‹ Observations sur l'Iliade d'Homère (volume 2)Chapitre 8 sur 31 · SUR LE DIX-SEPTIEME CHANT · texte numérisé non relu

SUR LE DIX-SEPTIEME CHANT

DE LILIADE.

[▼. 3a.] L'insensé ne juge que rérènement.

J'ai déjà fait remarquer combien notre poète était énergique et précis quand il exprimait ces pensées générales qui renferment un grand sens (i). Que Ton compare cette rédaction avec celle d'Euf ripide qui a voulu rendre une pensée analogue ; « vos bons senti-

• ments sont tardifs, vous qui jadis avez honteusement quitté votre « palais (a). » Ainsi Hélène ne se repentit qu'après les malheurs qui furent la suite de sa faute. Suidas rapporte ce passage d'Homère pour expliquer le proverbe : « le pécheur blessé devient sage (3). > L'auteur des Œuvres et des Jours a dit avec autant de concision qu'Homère :

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• L'insensé s'instruit parce qu'il souffre. » Cest le même vers qu'Homère; il n'y a qu'un mot de changé. J'ai souvent observé' que le poème des Œuvres et des Jours appartenait à Fantiquité homérique, mais non la Théogonie ni le Bouclier d'Hercule (5). Tite-Live fait dire à Fabius que l'événement est le maître des sots. Stukorum iste [eventus] magister est (6).

(i) Voyes les obM. lur le ▼. 943 da XU' chant de m. (a) Orest. 9g.

(3) Ad ▼. àXuu«.

(4) Op. et Di. ai6« éd. Gaisf.

(5) Voy. entre satret les Observ. sur le» vers 180 et 460 da premier, 7S3 da lecond, et 54 da troiiîème chant de rilîade.

(6) Tite-Uv., lih. XXU, $ 3g.

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