce tirailleur a reçu une flèche empoisonnée dans I . paroi abdominale un peu au-dessus et à droite de l'ombilic. Cette é . flèche a déterminé une plaie d’un centimètre et demi environ de ruidudane: intéressant-la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et très légèrement le muscle grand droit. Elle est restée quelques secondes à peine en contact avec la plaie et cependant la pointe est | complètement dépouillée de son enduit vernissé. La plaie est absolument exsangue ; son orifice extérieur est noirâtre et la pression en fait sortir une goutte de liquide jaune clair. Un débridement est pratiqué ; l'intérieur de la plaie se présente sous un aspect anaÿ * logue à celui de l’orifice : noirâtre, commeé tapissé de sang dessé- __ ché. Toute la plaie est nettoyée et légèrement avivée à la curette et après avoir été très fortement pressée pour Ja faire saigner le plus possible, elle est bourrée de tanin ; un pansement occlusif est Phase Les symptômes généraux sont presque nuls et se rédui- -sent à un peu de céphalée.
Le lendemain, la plaie est à nouveau pansée ; la gaze qui la recouvrait porte une petite tache de sérosité desséchée. Les tissus, . tant au niveau de l’orifice que de la profondeur dans la plaie, ont une coloration gris foncé: ils ont l'aspect et la consistance d’un |. peu d’étoupe sèche. La pression en fait sortir un peu de sérosité purulente. Les tissus voisins sont le siège d'un empâtement léger. Pendant plusieurs jours, la plaie conserve un aspect à peu près
‘toxique. En outre l'aspect et la consistance d’étoupe sèche
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halo. elle comménee à suppurer et | l'empatément voisin Ne s'étend de plus en pins: Il se forme tout autour de ke. De HP : zone d'inflammation de plus. en plus accentuée. SE Au 6° jour, la suppuration est nettement établie et semble pro- > | venir de la fonte du tissu cellulaire, qui s’arrache par grands lambeaux sphacélés de la poche purulente. Le processus s'étend rapidement de proche en proche et le 45° jour le décollement ss e tel qu'avec une pince de Péan, nous ne pouvons toucher le fond . des diverticules de la cavité purulente. A la période de suppuration intense, qui dure plus de 15 jours, succède une période de cicatrisation extrêmement lente. Un tissu fibreux de néoform ation fait ae lace au tissu cellulaire disparu. Me Un peu plus de 6 semaines aprés sa blessure, le malade reprend son service ».
La description que nous venons de -donner de la Dieu. du tirailleur A. K... est celle de toutes les plaies profondes par flèche empoisonnée. “2
Généralement exsangue, à moins qu'à l extr is du pro-. LS jectile on ne déchire un vaisseau d'assez £TOS calibre, ass plaie par flèche est. toujours, au début, tapissée dans son trajet d’une. couleur noirâire, qui parait être due à un.
coagulum formé par le mélange du sang et de l’enduit.
que prennent les tissus avant leur fonte purulente, l’extension des lésions aux tissus voisins, la cicatrisation très. lente ARS paraissent constituer des caractères spéciaux de ce genre de : blessure. en à nr Les lésions ont été plus ou moins étendues et plus ou moins graves suivant la localisation de la blessure ; mais aux ! membres et au membre supérieur en particulier, les délabrements furent parfois si importants, qu'ils laissèrent des craintes au sujet du fonctionnement ultérieur du membre blessé. ï | Dans quelques cas, heureusement très rares, le liquide : .. purulent fusant le long des gaines musculaires, étendait de & proche en proche le processus de destruction des tissus, qui ds finissait par envahir un membre tout entier. Les observations *
3 de Tiékuy, une blessure assez bénigne, à quelques centimètres au + dessus du coude droit. La. flèche était franchement empoisonnée et Je blessé présente des symptômes d'empoisonnement rapide et grave. : La plaie paraît insignifiänte. et semble devoir guérir rapi- - dement. 5 à 6 jours après, la face antérieure du bras, était un
# foyer de suppuration depuis la partie supérieure du biceps j jusqu'au ï
pli du coude et par les incisions faite pour draîner le membre, on
peut extraire des lambeaux de tissu sphacélé de près. de dix centi-
| à Blessé vers le milieu de mars, ce sous-oflicier n a pu nie son service qu'à la fin de juin, malgré un peu de gêne fonction nelle persistante ».
