III.-^Gas
Augustin Kramer, caporal au 40.^ bataillon de milice, âgé de 32 ans, dune constitution assez forte et d'un tempérament nervoso-lymphatique, entre le i.^ juillet 1817 a Thôpital avec tous les symptômes d'une diarrhée catarrhale qui existait déjà depuis onze jours : on lui administre une infusion de fleurs de sureau avec Tacétate d'ammoniaque et quelques grains d'ipécacuanha afin de porter à la peau et de rétablir la détermination des fluides vers la surface du corps; le malade transpire légèrement. — Le 2 , la diarrhée est moins forte; mais il va pjrexie très-marquée, mal de tête considérable , et le pouls est fortpetit et très - fréquent : j'administre une légère infusion de rhubarbe avec quelques grains d'ipécacuanha et une once de sirop de diacode. — Le 3, la diarrhée cesse totalement ; mais le malade est atteint d'une prostration générale des forces, la langue est sèche et noirâtre, la peau aride et brûlante ; il y a soif intense et délire ; je lui prescris une forte décoction de quinquina de huit onces avec quelques gros d acétate d ammofiiaque e|; (J extrait de saule ; et pour boissoii je
lui fais donner du bon vin rouge coupé avec une infusion de gentiane. — Le 4,iiiemes symptômes, mêmes remèdes ; mais cojnme la diarrhée revient , je fais ajouler à la potion précédente vingt goûtes de laudanum. — Le 5, amélioration marquée, langue moins sèche, peau humide; mais le pouls est petit et faible, et la diarrhée continue : je lui fais prendre une forte décoction de quinquina de huit onces avec une once de teinture de cachou , un demi gros de laudanum et un gros d'éther ; et pour boisson le malade prend du vin rouge pur. — Le 6, apyrexie parfaite ; la diarrhée cesse entièrement , le pouls se dévellope , l'appétit commence, enfin il y a un changement en mieux remarquable : la potion du 5 est continuée , et le malade commence à faire usage des bouillons restaurans , des œufs et du riz. — -Le 7, je lui prescris un électuaire composé de trois gros de quiquina rouge , un gros d'aeorus odorant, deux gros d'extrait de chardon bénit et quantité suffisante de sirop décorée d'orange : le malade en prend toutes les quatre heures une cuillerée à café. — Le 8, iî y a convalescence assurée ; l'électuaire est continué avec un régime analeptique ; le malade commence à manger de la viande fraiche.— Le 5, il est sorti guéri de rhôpital.