‹ Observations sur l'Iliade d'Homère (volume 2)Chapitre 3 sur 31 · D. VIII · texte numérisé non relu

D. VIII

(4) Voyez les obss. sur le v. 446 da preoMer chant.

fit Tamour avec Junon pendant trois cents ans; et que ce fîit pendant ce temps-là et à Tinsu de leurs parents qu'ils eurent Vulcain (i). Le scholiaste de Théocrite rapporte que Jupiter séduisit Junon en se transformant en coucou (s). Le scholiaste de Venise dît que ce fut dans File de Samos que Jupiter s'unît pour la première fois à Junon (3). Sur cette union clandestine on a débité un grand nombre de fables qui n'appartiennent pas à l'antiquité homérique.

[v. 3o4 — 6.] J*irai les voir pour terminer leurs discordes cruelles ; depuis long-temps ils s'abstiennent d*ky • menée et d'amour : la colère a subjugué leur ame.

Ces trois vers doivent être retranchés selon le scholiaste de Venise , parce qu'ils se trouvent déjà dans le discours de Junon à Vénus (4)» où ils sont beaucoup mieux placés ; car ici Juoon, possédant la ceinture , n'a pas besoin d'alléguer les prétextes qu'elle donnait à Vénus pour l'obtenir (5). Je ne saurais admettre cette raison qui parait suffisante à M. Knight ; une répétition toute seule, et quand il n'y a pas d'autre motif, ne me fera jamais supposer l'interpolation. Je regarde les répétitions comme caractéristiques de la poésie chantée, c'est-à-dire de la poésie d'Homère (6).

[v. 3ï5 — 6.] Non, jamais pour une déesse ou pour

une mortelle , tant d*ardeur dans mon sein répandue n*a

dompté mon ame.

Êpoç, V amour, le d^ir que dans la suite les Attiques écrivirent f pMC par un om^a (7) , n'est ici qu'un sentiment et non point une

(i) Cf. Brav. Sch. U. a', 609.

(9) Idjh XV, V. «4.

(3) Sch. ven. (', 296.

(4) Voy. 1m v. ao5 , ao6y 207 de ce chant.

(5) Sch. ven. (', 3o4, 3o5, 3o6.

(6) y oyez les obss. snr le v. 195 du quatrième cb. de FUiade.

(7) Snr Torthographe dn mot fpoç anx temps homériques, voyes les obas. inr le v. an du dix-huitième ch. de TOd. Cf. Ueynii obss. in lliad. III , 44a.

4o OBSERVATIONS

divinité ; « Les AtUques, dit EasUthe, alongèrent la dernière syllabe, m en écrivant (lp«K) > et les fables populaires ( ol ^i (iSdot ) en firent « undiea porté par des ailes, frappant avec une flèche, et brûlant m avec un flambeau (i). » Tai déjà été dans le cas , à Toocasion de certaines métamorphoses, d'observer que la mythologie d'Homère différait beaucoup de celle adoptée par les modernes (a). En général, on peut remarquer que les sentiments ou les passions ne sont jamais divinisés dans notre poète.

[v. 3x7.] Non, jamais je n^aimai si vivement ni l'épouse d'Ixion...

Ce vers et les dix suivants sont marqués d'un obel dans l'édition de Venise; et voici ce que dit le scholiaste à ce sujet: « Depuis m cet endroit jusqu'à ces mots , ni la glorieut€ Latone , onze vers « doivent être supprimés , parce que cette énumération de noms « est inconvenante, et qu'elle semble bien plutôt faite pour éloi- « gner Junon que pour la captiver. De plus , parce que Jupiter , « impatient de s'unir à son épouse , en cédant au charme puissant « de la ceinture , s'abandonne à de trop longs discours. Aristo- « phane retranche aussi ces onze vers (3). »