mètres de long. | ee
e | Observation il. — « Medtlour N.., blessé à Youkovo, le 23 décembre 1915. Ce tirailleur reçoit une flèche qui pénètre très
: profondément dans le deltoïde droit. Le blessé ne présente au début aucun Rhin faisant penser à unempoisonnementgrave. La plaie, bien qu'assez profonde, ne nôus donne pendant les deux
premiers jours aucune inquiétude. Au 3° jour, le malade est pris brusquement de symptômes alarmants : hyperthermie, troubles : gastro-intestinaux, pouls petit et filiforme, qui nous font peer à \
une infection grave.
L'épaule et le bras sont le siège d'un empâtement assez ; étendu :
une zone inflammatoire s'établit autour de la blessure, s'étend à la partie antéro-interne du bras, jusqu au coude et fait penser à la formation d’un phlegmon diffus.
pr L'état; général est tel que nous nous st DES d’un moment à ces E autre à voir disparaître notre malade. Néanmoins, comme il paraît énormément souffrir du membre blessé, nous essayons de le soulager en pratiquant plusieurs incisions profondes. Ces inci-
‘sions ne donnent issue à aucun liquide purulent; un peu de
sérosité louche, de couleur jaune, sort du tissu cellulaire souscutané qui a triplé d'épaisseur et semble être le siège d'une dégénérescence granulo-graisseuse.
L'intervention a soulagé le malade , dont la température baisse presque immédiatement, mais qui conserve cependant un état cRpipral inquiétant. Dans la suite DJ PENReRRIe diminue
Obsrvation He be Soient européen F.., reçoit au | combat |
tique. L'apparition de. bouffissure de la face et d'œdème des
lui une cause de danger.
et la Ad cesse en in dès que s'établit une PR abondante. RO A | red ; En quelques jours, le ie n’est plus qu'une masse informe qui exhale une odeur fétide, infecte. Tous les tissus participent à | une nécrose spéciale, ils s'éliminent par grandes plaques blancjaunâtre, que l’on peut arracher du milieu du liquide purulent. Le bras et l’épaulene sont qu une vaste plaie sur laquelle on rte par intervalles, des bandes étroites de peau noire. Cette situation duré plus d'un mois ; le malade semble fondre en même temps que son bras et il est bientôt d’une maigreur squelet- Su
membres inférieurs s’accompagnant d’albuminurie, nous fait penser à une lésion rénale, assombrissant notre pronostic déjà peu favorable. | ; RES pee M algré tout, le malade résiste; à la période de suppuration, fait. suite une période de cicatrisation. Un tissu fibreux remplace muscles et tissu cellulaire disparus. La plaie se ferme progressivement; le bras et l'épaule sont très atrophiés mais, par contre, l'avant-bras et la main absolument inertes sont le siège d’un volumineux œdème. L'état général paraît vouloir s'améliorer ; ler malade s’alimente et'est moins affaissé. \ Dans les premiers jours d'avril 1916, cet Édane augmente et prend des proportions considérables : J'avant-bras a un aspect éléphantiasique. L'état général étant en même temps redevenu plus mauvais et prenant une allure inquiétante, nous proposons au blessé de le débarrasser de son ont inutile qui devient pour
. La désarticulation de l'épaule est réques et au bout de ‘quelques jours une amélioration notable se produit : les œdèmes disparaissent, le malade débarrassé de son foyer d'infection recouvre la santé; son état général s'améliore de jour en jour. Il est enfin complètement hors de danger.
L’autopsie dn membre amputé nous révèle une dégénérescence fibreuse de tous les tissus du bras. Vaisseaux et nerfs sont atrophiés; plusieurs de ces vaisseaux sont presque ‘entièrement oblitérés. Le coude est transformé en un vrai kyste purulent dans lequel baignent les extrémités osseuses dénudées. Les parties molles de l’avant-bras, muscles et tissu cellulaire, sont le siège d'une dégénérescence granulo-graisseuse, analogue à celle qui avait détruit les tissus de l'épauleet du bras ».