IV.""* Cas
. Jean Monti ^ flaiiqueur du régiment Suisse n.* 32, âgé de 24 ans , d'une constitution faible et d*un tempérament lymphatique, ayant été détenu pendant deux mois dans une prison sale y obscure et peu aërée, se plaint le i." juillet, dernier de frissons entremêlés de chaleur, de céphalalgie , de lassitude dans les extrémités , d'ano^ rexie , de nausées ; la langue est chargée d'un enduit muqueux blanchâtre ; le pouls est petit et fréquent ; il y a tous les indices dune fièvre gastrique : il entre dans cet état le 2 à Thôpital : un officier de santé de 2.°"* classe lui fait prendre Bn émétique. Le 3 et le 4 ? les mêmes sym tomes continuent avec diminution du mal de tête ; une infusion de camomille avec un peu de rhubarbe est admintstrée. — Le 5 , la fièvre est plus intense ; la peau est sèche et brûlante; la langue est tremblotante en la tirant : l'infusion de camomilleest continuée. — Le 6,les symptômes sont plus violens ; le malade est tourmenté d'un soif ardente : il prend une infusion amère éthérée et du thé en boisson. — Le 7 , la fièvre adynamique se dévoile par une prostration générale des forces; soif inextinguible , pouls petit, déprimé et très fréquent, langue, dents et gencives
fuligineuses , délire , difliculté de respirer , son- Lressauts des tendons, dëcubitus , etc. : je fais administrer au malade une forte décoction de quinquina de huit onces avec trois gros d'extrait de chardon bénit et un gros d etlier , et je lui fais donner pour boisson huit à dix onces de vin rouge dont il prend quelques cuillerées à tout moment. — Le 8, il y a diminution marquée des symptômes adynamiques : la potion et la boisson de la veille sont répétées. Le 9, apyrexie; la peau est humide; la lange nest plus sèche et se nettoyé ; le pouls se développe ; l'appétit commence ; enfin il y a l'amélioration la plus prononcée :1e malade prend toutes les 4 heures une cuillerée à café d'un électuaire composé avec une demi once de quinquina rouge , quelques gros de racine d'année et d'extrait de chardon bénit, et quantité suffisante de sirop d'écorce d'orange ; en même tems il est soumis à un ré-^ gime fortifiant. — Le 10, le 1 1 et le 12, il continue les mêmes remèdes et le régime. — Le i3 , il est en parfaite convalescence. — Le 20 , la guérison est assurée.