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(6) Voy.les observ. sur le v. 176 do cinqniènie ehint.
/|o4 OBSERVATIONS
y. 667.] Lorsque ce héros prit la superbe Scyros, ville crÉnyëe.
Pausanias loue Homère d'avoir peint Achille prenant Scyn», et non point y passant sa vie au milieu de jeitnes filles (t). Je ne crois pas que ce soit là un sujet d'éloges : si Homère n'a pas parlé de cette aventure, c'est qu'elle n'était pas connue de son temps, comme je l'ai déjà observé (s). Une scholie du manuscrit de Pierre Victor, citée par Bamès(3) , dit positivement en parlant de Scyros: • C'est là que les poètes modernes [ot vtûrtpci] prétendent qu^A- « chille se déguisa en jeune fille. » La preuve évidente, comme l'observe Heyne avec beaucoup de raison (4)* qu'Achille n'était point à Scyros quand on décida l'expédition contre Troie , c'est qu'en deux endroits de l'Uiade il est rapporté que ce héros quitta la maison de son père pour se rendre auprès d'Agamemnon (5). Il faut aussi remarquer qu'Homère nomme le roi de Scyros Étirée et non point Ljrcomède. Ainsi il n'y a pas de doute que toute l'histoire d'Achille racontée par Stace ne soit postérieure aux siècle» homériques. Ce qui me semble plus probable est la conjecture formée par cette même scholie victçrienne^ qu'Achille' prit Scyros quand on rassemblait l'armée en Aulide (f>).
[v. 68S — 9.] Telles sont ses paroles : ceux qui m'ont suivi te diront les mêmes choses , Ajax et ces deux hérauts pleins de sagesse.
Le vers 688 et les quatre suivants sont marqués d'un obel dans l'édition de Venise, plusieurs scholies s'y rapportent. L'une dit que ces vers doivent être retranchés , parce que les pensées en sont modernes , le style prosaïque , qu'il n'est pas dans le caractère des anciens héros de n'en être pas cru sur parole, et d'invoquer ainsi des témoignages étrangers ; une autre nous apprend
(i) Pai^aan., lib. I, c. aa.
(a) Voyez les observ. sur le v. f da premier chant.
(3) lliad. t', 664, éd. Bam.
(4) Heyn.Obaerv. in lliad. IX, 664.
(5) Cf. U.i', a53;V, 765.
(6) niad. t', 664 éd. Barn.
SUR LE CHANT IX. 4o5
«|u*ArîstophaDe supprimait les cinq vers , et Zénodote le dernier seulement; une autre que Zénodote n'écrivait pas le premier vers 688, mais qu'Aristophane et Aristarque les retranchaient tous (i). Heyne aurait désiré qu'on nous apprit si quelques anciens manuscrits justifiaient ces retranchements (a). M. Knight les approuve sans hésiter (3). Je crois aussi que ces vers ont été interpolés. J'observerai même à ce siiget que ces mots : ^ ^^«t', il a dU ainsi» ne sont pas une tournure que le poète emploie quand il fait rapporter à un personnage les paroles d'un autre; il ne se sert de cette formule que lorsqu'il rapporte le discours d'un de ses personnages' et que lui-même reprend ensuite la narration (4). Cette observation, à la vérité, ne peut convenir qu'aux deux premiers vers, et c'étaient aussi les deux seuls que retranchait Bentley (5); quant aux trois suivants, ils pourraient bien n'être qu'une mauvaise répétition des vers ^^y, 4^8 et 4319 qu'Achille adresse à Phénix. Il est sûr que le discours d'Ulysse y gagnerait beaucoup s'il finissait la phrase au vers 687 , à ces mots de la traduction : • Le bras puissant de > Jupiter le protège , et les Troyens sont pleins de confiance. •
[y. 693-*-4.] Ainsi parle Ulysse; tous à ce discours restent muets de surprise , car sa réponse fut terrible.
Voici un cas où les mots ô»c f^aro, cest ainsi qu'il parla, sont placés convenablement, parce qu'Ulysse vient de terminer son discours. Cette répétition de la même tournure à cinq vers de distance me semble être encore un motif de supposer l'interpolation des vers précédents (6). Le vers 694 est marqué d'un obéi dans l'édition de Venise , parce que , selon la scholie qui s'y rap-
( i) Cf. Schol. Yen. i', 684.
(a) Heyn. Observ. in Iliad. IX, 684.
(3) Knight, not. in Iliad. i', 688'^a.
(4) On ne peut pas m*oppo8er Texemple d'UlysM ionqu*il ncoote ses âTenmres, parce qa*aloTS le héros est entièrement substitué au poète , il en £ùt roffice, c'est le véritable âoi^oç.
(5) Heyn. Observ. 1. c.
i6) Vovex les observ. ci-dessuA t. 688.
6o4 OBSERVATIONS
porte, il connenl mieux après le diaconn d'Achille (i). S^énodote el Aristophane le supprinaient (s). Wolf adopte celle suppression puisqu'il a renfemé ce vers entre deux parenthèses; Knight est entièrùnent du l éie avis (3). Je pense arec Beyne que ce vers peut fort hien rester, et que ces sortes de répétitions sont lout-èfiut dans la aMitticre homérique (4).
(i^ Iliad. t', 43o feqq.
(9) Sch. Yen. t', 690.
(3) Knight, II. i», 494.
(4) Heyn. ObM. in Iliad. IX, 690.
SUR LE DIXIÈIftE CHANT