ORDRES
du jour du général comte de Wréde, datés du 18 et du ÎÇ Août 1312.
Les régiments , bataillons , batteries et détachements , qui ont pris part aux combats d'hier et d'avant - hier , ont combattu avec tant de bravoure et de fermeté, et ont tellement établi de nouveau l'honneur des armes bavaroises, en repoussant les attaques réitérées d'un ennemi supérieur en nombre, qu'il est un devoir bien agréable pour moi de témoigner mon entière satisfaction à M. M. les généraux, officiers de l'état-major, officiers supérieurs, sous - officiers et soldats en général , et principalement à M.' M. le général -major de Vincenti, le général -major Comte Becker, le colonel Comte Spauer, le Baron Habermann , de Deroy, le lieutenant- colonel Comte Buttler , de Mann, de Bach, et les commandans des batteries, capitaine Gotthard et baron de Gravenreuth.
Je me ferai un plaisir de rendre compte au roi des exploits de tous ces braves. Les régiments et les bataillons doivent en conséquence me donner un état de leur perte totale en morts et en blessés ,
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et me désigner les braves, qui ont mérité une récompense ou un éloge particulier.
Je me trouve également dans le cas de témoigner toute ma satisfaction aux médecins et chirurgiens, qui non seulement ont mis le plus grand zèle et la plus grande activité à secourir les blessés , mais qui même se sont exposés à des dangers personnels.
Le commandant - général , Wréde.
La journée d'hier qui dans les fastes de l'histoire de la guerre marquera honorablement pour l'armée bavaroise, mais dans laquelle malheureusement le 1er corps d'armée a perdu pour long -temps son brave et digne chef, me met dans le cas de prendre, conformément aux intentions de M. le général en chef, le commandement de la îgcme et de la 20^me division.
Soldats de la igème division! avec la meilleure volonté et les plus grands efforts, j'aurais peine à être ce qu'était pour vous votre général d'infanterie , de Deroy, qui est grièvement blessé. Il était votre général , votre père : il vivait avec vous comme avec sa famille. Je m'efforcerai d'être de même avec vous, et quelque difficile que cela soit, de suivre l'exemple de ce brave général. Donnez moi votre confiance ; vous avez la mienne : je partagerai avec vous les dangers et les fatigues de la guerre, comme avec les troupes que j'ai eu jusqu'ici l'honneur de commander.
Le commandant -général
Wréde.
22 Ordres.
Dans un 5cme ordre du jour, publié le 24 au quartier -général de Polotslt, le général Wréde annonce aux troupes que le général d'infanterie Deroy est mort de ses blessures le 23 , et le généralmajor Siebein dans la matinée du 24.
VEmpêreur Napoléon au général Comte de Deroy.
jVlonsîeur le général de division Comte Deroy, je vous fais cette lettre pour vous témoigner toute ma satisfaction de la belle conduite que vous avez tenue au combat de Polotzk et le regret que j'ai de vous savoir blessé. Je veux moi même vous apprendre que je vous ai nommé comte de l'empire et vous ai accordé une dotation de trente mille francs transmisible à vos enfans : et voulant vous rassurer sur le sort de votre famille , je vous fais passer un brevet de six mille francs de pension pour la -Comtesse Deroy. Cette lettre n'étant à autre fin , je prie Dieu qu'il vous ait, Monsieur le général Comte Deroy, en sa sainte garde.
Ecrite à Slavkowo le 2T Août 1812.
signé: Napoléon.
Le général comte de Wréde à son altesse serenissime
le Prince de JSeufchatel et Wagram, Vice-Connétable
et major - général de la grande armée.
Daniélowitsche le 30 Octobre 18!2»
Monseigneur! ;
Monsieur le, maréchal comte de St. Cyr ne pouvant pas vaquer aux soins du commandement actif du 2énae et 6^me corps , et m'ayant remis , en date du 23 de ce mois -ci, le commandement en chef du 6®me corps jusqu'au rétablissement de sa santé , il est de mon devoir de rendre compte à votre Altesse Serénissime des mouvemens que le corps a faits depuis cet époque.
Pour être plus clair dans mon rapport, je dois revenir jusqu'au 18. Votre Altesse Serénissime saura ce qui s' est passé jusqu'à cette époque en avant de Polotsk ; et j'ai lieu de croire qu'elle sera satisfaite , d'après les rapports qui doivent lui être parvenus, sur la conduite que les cadres du 6era(5 corps ont tenue jusqu'à l'évacuation de Polotsk.
Le 1Ç. vers le soir , le corps du général Stengel , qui avait passé la Duna prés de Drouia, et la Disna près de la ville du même nom, et l'Uschaz près de Bononia, a gagné tant de terrain dans le défilé , qui conduit de Bononia au petit Polotsk, qu'il était à quatre heures du soir sur le point de déboucher sur les derrières des 2cme et