Ce jugement est fondé ; il est certain que, malgré les subtilités qu'Eustathe nous a conservées (4) , rien ne parait plus singulier de la part de Jupiter que cette manière d'exprimer son amour en donnant la liste des déesses et des femmes qui lui avaient accordé leurs faveurs. La seule raison spécieuse est celle que donne Heyne, et dont Eustathe ne parle pas ; c'est qu'une telle déclaration d'amour tient à la coutume de ces âges grossiers où il était permis de s'unir à des courtisanes; du moins par là Jupiter pouvait -il exciter l'orgueil de Junon, en lui disant que ses charmes l'emportaient sur ceux de tant de femmes célèbres par leur beauté (5). M. Knight observe en outre que les fables et les noms rapportés

(i) East. p. 988, L iz et la.

(3) Voyez lesobss. sur le v. 14 da premier ch. de TlHade.

(3) Sch. veo. (', 317.

(4) P. 988,1. 36, seqq.

(5) Heyn. obss. io Uiad. X.iy, 317.

SUR LE CHANT XIV. 4i

dans cette nomenclature ne sont point des temps homériques (i). Cette observation est juste.

L'épouse d'Izion, dont il est parlé dans le vers ci -dessus, se nommait Dia; elle était fille de Déîonée, et ce n*est qu'après avoir été violée par Jupiter qu'elle fut unie à Ixion (a). Toute l'histoire d'Ixion, son amour pour Junon, la nue à laquelle Jupiter donne la forme et la ressemblance de son épouse, sont des fables postérieures à Homère.

^^t^^mM^^m^

[y. 319.] Ni la belle Danaê fille d'Âcrise.

Cest cette même Danaê que son père Acrise enferma dans une chambre souterraine, parce qu'un oracle lui avait dit que d'elle naîtrait un fils qui le tuerait ; mais Jupiter parvint à la séduire en se changeant en pluie d'or (3). Je n'ai pas besoin d'avertir que ces sortes d'aventures n'appartiennent point aux temps homériques , et justifient l'observation de M. Rnight (4). U faut en dire autant de la fille de Phcenix , Europe , dont il est fait mention au vers suivant ; j'ai déjà eu occasion d'en parler (5).

[y. 346.] A ces mots, le fils de Saturne prend dans ses bras son auguste épouse.

Platon censure ce passage des amours de Jupiter et de Junon , et celui de VOtfyssée où Démodocus raconte les amours de Mars et de Vénus (6). « Vous semble-t-il, dit Socrate, que cela soit propre « à inspirer beaucoup de continence à un jeune homme qui écoute • de tels récits (7) ? • Platon suppose toujours qu'Homère est l'inventeur de ces fables ; mais , si l'on réfléchit qu'il ne répétait dans ses poèmes que les traditions reçues et les croyances populaires , on cessera de lui en faire un crime. Quant à la manière un peu

(i) Koigfat, net. in II., |', 317.

(a) Cf. brev. sch. II. a', 368, et Ç, 3x7.

(3) Cf. brev. sch. IL, l\ Z19, et Apollod. bib. lib. II, c. 4, J x.

(4) Voyes Ifls obaa. ci-dessus, v. 3x7.

(5) Voyes Us obss. sur le v. 397 da doudèmc ch. de l'Il.

(6) Ody. 6', 266, seqq.

(7) Eeip. Ub. III, t. VI, p. 268-9, bip.

4a OBSERVATIONS

nue dont tes faits sont racontét , eeU Uent encore à la naïveté des âges anciens. Alors la pudeur était plus dans la pensée que dami les mots. Au contraire Virgile, pour peindre une situation semblable , n'emploie que des expressions trèsHnesnrées.

OpCalos dédit amplexus ; placîdoinqae petîvit Coojugû infasus grcmio, per meaibrt toporen (i).

Aulu-Gelle dit que le poète Aoianus, et beaucoup d'autres avec lui, louaient beaucoup Virgile de cette retenue dans une matière aussi délicate ; on ne blâmait que le mot membra qui , selon quelques critiques, paraissait trè»-hasardé(s).

