X."^^ Cas
Benedict Sogandi^ sergeant major du régiment suisse n." 32, âgé de 33 ans, d'une constitution robuste et d'un tempérament bilioso -lymphatique , est tourmenté depuis long-tems des chagrins cuissans, suscité parla perte d'une lieutenance qu'il avait dans la garde royale d'Italie sous
ie piiiice Eugène de Beauliarnais; cet individu entre le 26 juillet 1817 , à rijopitalavec tous les symptômes d'une fièvre gastrique dont il est accable depuis cinq jours : rémétique lui est donné. Le 27 , le 28 et 29, une diète sévère et une légère infusion de camomille sonl prescrites au malade, et il prend du thé en boisson. Le 3o, la fièvre adjnamique se manifeste par une prostration générale des forces ; la langue est sèche et noirâtre ,' soif ardente, assoupissement, délire, difïiculléde respirer, éblouissement de la vue , etc. , une forte décoction d'écorce du pérou avec une infusion de valériane élherée est administrée au malade, et pour boisson on lui donne du vin largement. — Le I août, il y a diminution de la fièvre avec surdité: mêmes médicamens ; même boisson. — Le 2, apyrexie, remission remarquable de tous les symptômes morbeux. — Le 3 , continuation en mieux. Le malade fait usage dVm électuaire de quinquina avec la valériane et fextrait de chardon bénit, et suit un régime analeptique. — Le 4 , la convalescence est assurée. — Le 8, Thomme est parfaitement rétabli et sort de Thôpital. XL'"*' Cas.
Joseph Bûcher, soldat au régiment suisse 11.° 32, âgé d€ 19 ans, dune constitution faible et
d\in tempërament nerveux , après avoir essuyé , pendant une vingtaine de jours, un très-fort embarras gastrique , contre lequel on lui a donné rémétique et quelques remèdes appropries, vient sous mon traitement, le 3 1 juillet 1817, avec prostration générale des forces, la langue sèche et noirâtre, soif ardente, délire continuel, pouls petit et très-fréquent , peau brûlante et aride , jeux chassieux, enfin avec tous les indices dune fièvre adjnamique très-décidée : le malade fait usage d'une bonne infusion de valériane avec l'extrait de quinquina et Téther; et du vin pur en boisson. Le I et le 3 août, la maladie est presqu au même point : continuation des mêmes remèdes. — Le 3 au matin, diminution marquée de la fièvre ; la langue s'humecte , la peau est humide , le délire cesse , la physionomie seule du malade annonce le changement le plus favorable : une décoction d'écorce du pérou éthérée est administrée. Le soir, il y a encore une légère exacerbation de la fièvre. — Le 4i apyrexie parfaite, le malade demande à manger , un électuaire de quinquina jaune avec la valériane et l'extrait de chardon bénitest donné, et un régime fortifiant est suivi. — Le 6, la convalescence est assurée. — Le 11, rkaiîiame est très-bien gwëri et retourne à son régiment.
( 3i ) XII.'^'^ Cas.
Jean Len grain ^ marinier suédois, âgé de 32 ans, d'une constitution faible , d'un tempérament nerveux , ayant été détenu pendant quelques mois dans une prison sale et mal-aérée , se plaint le 4 août d'un embarras gastrique avec un malaise général. — Le 5 , des accès irréguliers de fièvre se font sentir : il ne prend aucun médicament jusqu'au lo; alors il entre à l'bôpital, sa langue est sèche et noirâtre, son pouls est petit et trèsfréquent, sa peau est aride et brûlante ; il est accablé d'une soif ardente, dune faiblesse générale avec délire et terreur panique : il prend du yin pur en boisson et une décoction saturée de quinquina avec la valériane et l'éther. — Le 1 1, la langue et la peau sont humides , le délire est fini , et il y a une remission des symptômes adynamiques comme par enchantement : les mêmes remèdes du lu sont continués. - — Le 12 et le i3, continuation en mieux; disparation parfaite de tous les symptômes morbeux : un .électuaire de quinquina avec Tacorus odorant et l'extrait de chardon bénit est administré au malade, et il est soumis à un régime confortant. — Le 20, ce marinier est sorti totalement rétabli.