[v. 348.] Le lotos humide de rosée.

Dans Homère il faut distinguer deux espèces de lotos : le loioê berbe, et le lotos arbuste : c'est du premier qu'il est question en cet endroit- ci. Selon Hérodote, le lotos était une espèce de lis: « Lorsque le Nil a pris tout son accroissement, et que les plaines « ressemblent à une mer, dit cet historien, il vient dans l'eau « beaucoup de lis que les Égyptiens nomment lotos (3). » L'abréviateur d'Athénée rapporte que les Égyptiens formaient des couronnes avec une fleur qu'ils nommaient lotos ^ et les habitants de Naucratie, méUlot ((AiXtXwTOY) (4). Au reste, il parait qu'il y a eu plusieurs espèces de loios herbe, et je crois que celui dont il est ici question est la plante nommée U tr^ odoramt, le tnfoUum €enUeum de Linnée (5).

Quant au lotos arbuste, le même Athénée en donne la description ; c'est un arbrisseau rude , épineux, qui porte un fruit rouge , et delà grosseur d'une olive (6). C'est celui dont il est question au neuvième de XOdjrssée et dont le fruit servait de nourriture aux Lotophages (7}. Hérodote distingue aussi ce lotos du htos herbe.

(x) JEn. YIII , 4o5.

(9) Noct. Att. Hb. IX, c. 10.

(3) Herod. Ub. U, $ 93.

(4) Athen. delpn., epit. III, c. i, p. 78, A.

(5) Voyez le diet. d'Hist. natnr. sa mot Lotos.

(6) Athen. deipn., XIV, c. x8, p. 65x, D. £.

(7) Ody. i', 94,uqq.

U dît «{lie ton finît ett à peu près gros conHae oelaî du leotiaque, cC anuî doux que iet daites (i). Les oatuitdistes modernes pensent que c'est une espèce de jujmUer; ils désignent méoM une certaine plante sous le nom étjujtMer des Loiopkag^ (a).

^mt^^^mi^mf^

[y. 376 — 7.] Que rhomme Taillant qui sur ses épaules porte un ëcu trop léger le remette au soldat moins vigoureux et se couvre d'un plus large bouclier.

Le scholiaste de Venise dit que ces deux vers doivent être supprimés , parce qu'il est ridicule de prendre une armure plus grande que celle qui s'adapte à la taille , et qui dès lors gênerait un guerrier, plutôt qu'elle ne lui serait utile (3). Heyne aurait souhaité qœ la probabilité de Fînterpolation eût été fondée sur une raison plus forte (4). Je suis tout-à-fait du même avis. Il faut observer qu'ici il n'est question que du bouclier, et non point de la cuirasse. On conçoit très-bien qu'un guerrier courageux , ne craignant pas de s'exposer au péril , ne prenne qu'un petit bouclier comme pins facile à porter. Ce que Neptune conseille ici est une mesure de prudence trop négligée alors par des héros dont la valeur était utile à Tarmée. le suis étonné que Wolf ait approuvé les raisons du scholiaste , en renfermant ces vers entre deux parenthèses. Knight les supprime aussi.

[▼• 394 — ^4oo.] Ainsi ne mugissent point les vagues de rOcéan...

Toutes ces comparaisons réunies me semblent d'un effet admirable. Je crois qu'il n'est pas possible de porter plus loin Tharmonie imitative. On entend à la fois le mugissement des vagues , le fracas d'un incendie et le sifflement des tempêtes. Nous avons déjà vn au seccmd chant une suite de comparaisons non moins belles (5).

(1) Herod. IV, g 177.

(a) Toy. le dîct. d^Hist. nat. k ce mot.

(3) Sch. ven. |', 376, 377.

(4) Heynii obM. in Ilîad. XIV, 376, 377.

(5) Yoyes les obaerv.sm' le v. 455 da lecond chant.

Cependant , comme notre goût sévère repousse cette accamalation d'images. Pope cherche à justifier ce passage par Fexemple de Virgile , qui parait avoir voulu l'imiter dans ces vers des Géorgiques (i) :

Frigidus ut quondam sylvis immarmurat Auster, Ut mare solUcttum stridet refluentibus undis, .Cstuat ut clausis rapidus foraadbus ignis (a).

Il est aisé de voir combien Homère est plus riche, plus abondant quand il s'agit de peindre des effets produits par les différents phénomènes de la nature.

Il faut observer aussi que dans Virgile la marche des idées n'est pas la même que dans Homère; le poète latin commence par le souffle des vents, ensuite le bruit des vagues, et enfin celui d'une fournaise ardente : peut-être avait-il sous les yeux l'édition de Zénodote , qui établissait ce même ordre dans les comparaisons cidessus, parce que c'est le vent qui produit le soulèvement des flots et l'impétuosité de l'incendie (3). Cette critique est froide et puérile. Homère, dominé par son imagination , présente au hasard tout ce qui peut donner l'idée des cris que poussent les deux armées, sans vouloir établir aucune liaison entre les objets qui servent aux comparaisons. Mais je ne serais pas surpris que ce calctd ne fût entré pour quelque chose dans la composition de Virgile, qui excelle dans tout ce qui exige de l'exactitude et du travaiL

Knight supprime le v. Sgi : « En venant au secours, l'un des «Grecs, l'autre des Troyens. » Hector dus 9 dit-il, non auxiliator Trojanorum eraf(4). En retranchant ce vers le récit est plus rapide.

[v. 433 — 40 TAais lorsqu'ils touchent aux bords du fleuve limpide, du Xanthe sinueux, qu*engendra Finunortel Jupiter.

Mot à mot : lorsqu'ils arrivent au guâduJUuve qui coule paisiMemeni, Le Xanthe, ou Scamandre, était guéable, même assez loin de sa

(i) Homer's Ilia. tninslat by Pope Bo. XIV, v. 457. (a) Georg. IV, a6i.

(3) Cf.Scfa. Ven. (', 394.

(4) Knig. not. in II. (', 391.

source , produite pu* deux fontaines dont parle Homère au vingt» deuxième chant M. le Chevalier dit que ce petit fleuve, formé par les deux fontaines, a environ douze pieds de largeur et trois de profondeur (i). Hérodote raconte que Tarmée de Xerxès le mit à sec pour se désaltérer (3). Tout cela prouve qu'il était d*un gué facile ; il fallait le traverser pour se rendre de la ville au camp des Grecs.

A l'occasion de cette épithète ^trnitç, donnée ici au fleuve, le comte Cboiseul-GoufEer a fort bien prouvé qu'elle ne devait pas s'entendre des tournoiements de l'eau produits par des gouffres , parce que le Xanthe ou Scamandre avait un cours très-paisible, mais qu'on devait l'expliquer par la sinuosité de ses rives (3).

[y. 437*] U vomit un sang noir.

Ueyne compare cet hémistiche à ce passage de Virgile :

Volvitur ille vomens calidum de pectore flumea Frigidus (4)-

n faut remarquer cette expression hardie du poète latin : vomens eaCdum/liimen, «en vomissant un fleuve chaud.» Lucrèce a employé une image plus exacte et non moins poétique, en disant :

Sanguinis exptrans calidum de pectore flumen (5).

On doit observer aussi dans Virgile l'opposition des mots calidum et frigidus. Ces sortes d'antithèses ne se rencontrent pas dans Homère.

[^- 499 — 5oo.] Alors, Fenlevant comme la tête d'un pavot, il s'adresse auxTroyens, et, fier de son triomphe, il s ecne.

Aristarque supprimait le vers 5oo. Dans ce cas le sens est simplement : « celui-ci dit, en l'enlevant comme une tête de pavot. »

(i) Voyage de la Troade, t. H, p. 194, 3' éd. (a) Herod.VII, $ 49-

(3) Voyaga Pittores. de la Gr., t. II , p. «68, n. x.

(4) JEn. IX, 414» et Heynii not. ad h. t.

(5) Lncret. H, 354.

D'antres, au contraire, poar conserver levers 5oo, supposent que le mot ^îi^ne vient point dn verbe fénaXf éUre, mais que c'est ici une conjonction synonyme de àç , comme, et alors on doit écrire de cette manière :

ô^i, ^ xM^iiav ivaoxMv,

iriçpoi^i Tt TpMiovt , X. T. X. (i).

Heyne et Knight sont de Tavis d*Aristarque, c'est-à-dire qu'ils croient devoir retrancher le vers 5oo. Je pense qu'ils ont raison. Jamab Homère n'a employé le mot fn pour synonyme de mç, comme (a), qui est ici sous^ntendu tout naturellement.

Quelques critiques pensent aussi que le mot xv^tiavi qui signifie réellement une tête de pavot, est là pour la tête même d'Ilionée (3). En effet, selon Julius Pollux, les poètes nommaient la tête d'un homme, x«*^itdi, en le dérivant de la iête du pe»oi (4). Je ne croîs point qu'Homère ait pris x«*^tiav en ce sens, parce qu'il n'employait jamais les mots que dans leur acception la plus directe. Lycophron, dont le style n'a point d'analogie avec celui d'Homère , a pris xtt^ita pour une tête d'homme (5).

[y. 5o8.] DiteMnoi) maintenant, ô Muses habitantes de l'Olympe.

A l'occasion d'une invocation semblable dans Virgile :

Vos, o Calliope, precor, adspirate caneiiti (6),

voici quelles sont les réflexions de Heyne : « Ici l'invocation aux « Muses a pour objet de porter l'attention sur Tumus, qui mainm tenant va s'illustrer par ses exploits. Cette manière ne doit point • être regardée comme empruntée à Homère; car il faut observer, « relativement à cet auteur , que ce qu'il raconte ne semble point

(i) Sch. Tsa., (', 499*

(a) Heyn. chts. in Uiad. XIV, 499.

(3) BreT. Sch. II. (', 499-

(4) Onomast. lib. 11,$ 38. Cf. Apollon, lexlc. ad y. KÛ^itav Esychii Irjc. ad e. ▼., etc.

(5) Alexand. v. 37.

(6) JEn. IX, 5a5.

> nattre de l'inuigiDation du poète, mais de quelque ancienne re.

• nommée que les Muses seules peuvent lui rappeler. Dans Virgile ,

• au contraire , on voit évidemment que ce qu'il dit ne peut être « considéré qite comme une formule poétique ou un artifice de la « composition (i). » Ces observations sont remplies de sens; elles confirment ce que j'ai dit si souvent, que les poèmes sont bien plutôt l'histoire des siècles passés qu'une fiction imaginée à plaisir. On peut consulter aussi les observations relatives à l'invocation qui précède le catalogue (a).

Remarquons en passant que les noms des Muses étaient inconnus du temps d'Homère, et qu'ainsi le nom de CalUope^ dans Virgile, appartient à une mythologie plus récente.

[▼. 517.] Et l*airain pénétrant déchira les entrailles.

Mot à mot : « l'airain puise à travers les entrailles en les déchirant. » Il faut sous-entendre le mot sang. Le verbe à^oaity signifie puiser^ en latin haurire; ainsi dans V Odyssée le poète dit :

olvov h* àjAf t90piû<rtv di^90tv (3).

• Elle puise le vin dans les amphores. » Virgile a employé la même image:

Jam flamme tulerint , inimicas et hauserit ensis (4).

Et au dixième livre :

huic gladio , perque créa suta

Per tunicam squalentem aura latus haurit apertum (5).

(i) Heyn. not. ad h. v.

(s) V. 484 da second ch.

(3) Ody. C, 379.

(5) JEn. X, 3i3.

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